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Interview 31 mars 2020, 16:46

From home avec Giulian Biancone

From home avec Giulian Biancone
Depuis chez lui, le défenseur de l'AS Monaco prêté à Bruges, Giulian Biancone, 20 ans aujourd'hui, revient sur son parcours et son expérience au Cercle où il réalise jusque-là une saison pleine.

Natif de Fréjus, Giulian Biancone est arrivé à l’AS Monaco à l’âge de 15 ans. Après avoir fait ses classes à l’Academy, le défenseur latéral, qui fête aujourd’hui ses 20 ans, a disputé ses premiers matchs en pro avec Thierry Henry, avant de finir la saison avec la réserve en N2. Depuis cet été, il poursuit au Cercle Bruges son apprentissage du plus haut niveau. Retour sur son parcours dans cette interview :

Bonjour Giulian. Comment vas-tu et comment vis-tu cette période ?

Je vais très bien merci. Je suis avec ma famille. On en profite pour passer du temps en faisant des activités tout au long de la journée.
Le Cercle Brugge nous a fait parvenir un programme préparé par le préparateur physique. Mon frère qui est coach sportif m’aide à suivre ce programme à la lettre. Je dois effectuer du cardio, des exercices de musculation (poids du corps et machines) etc… C’est vraiment un bon programme ! Et à côté de ça j’adopte une très bonne hygiène de vie, stable et cohérente avec mon activité. Le club nous a également envoyé un programme de nutrition à suivre durant cette période.

Depuis cet été tu évolues au Cercle Brugge afin de poursuivre ta progression en Jupiler Pro League, la 1ère division belge. Comment vis-tu cette expérience ?

C’est une opportunité que l’on avait discutée avec les dirigeants, pour ma progression. J’y étais préparé. Le Cercle est une équipe historique du championnat belge avec une identité forte, fidèle à ses supporters. Le club est doté d’une structure très professionnelle, qui fait grandir de nombreux talents, avec un vestiaire expérimenté. Quand on arrive là-bas, nous savons que nous devons être au niveau pour jouer. J’étais très content d’être prêté au Cercle.

Ces dernières années, Paul Nardi et Irvin Cardona ont également vécu une très belle expérience avec les Vert et Noir. Avais-tu en tête ces références ?

Dès mon arrivée, j’ai beaucoup entendu parler d’Irvin Cardona et de Paul Nardi. Ils ont tous les deux effectué de très belles saisons ici à Bruges. Les supporters se souviennent d’eux comme des joueurs sérieux et investis. Ce sont évidemment deux très bons exemples avec des saisons remplies et prolifiques en buts dans le cas d’Irvin.

De grands clubs comme Anderlecht, la Gantoise, le Standard ou encore votre grand rival, le Club Bruges, cohabitent dans le championnat belge. Peux-tu nous parler de la Jupiler Pro League ?

Il y a effectivement beaucoup de clubs historiques, des équipes avec des joueurs de qualité. L’engouement est fort, avec beaucoup de supporters dans les stades. A mon poste (défenseur latéral droit), j’ai souvent pu être opposé à des joueurs complets, qui ont largement le niveau pour jouer en Ligue 1. Les équipes sont très physiques, dures à jouer, très orientées vers l’avant. C’est un championnat plus ouvert !

Comment s’est passée ton adaptation et tes débuts dans l’équipe ?

J’ai vécu une intégration très rapide. Lorsque je suis arrivé, je connaissais déjà quelques joueurs de l’AS Monaco, qui m’ont aidé. Les anciens m’ont également partagé leur savoir et leur expérience.
J’ai joué mon premier match face à Oostende au poste de latéral gauche pour palier la suspension d’un coéquipier. Nous avions perdu 3-1 mais c’est lors de ce match que j’ai découvert à quel point le championnat pouvait basculer à tout moment !

La vie à Bruges ?

Bruges est une ville agréable et très belle. Je comprends mieux pourquoi on la surnomme la “Venise du Nord” ! Lorsque l’on veut prendre l’air, nous n’hésitons pas à aller se promener, ou faire un tour en vélo le long des canaux. Il y a beaucoup de bonnes adresses. À côté de ça, le centre d’entrainement, qui est situé juste à côté du Stade, dispose de très bonnes infrastructures. Il y a tout ce qu’il faut pour bien travailler.

Avant son finish incroyable, le Cercle a connu une saison plutôt difficile, longtemps dernier du classement, je suppose que ce genre de situation aide à se forger davantage ?

Bien sûr ! Ce genre de saison permet à chacun de se remettre souvent en question. On essaie perpétuellement de faire mieux et de s’améliorer. Sur le plan personnel, j’ai vu une vraie évolution dans mes performances sur le terrain … mais également mentalement ! Dans ce genre de situations, il faut avoir envie de se sauver pour y arriver.

Vous avez effectué une remontée spectaculaire en gagnant 4 de vos 5 derniers matches, notamment face au 2e du classement (Gantoise 1-0). Vous êtes donc sortis de la zone rouge synonyme de relégation en D2. Comment as-tu vécu ces instants ?

Depuis l’arrivée du nouveau coach en novembre, j’ai senti un changement important dans notre jeu. Nous étions plus forts et mieux en place. Nous avons souvent manqué de réussite cette saison et disons que la chance a finalement tourné à la fin de cette première phase. Notre dernier match remporté (vs la Gantoise, ndlr) était tout simplement fou ! Nous avons tenu plus de 80 minutes avec un seul but d’avance… c’était très intense !

La Jupiler Pro League est très particulière. Vous avez joué avec l’objectif de sauver le club de la relégation pendant longtemps et vous avez maintenant la possibilité de jouer l’Europe grâce aux Play-Offs. Même si cela sera difficile, j’imagine que c’est une source de motivation pour tous les joueurs ?

C’est très clairement une source de motivation perpétuelle ! Dans notre cas, s’être sauvés au dernier moment et se dire que nous pouvons désormais regarder plus vers le haut, c’est très intéressant. Quoi qu’il arrive, nous savons qu’il y a quelque chose à la clé.

Tu as inscrit un but de ton mauvais pied (gauche, ndlr) à l’entrée de la surface face à Waasland. Un but qui ressemble étrangement à celui que tu avais inscrit l’an passé face à Lorient pour qualifier l’AS Monaco en 1/4 de finale de Coupe de la Ligue…

Le match face à Lorient était très particulier. Il avait beaucoup plu, la rencontre a dû être arrêtée. Et finalement, Romain Faivre fait un déboulé côté gauche, il essaie de trouver Youri Tielemans au milieu, qui est lui-même pris au marquage. Je lui demande de me la laisser puis récupère le ballon et le place dans la lucarne gauche du portier. C’était un très beau but et au-delà de ça, un but très important car synonyme de qualification pour les 1/4. J’étais très heureux, d’autant plus que ma famille et mes amis étaient en tribune ce jour-là.
Mon but avec le Cercle Brugge était lui-aussi très important. Nous jouions Waasland-Beveren, juste devant nous au classement. Kylian Hazard joue avec moi sur le côté droit et me donne le ballon à l’entrée de la surface. Je n’hésite pas une seule seconde pour frapper directement en lucarne. J’ai d’ailleurs fêté mon but en regardant Jeremy Tavarel sur le banc qui m’avait dit avant le match “je sais que tu vas faire quelque chose de fou aujourd’hui”. Puis je suis allé profiter avec les supporters.

En parlant de saison pleine, tu es d’ailleurs le joueur qui a le plus joué de l’équipe cette saison, mais également le meilleur passeur de l’équipe (à égalité avec Peeters et Hazard), comment expliques-tu ces statistiques ?

Depuis le début de la saison, j’ai la confiance de mes coachs qui m’ont fait jouer quasiment chaque week-end. J’ai réussi à garder cette confiance grâce aux performances et au fait de pouvoir enchaîner chaque semaine. Concernant les passes, mon poste a beaucoup évolué ces dernières années. Il faut apporter bien plus offensivement, ce que j’essaye de faire en allant vers l’avant et en essayant de donner de bons ballons.

Tu continues de suivre l’AS Monaco depuis la Belgique ?

Bien sûr, je suis les résultats de l’équipe professionnelle chaque week-end, mais également ceux de l’Academy. Je reste en contact avec les copains. Je garde aussi de très bons liens avec mes anciens coachs qui me donnent des nouvelles et des conseils régulièrement.

Tu fêtes aujourd’hui tes 20 ans, que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Beaucoup de réussite dans le monde professionnel, du temps de jeu, et surtout de m’épanouir dans le football. J’espère pouvoir faire mon métier le plus longtemps possible, en progressant chaque année. Evidemment, la situation actuelle rappelle combien il est important de rester en bonne santé, que ce soit pour moi ou pour mes proches.


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