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Supporters 23 février 2019, 14:30

UM 94 : "Tous unis derrière le club"

Les Ultras Monaco 1994 célèbrent officiellement leurs 25 ans. Le temps d'une interview, Frédéric (président) et Thomas (vice-président), nous dévoilent leur amour pour leur club de coeur et leurs meilleurs moments en tant qu'ultras de l'AS Monaco.

C’est au Louis II, dans leur parcage, que nous avons rencontré les deux hommes.

Il est 15 heures en milieu de semaine, le soleil brille sur la Principauté. L’occasion est idéale pour Frédéric et Thomas de se confier sur des moments qui ont marqué l’histoire du collectif.

Pouvez-vous revenir sur les débuts du groupe « UM 94 » ?

 « Au départ, ce sont des jeunes qui avaient 14-15 ans qui ont mis la première bâche « Ultras Monaco » au Stade Louis II. À l’époque, cela avait été très remarqué. Ils ont succédé à un groupe nommé les « Sconvolts » qui faisait de très belles animations. Au bout de quelques années, ils ont commencé à être pris au sérieux. 25 ans après, nous sommes toujours là. C’est aussi une preuve de rigueur, de travail quotidien. »

 Comment devient-on ultra ?

« Cette année, les nouveaux avaient jusqu’à septembre pour s’inscrire et obtenir leur carte d’adhérent. Ce que nous voulons, ce sont des personnes impliquées, qui connaissent l’AS Monaco et qui ont conscience qu’être supporter signifie beaucoup. Nous voulons des personnes concernées, qui fassent avancer le mouvement. »

Entre membres du groupe, comment s’établit la communication ?

« Dans une année, il y a trois assemblées générales mises en place. C’est un moyen pour nous de tous se retrouver, corriger certaines choses. Nous nous voyons régulièrement lors de réunions. Nous communiquons aussi sur les réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou Twitter. »

L’AS Monaco est un des clubs les plus représentés à l’extérieur. Comment l’expliquez-vous ?

 « Un véritable engouement s’est créé lors de l’épopée européenne en 2003-2004 de l’AS Monaco. À un moment, la descente du club en Ligue 2 a aussi joué là-dessus. Les vrais supporters se sont unis dans l’espoir de voir les joueurs monégasques retrouver l’élite. Il y a eu un énorme soutien pendant cette période. Nous nous sommes tous mobilisés. Ces souvenirs, ont créé des liens. Aujourd’hui nous soutenons toujours le club à l’extérieur, cela n’a pas changé. »

Les déplacements entre supporters sont des moments de partage, de fête… Est-ce que vous pouvez nous raconter un de vos meilleurs souvenirs ?

Thomas : « Pour moi, le déplacement à Auxerre en 2011. En plein mois de janvier, nous avons fait le trajet en bus, de Monaco. Une ambiance exceptionnelle, une franche partie de rigolade. C’était un de mes meilleurs moments au sein du collectif. La ville et le stade étaient à nous ce jour-là. »

Frédéric : « Le déplacement à Chelsea lors de la demi-finale retour de Ligue des Champions (5 mai 2004). C’était un moment particulier car ce match nous a permis d’accéder à la finale. Pour les supporters, c’était le premier grand déplacement européen. Nous étions nombreux à faire la fête en ville. Une fois rentrés dans le stade, il y a eu quelques tensions avec la sécurité, et un groupe de supporters, dont je faisais partie, a été contraint de quitter Stamford Bridge. Nous nous sommes rendus dans un bar pour regarder le match. Même si nous avions passé que 5 minutes dans le stade, tout le monde sautait de joie. Nous étions qualifiés, c’était le principal. »

À l’occasion de ce match contre L’Olympique Lyonnais (dimanche 21h), vous célébrez officiellement vos 25 ans. Pouvez-vous nous parler des préparatifs de cette soirée ?

« Nous n’allons pas tout dire car il faut garder un minimum de surprises (rires). Mais il est prévu de se rejoindre à notre endroit habituel, la digue. Il y aura un concert de rock, une buvette. Nous allons essayer de regrouper tout le monde. 7 ou 8 bus de supporters descendent d’un peu partout. Au stade nous avons prévu des animations. Cela fait 6 mois que nous travaillons sur cet événement. Parfois nuit et jour. Nous allons faire le maximum pour que le rendu soit réussi. »

Comment voyez-vous l’avenir du collectif ? Quels sont les objectifs sur le long terme ?

« Il faut que ce mouvement continue d’avancer. Depuis plusieurs années, nous sommes assez ouverts. Les supporters jouent le jeu et apprécient notre travail. Nous avons une très bonne entente avec les dirigeants. Dans chaque club, il y a des difficultés, des périodes moins faciles à gérer que d’autres. Mais nous mettons de côté ces choses-là. Nous sommes dans une bonne dynamique, c’est l’essentiel. Il faut être mobilisé et ne pas oublier les belles années que nous avons connu grâce au club. Avant tout, nous devons être concentrés sur notre travail. Chacun doit venir au stade, agiter son drapeau, chanter en tribunes, faire la fête. »