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Histoire 07 juin 2020, 14:00

Coupe de France 1980 : Le sacre

Coupe de France 1980 : Le sacre
Nous terminons notre série rétro dans la capitale, plus précisément au Parc des Princes, pour une rencontre inattendue contre une équipe de deuxième division : Orléans.

La finale de la 63e édition de la Coupe de France se joue le 7 juin 1980 face à plus de 46 000 spectateurs. 4 jours plus tôt, l’AS Monaco venait à bout de Montpellier sur un score final de 6 à 3 après deux matches particulièrement ouverts. C’est donc à Paris que Gérard Banide et son équipe vont affronter l’US Orléans de Bruno Germain. Particularité de ce groupe, Jacky Lemée agis sur et en dehors du terrain. En effet, c’est le seul entraineur-joueur du championnat professionnel français. Connu pour sa polyvalence, il deviendra le 3e joueur le plus capé de l’USO (235 matches). Après avoir effacé le Paris FC en 1/2, les jaunes et rouges sont soutenus par des milliers d’Orléanais.

La finale est lancée

Mr Konrath siffle le coup d’envoi d’une partie prometteuse. Quelques minutes suffisent pour que les asémistes prennent en main le match. A la 7e minute, contre de Monaco avec un départ flamboyant d’Emon sur l’aile gauche qui centre pour Dalger. Le joueur aux plus de 300 matches avec l’AS Monaco frappe, son tir est dévié par le défenseur adverse Roger Marette, et fini au fond des filets. Les Rouge et Blanc prennent l’avantage.
Malheureusement celui-ci ne durera que 20 minutes, avant que Roger Marette n’efface son erreur en égalisant. Arrivé en 79 à Orléans, il marque ce jour-là l’un de ses 13 buts au club. Le Marseillais Jean-Luc Ettori ne peut rien faire sur ce tir à bout portant. Un partout à la mi-temps.

L’avantage aux assémistes

Dès la reprise de la seconde période, les Orléanais sont en difficulté. A la 48e, Vitalis déboule sur la droite avant de centrer au second poteau, Emon est bien placé et reprend cette offrande… L’AS Monaco prend l’avantage dans cette partie ! Quelques minutes plus tard, Onnis obtient un coup franc aux 16 mètres. Légèrement décalé sur la gauche il envoie un tir brossé qui ne laisse aucune chance au portier adverse. Le double buteur du tour précédent s’illustre une fois de plus dans la compétition.
75e minute, Orléans joue un corner. La balle est disputée dans la surface avant de finir dans les filets. Mais le but est refusé pour hors-jeu ! Le double changement à la fin du match n’y changera rien, Orléans a pourtant bien résisté. 3-1 pour l’AS Monaco au terme de cette partie, qui décroche le fameux trophée !

Et la suite ?

Cette saison, l’AS Monaco termine au pied du podium de Ligue 1 (4e). Les Orléanais terminent eux à la 11e place de Ligue 2.
Après 1960 et 1963, c’est la 3e fois que les Rouge et Blanc soulèvent la coupe. Ettori, Moizan, Gardon et Vitalis sont les quatre joueurs à avoir joués tous les matches de la compétition. Emon et Onnis en sont les deux meilleurs buteurs. Ces deux-là marqueront d’une empreinte indélébile leur passage dans l’histoire du club Princier.
La décennie suivante, l’AS Monaco sera finaliste de la Coupe de France 1984, avant de la remporter en 1985. Le groupe sera sacré deux fois Champion de France, et terminera trois autres fois sur le podium.

Plus tard, Didier Christophe déclarera : “La grande réussite de Gérard Banide c’est d’avoir assuré la complémentarité entre les anciens et les jeunes.”
Message que Banide validera en annonçant : “Je disposais d’un effectif d’une richesse inouïe. C’était alors un véritable casse tête que de former l’équipe, d’autant que derrière, les jeunes poussaient avec leur flamme. »

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