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Partout Toujours 06 mars 2026, 10:02

Pierre-Yves : "Regarder l’AS Monaco est un événement familial"

Pierre-Yves : "Regarder l’AS Monaco est un événement familial"
Pour mettre en lumière les supporters de l’AS Monaco qui portent les Rouge et Blanc dans leur cœur, la série qui leur est dédiée se poursuit. Pour le 16e épisode de la saison, pars à la rencontre de Pierre-Yves, membre des Munegu IDF.

C’est une passion qu’il partage en famille. Supporter de l’AS Monaco depuis le début des années 2000, Pierre-Yves, 37 ans, est parvenu à convaincre ses parents, ses frères et ses trois enfants de suivre également le Club, au point même de se réunir tous ensemble pour les matchs. Cet habitant de la région parisienne, qui sera de nouveau présent au Parc des Princes ce vendredi (20h45), nous raconte ainsi cette passion intergénérationnelle. Interview. 🎙️

Cela fait même trois ans maintenant que j’ai rejoint les Munegu IDF. Cette année, nous ne sommes plus une antenne mais nous sommes indépendants. C’est-à-dire que nous ne faisons pas partie du CSM. Nous sommes une grande famille parce que nous sommes près de 400 et ça nous permet d’aller plus facilement en déplacement parce que l'association fait un travail monstrueux pour les adhérents.
Pierre-YvesMembre des Munegu IDF

Bonjour Pierre-Yves. Depuis quand et pour quelles raisons es-tu devenu supporter de l’AS Monaco ?

Je suis supporter de l’AS Monaco depuis la saison 2002-2003 et la victoire en Coupe de la Ligue. De base, ma passion est plus pour la Principauté dans sa globalité parce que lorsque j’étais petit, mes grands-parents m’emmenaient tous les ans sur le Rocher pendant les vacances. On passait toujours une journée là-bas et de fil en aiguille, c’est arrivé comme ça. J’ai commencé vraiment à suivre la Ligue 1 à partir du début des années 2000. J’ai d’ailleurs été voir cette finale en 2003 et à partir de ce moment-là, une passion sans faille s’en est transmise.

Habitant en Ile-de-France, j’imagine que ça ne doit pas être courant de supporter le Club dans le coin ?

Ce n’est pas courant mais depuis quelques années, on se rend compte qu’on est beaucoup plus qu’on ne le croit avec les antennes. Cela fait même trois ans maintenant que j’ai rejoint les Munegu IDF. Cette année, nous ne sommes plus une antenne mais nous sommes indépendants. C’est-à-dire que nous ne faisons pas partie du CSM.

Nous sommes une grande famille parce que nous sommes près de 400 et ça nous permet d’aller plus facilement en déplacement parce que l’association fait un travail monstrueux pour les adhérents. Ça nous permet plus facilement d’avoir des places pour les matchs à l’extérieur, en France ou en Europe. Dès qu’on se retrouve, c’est un peu la fête quoi qu’il arrive.

Je pense également que la majorité de tes connaissances supporte le PSG ?

En Ile de France, le PSG prime forcément et la majorité de mes connaissances sont pour le club de la Capitale. La semaine dernière, j’ai tagué « Daghe Munegu » sur le bureau d’un collègue parce que c’est un supporteur du PSG (rires). Et il y a deux ans, il me semble, alors qu’on était en lice pour le podium et qu’on a gagné un match qui privait provisoirement Paris du titre, j’ai imprimé la Une de l’Équipe qui disait que l’AS Monaco retardait le titre du PSG. Je l’ai mis ensuite sur son écran mais ce sont des petites vannes qui restent dans le respect. J’étais très content de tirer le PSG en Ligue des Champions parce que je savais que ça me permettrait d’aller au stade et de faire la fête, ainsi que de chambrer tous les autres supporters.

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre les Munegu IDF ?

J’ai tout simplement vu un post sur Facebook lorsque l’association avait à peine un an. Je me suis d’abord carté avec ma fille lors de la première année afin de pouvoir aller à Eindhoven pour le troisième tour préliminaire de Ligue des Champions en 2022. Puis, de fil en aiguille, j’ai aujourd’hui tous mes frères, mes parents et mes trois enfants qui sont également membres. L’AS Monaco est donc une histoire de famille !

Regarder un match de l'AS Monaco à la télévision reste un événement familial pour nous. La dernière fois pour le Derby contre Nice, j'ai envoyé un message à ma famille pour leur dire que je vais faire des crêpes et qu’on les mangerait devant le match. On s’est donc retrouvé à une dizaine à la maison. Les matchs du dimanche à 15h sont en général propices pour se réunir.
Pierre-YvesL'AS Monaco, une histoire de famille

Comment as-tu réussi à convertir des membres de ta famille ?

Au départ, il n’y a que moi qui suivais l’AS Monaco et mes parents ont subi mes cris de joie et de peine devant la télévision tous les week-ends et les semaines de Coupe d’Europe pendant ma jeunesse où j’habitais chez eux. Mes frères m’ont ainsi vu suivre les matchs. Lors du match contre Arsenal au Stade Louis-II, le plus grand de mes petits frères était avec moi, c’est donc à partir de ce moment qu’il a commencé à avoir également cette passion.

Regarder un match de l’AS Monaco à la télévision reste un événement familial pour nous. La dernière fois pour le Derby contre Nice, j’ai envoyé un message à ma famille pour leur dire que je vais faire des crêpes et qu’on les mangerait devant le match. On s’est donc retrouvé à une dizaine à la maison. Les matchs du dimanche à 15h sont en général propices pour se réunir.

Quand tu étais plus jeune, comment étais-tu perçu lorsque tu te disais supporter de l’AS Monaco ?

Comme un pingouin tout seul sur la banquise (rires). Aujourd’hui, les réseaux font que le monde s’aperçoit qu’on est beaucoup plus qu’on ne le croit mais il y a 20-25 ans en arrière, dans mon collège, on n’était que deux supporters du Club. On me disait souvent que c’était la première fois qu’on voyait un supporter de l’AS Monaco. C’était assez déroutant parce qu’on avait vraiment l’impression d’être un peu seul au monde, alors qu’avec les réseaux et l’association, on se rend compte qu’on est beaucoup plus qu’on ne le croit. Par exemple, à Madrid, on était 2500 en parcage, c’est quand même beau !

Hormis Madrid, as-tu effectué d’autres déplacements ?

Mes week-ends sont souvent pris mais on va dire que j’essaie de cocher sur le calendrier ceux que j’aimerais bien faire en début de saison. Parfois, ce n’est pas souvent ceux que je voulais parce que c’est en fonction de mes disponibilités. Quand je suis disponible et qu’il y a un match, je me pose toujours la question sur la faisabilité du déplacement, c’est pour ça que j’espère en faire plusieurs. La saison dernière, j’ai par exemple pu aller au Stade Louis-II pour voir Benfica, tandis que le prochain déplacement devrait être contre Lille au mois de mai.

Aurais-tu un souvenir marquant au Stade Louis-II ?

Pour moi, c’est toujours une chance d’y être donc rien que d’être présent est un souvenir monumental. Peu importe la date et le match, je me dis toujours que je suis extrêmement chanceux. L’un de mes plus beaux souvenirs reste le premier match de Ligue des champions que j’ai fait au Stade Louis-II contre Arsenal en 2015. C’était d’ailleurs mon premier match dans cette enceinte en tant que supporter, c’est quelque chose que je retiendrai toute ma vie. (Mon déplacement préféré ?) La rencontre à Nantes était vraiment exceptionnelle au mois d’octobre car il y a eu pas mal de buts. C’était un vrai bon match.

Qui sont les joueurs qui t’ont fait aimer le Club ?

J’en ai plusieurs, j’ai notamment été très fan de Shabani Nonda au début. Lorsque j’ai commencé à suivre l’AS Monaco, il a fini meilleur buteur de la Ligue 1, avant de se blesser gravement la saison d’après. Cette blessure m’a fait énormément mal au cœur. Par rapport à sa personnalité et aussi son talent, Ludovic Giuly m’a fait vraiment kiffer sur toutes les fois où il est passé par l’AS Monaco. C’était mon idole de jeunesse. Ce n’est pas forcément les meilleurs joueurs que j’ai aimés mais je pense notamment à Javier Chevanton qui était très bon quand il est passé chez nous, ou Diego Perez pour sa fougue et son côté combattant.

En 2017, j'ai ressenti une émotion similaire aux titres de champion du Monde de 1998 et 2018 avec les Bleus. Je me dis que j’aurais eu cette chance-là de voir l’AS Monaco champion de France. Quand je suis venu en Principauté l’été suivant, j’ai pu voir le trophée de la Ligue 1 devant le stade, c’était une émotion particulière. J'ai le mérite d'avoir eu cette chance.
Pierre-YvesSur le titre de 2017

Et enfin, comment ne pas citer Andrea Raggi pour sa combativité et son rôle de couteau suisse où il pouvait jouer dans l’axe ou sur le côté ? De fil en aiguille, on a pu voir qu’il aimait profondément le Club avec le tatouage qu’il a fait lors du titre de champion en 2017. Je pense qu’il n’y a aucun supporter de l’AS Monaco qui peut le détester. Dernièrement, il était encore en tribune pesage avec les supporters, cela montre que son amour est indéfectible.

Quelle est la saison qui t’a particulièrement marqué ?

C’est la saison du dernier titre en 2016-2017 parce qu’on a été sur le devant de la scène en Europe et en Ligue 1. Je ne faisais pas beaucoup de déplacements à ce moment-là mais je ne loupais pas un match qui était diffusé. Comme on avait une équipe offensive, on marquait beaucoup de buts et c’était très plaisant à voir. C’est une saison tout simplement exceptionnelle ! En 2000, je n’avais pas pu fêter le titre parce que je ne suivais pas encore le football.

En 2017, j’ai ressenti une émotion similaire aux titres de champion du Monde de 1998 et 2018 avec les Bleus. Je me dis que j’aurais eu cette chance-là de voir l’AS Monaco champion de France. Quand je suis venu en Principauté l’été suivant, j’ai pu voir le trophée de la Ligue 1 devant le stade, c’était une émotion particulière. J’ai le mérite d’avoir eu cette chance.

As-tu une collection de maillots ?

Par le passé, j’achetais un maillot par an. Aujourd’hui, mon physique est un peu trop large, je ne rentre donc plus dedans (rires). En général, je les achète pour mes enfants qui sont toujours aux couleurs du Club. Personnellement, je m’habille plutôt aux couleurs de l’association.

Pour terminer, aurais-tu un petit pronostic pour le match contre Paris ?

Je pense que le groupe a un esprit revanchard après ce qu’il s’est passé en Ligue des Champions. J’espère une belle victoire 2-1 pour l’AS Monaco parce qu’on sait que le PSG va forcément manquer. En buteurs, je vais dire Folarin Balogun puisqu’il est en forme et Maghnes Akliouche.


📢 Pour rejoindre les Munegu IDF :

Responsable : Jeremy Da Costa 
Tél : 06 71 40 39 92
Mail : munegu.idf@gmail.com

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