Fermer
Réactions 16 janvier 2026, 22:44

Sébastien Pocognoli : "On a manqué de justesse dans les deux surfaces"

Sébastien Pocognoli : "On a manqué de justesse dans les deux surfaces"
Très déçu par le résultat de la rencontre malgré une domination globale, le technicien monégasque a tenté d’analyser la défaite face au FC Lorient (1-3) en conférence de presse d’après-match.

Ils ont subi le réalisme froid des Bretons. Malgré une bonne entame marquée par plusieurs occasions et après avoir égalisé par Ansu Fati, les joueurs de l’AS Monaco n’ont pas réussi à éviter la défaite face au FC Lorient au Stade Louis-II (1-3). Un résultat décevant au terme de cette 18e journée de Ligue 1 McDonald’s, que Sébastien Pocognoli a tenté de commenter après la rencontre. Extraits 🎙️

Bonsoir coach. Cette défaite fait-elle particulièrement mal ?

Les défaites font toujours mal. Concernant celle-ci, la première mi-temps est très décevante, que ce soit par rapport à la semaine de travail, au ressenti que l’on avait et du fait que l’on commence la phase retour de ce championnat. On pensait qu’il y avait tout à gagner, et au final c’est pareil en termes de résultat et de points, donc c’est décevant.

En deuxième mi-temps c’était mieux, notamment dans le pressing justement, d’où notre égalisation. Mais même si on a mieux contrôlé ce second acte, on encaisse paradoxalement des buts sur les trois actions de Lorient, donc il nous a forcément manqué de justesse et de qualité dans les deux surfaces dans les moments clés.
Sébastien PocognoliSur le scénario du second acte

Qu’a-t-il manqué à vos joueurs ce soir ?

Nous n’avons pas été assez courageux avec le ballon en première période, car face à un bloc bas il faut avoir l’envie de transpercer les lignes, d’aller vers l’avant, de proposer certaines choses. Cela avait été travaillé cette semaine, donc c’est décevant. Et sans ballon, nous n’avons pas eu l’impact nécessaire dans le pressing vers l’avant. En deuxième mi-temps c’était mieux, notamment dans le pressing justement, d’où notre égalisation. Mais même si on a mieux contrôlé ce second acte, on encaisse paradoxalement des buts sur les trois actions de Lorient, donc il nous a forcément manqué de justesse et de qualité dans les deux surfaces dans les moments clés.

Comment gommer ces erreurs d’appréciation ?

On sait qu’on a un groupe avec des joueurs qui reviennent de blessures, d’autres qui viennent d’arriver, etc. J’essaye de trouver des réponses aux questions semaine après semaine, sans trouver d’excuses, mais force est de constater que le moyen de pression sportif est réduit car le groupe est lui-même restreint. Il faut continuer à travailler, encourager les joueurs à s’améliorer et pousser ceux qui reviennent de blessures à revenir au rythme attendu et à se remettre au niveau physique.

Comment inverser la tendance ?

Nous sommes forcément jugés sur les résultats. Il y a une situation qui est due à de nombreux facteurs, même si je pense que vais également être jugé sur la façon de gérer cette période difficile. Il faut savoir analyser calmement pourquoi il y a cette spirale négative malgré le travail effectué, même si j’ai l’impression de donner plus que le maximum chaque jour. Gérer cela demande certaines qualités, tout en sachant qu’on a un groupe réduit et qu’il va falloir continuer à mobiliser les troupes et travailler l’aspect mental. Je vais continuer à pousser et à soutenir mes joueurs, même si on en attend plus de la part de certains. En tout cas, baisser les bras ne serait pas une solution pour moi et pour le Club en général.

On verra si c’est la meilleure manière de rebondir, mais en tout cas le résultat de ce soir n’est pas le meilleur moyen de préparer ce match. Ce qui est certain, c’est que nous avons déjà prouvé dans des grands rendez-vous de Ligue des Champions ou de Ligue 1 que nous sommes capables de nous sublimer.
Sébastien PocognoliAu sujet du choc contre le Real Madrid

Vos joueurs sont-ils gagnés par la peur ?

C’est difficile à dire, car nous avons quand même la réaction de revenir au tableau d’affichage, mais on encaisse un but dans les dix minutes qui suivent et forcément on a le sentiment qu’on peut difficilement revenir dans le match. C’est quelque chose qui peut s’installer au fur et à mesure de la saison avec les mauvais résultats, mais ensuite il faut savoir analyser pourquoi, pour ne pas tomber dans un sentiment trop négatif. En tout cas, il est certain que le mental et le moral sont sollicités dans une période comme celle-là. S’il y a du doute ? Le mot d’ordre aujourd’hui était justement de jouer avec du courage et de changer la dynamique. On avait tout mis en place cette semaine pour stimuler ceci, mais en première cela n’a pas été suffisant.

Le choc contre le Real Madrid est-il une bonne chose finalement ?

On verra si c’est la meilleure manière de rebondir, mais en tout cas le résultat de ce soir n’est pas le meilleur moyen de préparer ce match. Ce qui est certain, c’est que nous avons déjà prouvé dans des grands rendez-vous de Ligue des Champions ou de Ligue 1 que nous sommes capables de nous sublimer. Si on veut rebondir, on doit être capables de le faire. Cette rencontre de mardi est en tout cas une belle opportunité de défendre les couleurs du Club et de remettre quelque chose de positif. On a plus qu’intérêt pour le collectif, comme pour l’individuel, d’être au niveau et de tourner le bouton.

Pensez-vous encore pouvoir tenter des choses pour inverser la tendance ?

On tente justement des choses pour trouver des solutions, même si nous n’avons pas un groupe très élargi. Le système de jeu qui est mis en place pour le moment est relatif à ce qu’on peut faire de mieux avec les joueurs disponibles. Cela a bien marché par moments, et aujourd’hui je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire de différent au niveau du système. Ça s’est joué sur les lignes hautes, le courage avec le ballon et l’intensité sur les deuxièmes ballons. En deuxième cela a été mieux et on a pu créer des situations, mais on est obligés de s’adapter aux forces vives pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions.

Comment vos joueurs peuvent-ils changer les choses contre le Real ?

Il reste quatre jours pour se préparer et il va falloir avoir une approche positive. Au final, ce sont eux qui décident de savoir comment bâtir ceci. Avoir un manque de confiance est une chose, mais quand on a un environnement pour la stimuler au quotidien, un staff et un coach qui tentent de rester objectifs par rapport à la situation, c’est ensuite aux joueurs de construire cette réaction. Jouer contre Lorient aujourd’hui avec une certaine pression, cela fait partie du métier de footballeur. Il faut donc mettre ça de côté et se concentrer sur ce qu’on peut contrôler et mettre en place sur le terrain. Il faut arriver à garder la confiance de la semaine d’entraînement en match. Je continuerai en tout cas à les stimuler pour que ça tourne au prochain match.