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Partout Toujours 12 décembre 2020, 09:00

Loïs Manchon : "Passionné de l'AS Monaco depuis 2003"

Loïs Manchon : "Passionné de l'AS Monaco depuis 2003"
Pour célébrer la présence systématique de nombreux supporters monégasques dans les parcages à l’extérieur (hors période de Covid), asmonaco.com vous propose avec Triangle Intérim une série dédiée aux soutiens des Rouge et Blanc. Partout en France, partez à la découverte d’un supporter avant chaque déplacement. Septième épisode aujourd’hui avec Loïs Manchon.

Il n’a pas 57 ans de passion derrière lui, comme Joël Leroy, notre témoin des Hauts-de-France. Et pour cause, il n’avait que trois ans lorsque Fabien Barthez, Lilian Thuram, Emmanuel Petit, Youri Djorkaeff, David Trezeguet et Thierry Henry ont soulevé la Coupe du Monde 1998. Ce ne sont donc pas les six anciens monégasques qui ont donné envie à Loïs Manchon, encore trop petit, de suivre l’AS Monaco. Natif de Nîmes et installé à Marseille depuis dix ans maintenant, ce stagiaire douanier de 25 ans est tombé dans la marmite lorsqu’il avait huit ans à peine, en 2003.

Son papa est supporter de l’OM

A cette époque, le club de la Principauté démarrait la plus belle épopée européenne de son histoire en Ligue des Champions. Pendant que Loïs essayait de regarder les matchs des Rouge et Blanc à la télévision au-dessus de l’épaule de son papa, supporter assidu de l’OM, les hommes de Didier Deschamps étaient en train de rentrer le coeur de nombreux français. Comme lui. C’est donc enfant qu’il s’est pris d’amour pour ce « grand club », comme il le dit lui-même. Plus de 17 ans après, il fait perdurer cette passion.

Ce samedi, comme bien d’autres avant, il soutiendra l’AS Monaco coûte que coûte face à l’Olympique de Marseille. Quitte à décevoir son paternel. Avec un rêve en tête, que son équipe lui offre le plus beau cadeau possible… le jour de ses 25 ans !

Bonjour Loïs. Quand cette passion pour l’AS Monaco a-t-elle démarré pour toi ?

Mon amour pour l’AS Monaco a démarré très tôt, quand j’ai commencé à regarder du foot, étant tout petit. C’était évidemment lors de l’épopée européenne 2003-2004. Mon père regardait les matchs à la télévision, même si lui est supporter de l’Olympique de Marseille. Et donc je regardais ce que je pouvais. C’est comme ça que j’ai découvert l’AS Monaco et au fil du temps je me suis un peu plus attaché au club.

Quels matchs t’ont-ils marqués à l’époque ?

Forcément il y a le match retour face au Real Madrid qui me revient en mémoire avec cette victoire 3-1 et la qualification face aux Galactiques. Mais aussi le match de La Corogne, qui constitue toujours un record aujourd’hui (8-3, match le plus prolifique de l’histoire en Ligue des Champions, ndlr). Après malheureusement j’ai aussi le souvenir de cette défaite en finale face à Porto, comme tous ceux qui ont rêvé d’une victoire ce soir-là.

J’ai été abonné pour la saison 2018-2019. Sincèrement je pense que j’ai dû être le chat noir du club, vu qu’on termine à la 17e place (rire). Donc pour l’instant j’attends encore pour venir voir jouer l’équipe.
Loïs

Après cela, quels sont tes souvenirs ?

Un peu plus tard forcément, en 2013, avec la remontée en Ligue 1. Car entre-temps c’était plutôt compliqué au niveau des résultats. D’autant que je n’avais pas d’abonnement donc je suivais les résumés sur internet. Et je dirais que d’avoir connu des moments difficiles comme la descente en Ligue 2, ça n’a fait que renforcer ma passion pour l’AS Monaco.

Te souviens-tu de ta première au Stade Louis-II ?

Pour mon premier match à domicile, je devais avoir huit ou neuf ans. Si je me souviens bien, c’était un Monaco – Le Mans et il me semble que l’on gagne 2-1. Ensuite plus récemment j’ai été abonné pour la saison 2018-2019. Sincèrement je pense que j’ai dû être le chat noir du club, vu qu’on termine à la 17e place (rire). Donc pour l’instant j’attends encore pour venir voir jouer l’équipe.

Qu’as-tu pensé de l’atmosphère dans cette enceinte ?

Il y a une atmosphère assez spéciale je trouve au Stade Louis-II. Personnellement j’étais abonné en tribune Pesage, et je trouve qu’il y a une ambiance familiale, même si les gens ne se connaissent pas. Car moi je ne connaissais vraiment personne pour le coup. On partage une passion commune. Il y a des jeunes comme des moins jeunes, ça parle français ou italien, mais je trouve que c’est une vraie famille.

Quels sont les joueurs de l’AS Monaco qui t’ont marqué ?

Forcément Ludovic Giuly quand j’étais petit. C’était un peu la star de notre équipe et je garde de très bons souvenirs de ce joueur. Ensuite, ces dernières années j’ai bien accroché sur Fabinho et Bernardo Silva. Ils sont arrivés tous jeunes chez nous et ils ont montré vraiment de belles choses. Aujourd’hui ils brillent sous d’autres couleurs mais ils ont toujours un œil attentif sur ce qui se passe à Monaco, donc ça fait toujours plaisir de voir ça.

Justement la confiance faite aux jeunes, c’est aussi ça qui te plaît à Monaco ?

Oui c’est certain qu’il y a une vraie stratégie de développement des jeunes au centre de formation, et je pense que l’équipe de France peut nous remercier pour certains d’entre eux (sourire). C’est vrai que ça contribue à donner une belle image de ce club.

J’ai toujours eu ce lien avec l’OM étant petit par le biais de mon père, parce qu’il regardait les matchs. Je les suis un peu plus que les autres clubs évidemment, mais ça ne ressemble pas du tout à ce que je ressens pour l’AS Monaco. Donc forcément les jours de match entre Marseille et Monaco, c’est un peu compliqué à la maison.
Loïs

Après dix ans vécus à Marseille, pourquoi n’as-tu jamais changé de club ?

Je ne me suis jamais posé la question honnêtement. J’ai toujours eu ce lien avec l’OM étant petit par le biais de mon père, parce qu’il regardait les matchs. Je les suis un peu plus que les autres clubs évidemment, mais ça ne ressemble pas du tout à ce que je ressens pour l’AS Monaco. Donc forcément les jours de match entre Marseille et Monaco, c’est un peu compliqué à la maison. On se chambre un peu avec mon père, mais ça reste sympa.

Les grands champions passés par l’AS Monaco t’ont-ils encouragé à poursuivre ta passion ?

Je ne sais pas si cela a renforcé ma passion pour l’AS Monaco, mais en tout cas ça montre bien ce que représente le club dans l’univers du football français. Il y a eu des grands joueurs formés ici, mais il y a aussi les victoires en Gambardella, qui prouvent que l’on a de très bons jeunes. Ça renforce l’idée que Monaco est un grand club et a un très bon centre de formation.

J’ai un maillot dédicacé de Cesc Fàbregas et de Thomas Lemar dans ma petite collection. On connaît tous la carrière de l’Espagnol et quand il est arrivé à Monaco, je n’y croyais même pas. Ces derniers temps il nous prouve d’ailleurs qu’il a de beaux restes et qu’il n’est pas là juste pour le plaisir.
Loïs

Que réponds-tu aux gens qui disent que Monaco n’a pas de public ?

L’AS Monaco a quand même gagné huit titres de champion de France, ce n’est pas rien. Donc la première réponse à apporter c’est de rappeler le palmarès du club. Ensuite, l’AS Monaco a très souvent fait briller la France dans les compétitions européennes, même si nous ne la disputons pas cette année. Il y a eu pas mal de demi-finales et même une finale de Ligue des Champions, donc ce n’est pas rien. Ensuite quand j’entends des critiques sur le nombre de supporters, je crois qu’on a des arguments, quand on voit le monde dans les parcages à l’extérieur, qui sont toujours remplis (hors période de Covid, ndlr).

As-tu des maillots de joueurs dans ton armoire ?

J’ai un maillot dédicacé de Cesc Fàbregas et de Thomas Lemar dans ma petite collection. On connaît tous la carrière de l’Espagnol et quand il est arrivé à Monaco, je n’y croyais même pas. Ces derniers temps il nous prouve d’ailleurs qu’il a de beaux restes et qu’il n’est pas là juste pour le plaisir. Il m’a fait rêver au Barça et à Chelsea notamment. Thomas Lemar est un jeune joueur qu’on est allé chercher à Caen et qui s’est développé chez nous, je l’ai bien aimé. Ensuite j’ai un maillot de 2008 et le maillot noir de Falcao.

Comment trouves-tu l’équipe cette saison ?

Je trouve qu’avec Niko Kovac, l’équipe a beaucoup progressé, que ce soit sur le plan défensif ou bien offensif. Même au milieu de terrain, on prenait un peu l’eau l’an dernier, et je trouve que ça va beaucoup mieux. Ensuite pour le match de ce week-end, on a eu un peu de mal contre nos adversaires directs jusqu’à maintenant, même si on a gagné contre le PSG. J’ai un peu peur de voir comment on va se comporter face à l’OM, mais ce qui me rassure c’est qu’ils ont joué mercredi en Ligue des Champions. Normalement on sera mieux physiquement. J’espère une victoire, ce serait un beau cadeau d’anniversaire pour moi. En tout cas pour la saison, il va falloir continuer à prendre des points contre les petits mais aussi accrocher des résultats contre les gros. On peut espérer une troisième place je pense.

Pour finir, en tant que fan de foot, as-tu hâte de retrouver les stades ?

Oui bien évidemment. Surtout ici à Marseille où il y a un amour particulier pour le football. On a tous envie de retrouver ça, avec mes amis, avec notre famille. C’est vrai que ces stades vides, c’est un peu triste. Il y a moins de tension je trouve. Donc vivement que ça reprenne.



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