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Médias 30 juillet 2020, 16:46

Les confidences de Cesc Fabregas à CNN

Les confidences de Cesc Fabregas à CNN
Le milieu de terrain espagnol de l’AS Monaco s’est confié à la chaîne d’information américaine au cours d’un entretien vidéo dans lequel il explore des sujets très divers.

Quand on est joueur de football professionnel, on a souvent beaucoup d’anecdotes à raconter. Un avis sur les sujets de société. D’autant plus lorsque l’on a le parcours d’un champion du monde et d’Europe comme Cesc Fabregas, qui compte près de 800 matchs en carrière à ce jour. Il n’en fallait pas moins pour que la chaîne d’information américain CNN ne s’intéresse au milieu de terrain de l’AS Monaco, qui s’est montré assez loquace au cours d’un entretien vidéo. Confinement, racisme, homosexualité… Morceaux choisis.

Sa grand-mère a été touchée par le COVID-19

Parmi ces sujets, l’international espagnol (110 sélections, 15 buts) a évoqué la crise sanitaire, qui a touché sa grand-mère, heureusement en bonne santé à ce jour. « C’est absolument incroyable. Elle vient d’avoir 96 ans le 23 juillet et elle a surmonté cette épreuve, en étant testée deux fois positive au COVID-19. On est très fier d’elle. Il y a un moment où beaucoup de personnes succombaient (au COVID-19, ndlr). Elle était inquiète et elle m’a même dit que c’était terminé. Je lui ai dit qu’elle devait rester optimiste car on ne sait jamais ce qu’il va se passer dans la vie. Et elle est toujours là parmi nous. »

Son avis sur les combats sociétaux dans le football

Cesc Fabregas qui confie avoir « apprécié les petits plaisirs de la vie avec ma femme et nos trois enfants » durant le confinement, avoue tout de même sa frustration de ne pas avoir repris plus vite le football. « J’ai été aussi très jaloux de rester spectateur des équipes des autres championnats qui reprenaient la compétition. Je pense que les autres ligues ont montré beaucoup de discipline. En tout cas je dis chapeau aux équipes qui sont allées au bout de leur championnat. » Même franchise lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur des problèmes sociétaux comme le racisme dans le football. « Peut-être que nous n’avons pas eu tous le courage jusqu’à maintenant de nous lever pour dénoncer le racisme. Il est temps que les choses changent. Nous n’avons pas le droit d’abandonner ou de faire machine arrière. Quand j’entends parler Raheem Sterling, Marcus Rashford… eux ce sont des légendes. Ils sont un exemple pour la société et pour nous tous. »

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L’opportunité qu’il a eue de jouer très jeune

De façon plus légère, il a ensuite accepté de revenir sur ses débuts à Arsenal. « Arsène Wenger me mettait sur le terrain tous les week-ends à 16 ans, et je faisais des erreurs quand je regarde les vidéos avec du recul. Et pourtant il me remettait dans l’équipe toutes les semaines, et à force tu deviens le joueur que tu peux être. Sans cette chance, je ne sais pas ce que moi, Thierry Henry ou Patrick Vieira serions devenus. Tu as toujours besoin du regard d’un père comme lui qui croit en toi, pour progresser. » Une confiance qu’on lui a donné et qui ferait presque naître une nouvelle vocation. « Entraîner un jour? J’ai eu la chance de jouer avec les meilleurs durant ma carrière. Je pense que mon style, si je devais devenir entraîneur, serait un mix entre Pep Guardiola, José Mourinho, Arsène Wenger… pas mal non? Je prendrai le meilleur de chacun et là vous avez le meilleur coach de l’histoire. »

Pour retrouver l’intégralité de l’interview réalisée par Christina Macfarlane avec d’autres sujets abordés comme le tabou de l’homosexualité dans le football, rendez-vous sur le site internet de CNN.

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