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Histoire 06 mars 2020, 13:30

Coupe de France 1960 : face à Forbach, Monaco revient de loin

Coupe de France 1960 : face à Forbach, Monaco revient de loin
Suite de notre série sur le premier titre de l'AS Monaco il y a soixante ans : la victoire en Coupe de France des Biancheri, Cossou et autres Hidalgo. Aujourd'hui, focus sur un 8e de finale face à Forbach qui a bien failli échapper aux Rouge et Blanc le 6 mars 1960.

Moins d’un mois après son difficile seizième de finale face à Lyon (2-1), l’AS Monaco hérite d’un tirage clément en huitième de finale de la Coupe de France 1960 : l’US Forbach, modeste pensionnaire de D2. Pourtant, les Mosellans feront une grosse frayeur aux coéquipiers d’Henri Biancheri en les emmenant une fois de plus en prolongation. La rencontre se dispute à nouveau en terrain neutre puisque c’est au Parc Lescure de Bordeaux que les deux formations se donnent rendez-vous ce 6 mars 1960. L’engouement est bien moins fort qu’au dernier match, disputé au Vélodrome de Marseille, mais 5000 personnes sont tout de même venues voir ce choc déséquilibré des huitièmes de finale de la Coupe de France.

Petit poucet, vraiment ?

Déséquilibré, du moins sur le papier. Si l’US Forbach, club historique de l’est de la France, ronge son frein dans les bas-fonds de la D2 depuis plusieurs saisons, elle est bien décidée à déjouer tous les pronostics face à un poids lourd de l’élite. C’est Ferdinand Faczinek, entraîneur slovaque d’expérience, qui dirige les troupes forbachoises. Il compte dans ses rangs quelques joueurs de renom comme le gardien Louis Pinat (250 matchs au Stade Rennais en D1) ou le petit prodige lorrain Bernard Hiegel, pas encore vingt ans, qui signera au Stade de Reims quelques mois plus tard.

Des Mosellans en quête d’exploit

L’entraîneur monégasque Lucien Leduc ne veut pas tomber dans le piège et aligne des titulaires en puissance : Biancheri, Cossou, Roy, Hidalgo, Carlier, pour ne citer qu’eux. Mais les joueurs de Forbach sont déchaînés et mènent très vite par deux buts après la demi-heure de jeu grâce à Zimmerman (8e) et Ugolini (35e). L’entame de match asémiste est catastrophique. Au retour des vestiaires, Henri Biancheri fait basculer la rencontre en inscrivant un doublé (52e, 72e). Deux partout à la fin du temps réglementaire, les deux équipes ne sont pas parvenues à se départager.

Qui d’autre que Roy

L’arbitre monsieur Fauquemberghe envoie les vingt-deux joueurs souffler avant la prolongation. Les deux équipes le savent : si le score en reste là dans une demi-heure, le match sera à rejouer. En effet, jusqu’à l’instauration de la séance de tirs au but en 1970, les scores d’égalité à l’issue de la prolongation en Coupe de France étaient synonymes de reprogrammation de la rencontre, ce qui fut notamment le cas du match Forbach-Metz deux tours plus tôt. Mais l’impitoyable Serge Roy fait trembler les filets du Parc Lescure à la 112ème minute et met définitivement fin aux espoirs lorrains. C’était moins une : l’AS Monaco file en quart de finale, où l’attend… un derby face à l’OGC Nice.

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