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Palmarès 25 novembre 2019, 17:31

Gambardella : et de trois !

Gambardella : et de trois !

Le 14 mai 2011, au terme d’un match face à Saint-Étienne qui a bien failli leur échapper, les joueurs de la Principauté décrochent au Stade de France la troisième coupe Gambardella de l’histoire de l’AS Monaco. Ce titre mettra en lumière des jeunes comme Laywin Kurzawa, Valentin Eysseric, Nampalys Mendy ou encore Yannick Ferreira-Carrasco.

 

Tout commence en Corse. Au même titre que toutes les équipes rattachées à des centres de formation professionnels, l’aventure Gambardella démarre au stade des 64èmes de finale. C’est à quelques kilomètres du lieu de naissance de François Ciccolini, alors responsable des U19 de l’ASM, que se déroule la rencontre puisque les Rouge et Blanc se déplacent sur la pelouse de l’AC Ajaccio. Là-bas, l’AS Monaco débutera sa campagne de coupe par une victoire 2-1.

Les trois tours suivant envoient les jeunes Monégasques face à des équipes de niveau régional. À Chamalières, tout d’abord, ils s’imposent 3-1, puis viennent à bout d’Istres sur le même score en seizième de finale. En huitième, le match à Blanquefort remporté 6-0 n’est qu’une formalité de plus.

Une épopée qui prend forme

Contrairement à ce que laisse entendre le score, le quart de finale n’est pas une partie de plaisir pour les joueurs du Rocher. En déplacement à Guingamp, Monaco s’est fait très peur : très vite menés 2-0 par les coéquipiers de Rachid Alioui, les asémistes sont dans l’impasse. Après la demi-heure de jeu, Jessy Pi est fauché dans la surface par le gardien breton. En plus de l’expulsion de ce dernier, Valentin Eysseric permet aux siens de réduire le score avant la pause. En deuxième période, Monaco profite de sa supériorité numérique pour égaliser par Dominique Pandor, puis prendre le large grâce à Eysseric de nouveau et Yannick Ferreira-Carrasco. Victoire 4-2 en terre armoricaine.

Après cinq déplacements consécutifs, l’AS Monaco est contrainte, comme le veut la règle, de disputer sa demi-finale en terrain neutre. Du début à la fin de leur parcours, les jeunes Monégasques ne joueront aucun match à domicile. C’est donc à Mérignac que se joue cette rencontre face à l’équipe surprise de Sedan. Grâce à un nouveau but d’Eysseric et un doublé de Pandor, l’ASM s’impose (3-1) malgré le but ardennais. Après 1962 et 1972, les rouge et blanc iront au Stade de France disputer la troisième finale de coupe Gambardella de l’histoire du club.

Le jour de gloire

Et cette finale oppose Monaco à l’AS Saint-Étienne, monument de la formation française. En lever de rideau de la finale de coupe de France, les deux formations se livrent une lutte acharnée qui tourne très vite à l’avantage des joueurs Monégasques. À la sixième minute, Jérémy Labor coupe de la tête un centre venu de la gauche et ouvre le score. Malgré une première heure de jeu assez équilibrée, Monaco n’arrive pas à faire le break, à l’image des deux frappes de Terence Makengo dans la surface (54e, 57e) qui dérobent le cadre. Dans la dernière demi-heure de jeu, les Verts d’Idriss Saadi se réveillent et parviennent à se montrer dangereux à plusieurs reprises mais Martin Sourzac veille au grain dans ses cages. Pourtant, le gardien monégasque craquera à la 80e sur une tentative lointaine du Stéphanois Douline. La prolongation ne donnera rien, tirs aux buts.

Dans ce difficile exercice, Martin Sourzac parvient à sortir une parade salvatrice à la fin de la séance, peu après le loupé de Yannick Ferreira-Carrasco. Le défenseur Benjamin Morel s’élance pour le 4-3 et marque : Monaco remporte la coupe Gambardella.


 

La composition de l’ASM en finale : Sourzac – Phojo (Morel, 88e) – Appiah – Labor – Kurzawa – Assana – Pi – Pandor – Eysseric – Valot (Ferreira-Carrasco, 66e) – Makengo – Ngakoutou