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Ligue 1 Uber Eats 02 septembre 2022, 16:22

Philippe Clement : "Engranger des points pour gagner de la confiance"

Philippe Clement : "Engranger des points pour gagner de la confiance"
A deux jours du Derby contre l’OGC Nice à l’Allianz Riviera (coup d’envoi 20h45), le technicien flamand s’est présenté en conférence de presse d’avant-match pour évoquer l’affiche de la 6e journée de Ligue 1.

Rebondir ! Après une défaite contre Troyes qui a laissé pas mal de regrets, les joueurs de l’AS Monaco veulent relever la tête ce week-end à l’occasion du Derby contre l’OGC Nice (dimanche, 20h45). Une rencontre de gala, programmée en clôture de la 6e journée de Ligue 1, que Philippe Clement a évoqué devant les médias au Centre de Performance. Extraits.

 

Bilan du mercato monégasque

Je suis un entraîneur facile, car je suis toujours satisfait (sourire). Tu sais que le mercato à la fin ne ressemble jamais à 100% aux idées du début, mais en l’occurrence nous avons recruté des joueurs de talent et ambitieux. Et comme je suis un coach qui a des objectifs élevés, je suis très content de notre recrutement.

Cap sur le Derby 

La déception était encore là hier. Nous avons suffisamment parlé des circonstances face à Troyes, et maintenant c’est un nouveau match. Il y a encore 33 journées de championnat à jouer, en plus de la Ligue Europa et de la Coupe de France. Je suis toujours convaincu qu’on peut faire une grande saison avec cette équipe, même s’il y a des choses à améliorer.

Concernant Nice, je n’aime pas trop parler des autres, je préfère être concentré sur nous. C’est une équipe en transition, avec un nouvel entraîneur, des nouveaux joueurs, et même un nouveau système de jeu testé lors du dernier match à Lille (succès 2-1). C’est une écurie qui a beaucoup d’ambitions pour les places européennes, et leur mercato le prouve avec de gros investissements.

Le duo Delort-Laborde

Nous travaillons toujours en vidéo avant chaque match, et donc nous étudions aussi cette paire d’attaquants qui avait déjà joué ensemble à Montpellier. Mais il est aussi possible que Nicolas Pépé démarre le match, et dans ce cas-là c’est un schéma de jeu différent qui sera aligné. Par exemple, avant Paris nous n’avons pas seulement travaillé sur l’éventualité de voir jouer le trio Neymar-Mbappé-Messi. Nous préparons les joueurs pour tous les scénarios. C’est impossible de tous les anticiper en vidéo quand tu joues tous les trois jours, malgré tout on essaye de balayer toutes les possibilités.

Évidemment ça donne confiance d’engranger des points et nous voulons gagner le plus de matchs. Les joueurs doivent être conscients et certains de leurs qualités. ll faut aussi qu’on vive un peu moins selon nos émotions, et que l’on trouve un peu plus de constance.
Philippe ClementSur le besoin de confiance

Les places européennes

Il est un petit peu tôt pour parler du podium. Faire un bilan à ce moment de la saison, c’est trop compliqué, il sera temps de le faire quand la phase aller sera terminée. Nous savions que notre calendrier était le plus difficile de toutes les équipes en France en ce début d’exercice. Et puis je me rappelle que quand j’ai dit en mars dernier qu’il restait 10 finales et qu’on pouvait encore faire une bonne saison, personne ne me croyait. Évidemment ça donne confiance d’engranger des points et nous voulons gagner le plus de matchs. Les joueurs doivent être conscients et certains de leurs qualités. ll faut aussi qu’on vive un peu moins selon nos émotions, et que l’on trouve un peu plus de constance.

Son regard sur Mohamed Camara

Il y a beaucoup de choses à dire sur lui. Il a eu une adaptation incroyable dans le vestiaire. Il a beaucoup d’énergie chaque jour, il est toujours de bonne humeur. Il est aimé par tout le monde, car il fait souvent des blagues au bon moment (sourire). C’est un gagnant et il sait aussi quand il faut être concentré. Il veut aller au bout de l’effort chaque fois. Et je vais vous raconter une petite anecdote.

Quand j’ai parlé avec lui pour la première fois, j’ai voulu le piquer en lui disant : « Je vois que tu es agressif, que tu remportes beaucoup de duels, mais j’ai encore un doute sur ta capacité à remporter les duels aériens ». Il m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Coach, ce n’est pas la première fois que j’entends ça, mais je peux vous assurer que je veux gagner tous les duels, et qu’on n’a pas besoin d’être grand pour remporter des ballons de la tête ». C’est important d’avoir des joueurs aussi confiants que lui dans le vestiaire. Cela m’a convaincu qu’il pouvait donner quelque chose d’autre à l’équipe.

Les coups de pied arrêtés défensifs

J’ai eu cette question aussi après le match, mais il faut savoir si on parle de la période où nous étions à dix ou au complet. Quand nous sommes à onze, il y a plus de solutions pour pouvoir bien défendre. Ce n’est pas une faiblesse pour moi. On doit les travailler comme toutes les phases, c’est certain. Offensivement cette fois, nous n’avions marqué que deux fois sur corner, toutes compétitions confondues. Et ces dernières semaines, nous avons été très performants, avec déjà six buts inscrits sur coups de pied arrêtés. Donc je pense que nous sommes sur le bon chemin.

Les faits de jeu contraires

Je n’aime pas me plaindre après les matchs, mais je devais dire quelque chose après Troyes, car il y a déjà eu trop de faits ces dernières semaines. J’ai dit les choses que je pensais une fois, je ne reviendrai pas dessus. Je sais que les arbitres sont honnêtes, j’ai seulement demandé de la cohérence. L’arbitre est là pour faire suivre le règlement. Et mon rôle est de dire à mes joueurs ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire. Je n’aime pas quand ils discutent les décisions, car je veux qu’ils soient concentrés sur leur travail.

Mais il y a eu beaucoup de cartons rouges en France en début de saison, plus que dans les autres pays. Nous avons la VAR, qui nous permet de prendre plus de temps pour prendre ces décisions qui pèsent sur le scénario d’un match. Donc encore une fois je pense qu’on peut avoir une discussion ouverte avec les arbitres, et pas seulement concernant l’AS Monaco, mais avec tous les clubs. Le jeu va vite, de plus en plus ces dix dernières années, et cela amène forcément des erreurs. Je suis bien placé pour le savoir, puisque c’est moi qui tient ce rôle à l’entraînement depuis que je suis coach (sourire). C’est pour ça que le métier d’arbitre est encore plus difficile.

Le Derby de Bruges

Je n’ai pas beaucoup de temps pour regarder ce qu’il se passe en Belgique malheureusement. Je dois préparer le match de Nice et étudier également notre premier adversaire en Ligue Europa (l’Étoile Rouge de Belgrade). Mais je connais bien les derbies, et pas seulement celui de Bruges, car il y en avait également un avec mon premier club, Beerschot, contre Antwerp (deux équipes de la ville d’Anvers), où l’ambiance était exceptionnelle. C’est toujours un moment spécial, et je regarderai évidemment le résumé après la rencontre.