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Portrait 03 décembre 2020, 21:00

Rafael Màrquez, une légende mexicaine sur le Rocher

Rafael Màrquez, une légende mexicaine sur le Rocher
Durant le confinement, nous vous proposons de partir à la (re)découverte de joueurs de l’AS Monaco dont vous connaissez les noms et qui ont marqué leur passage en Principauté. Dans le cadre de "Prime Time", asmonaco.com vous rafraîchit ainsi la mémoire. Aujourd’hui, lumière sur… Rafael Màrquez.

Le Kaiser de Michoacan. Ainsi surnommé dans son pays natal, Rafael Marquez a marqué de son empreinte ses années à l’AS Monaco. Et pourtant, il est presque un inconnu quand il débarque au pied du Rocher. Dénicher une pépite en défense, tel est l’objectif du club de la Principauté en 1999. Les Rouge et Blanc sortent alors d’une saison convenable, terminée à la 4e place du championnat de France. Convenable, mais insuffisante pour les ambitions de l’institution. Le club doit notamment se renforcer défensivement.

Un défenseur élégant et intelligent

Plusieurs pistes sont évoquées, mais c’est celle du jeune mexicain Rafael Màrquez (20 ans), qui aboutit. Un joueur intéressant, capable d’évoluer en défense centrale comme au poste de milieu défensif. Titulaire indiscutable à l’Atlas Guadalajara, il sort de la Coupe des Confédérations avec sa sélection, compétition qu’il remporte en finale face au Brésil de Ronaldinho (4-3). Défenseur au gabarit plutôt fluet (1m84, 75kg), technique, très bon dans l’anticipation mais aussi dans l’engagement physique, Rafael Màrquez est également un excellent relanceur.

Élégant et doté d’un bon jeu aérien, le Mexicain séduit tout de suite Claude Puel, qui a hérité d’un joueur que tout le monde aimerait avoir dans son équipe. Le public européen le découvre le 14 août 1999 sur la pelouse du Stade Louis-II, dans un match face au Sporting Club de Bastia. Les Rouge et Blanc s’imposent ce jour-là 4-0, grâce notamment à un triplé de David Trezeguet. Le défenseur central devient alors le premier mexicain à jouer en Division 1. Et ce match n’est que le début d’une saison magnifique pour le club de la Principauté et pour Rafael.

Au coeur d’une génération 2000 exceptionnelle

En effet, l’effectif a rarement été aussi complet au pied du Rocher. Fabien Barthez, champion du Monde 1998, garde les buts, protégé par Màrquez donc, qui est accompagné par Philippe Christanval, Martin Djetou ou encore Bruno Irles dans l’axe. Au milieu de terrain, Ludovic Giuly est rejoint par Marcelo Gallardo qui vient de débarquer en Principauté dans ce mercato XXL. Enfin en attaque, David Trezeguet, lui aussi auréolé d’une étoile, et Marco Simone s’occupent d’enfiler les buts. La recette est si bonne que l’AS Monaco remporte son septième titre de champion de France, en ayant pris la tête du classement dès la 13e journée, sans jamais la lâcher.

Et c’est bel et bien Rafael Màrquez qui est élu meilleur défenseur du championnat, selon CNN, avec 23 matchs disputés et tout de même trois buts au compteur. Au passage, les Monégasques atteignent les demi-finales de la Coupe de France cette saison-là. Malheureusement, lors du mercato estival de l’an 2000, l’AS Monaco essuie de nombreux départs. L’exercice 2000-2001 est plutôt mauvais pour le club, en dehors de la Coupe de la Ligue où les Rouge et Blanc atteignent la finale, qu’ils perdent de justesse face à l’Olympique Lyonnais, dans les prolongations.

Une phase de transition avant le retour en grâce

Les coéquipiers du défenseur au catogan terminent alors à la 11e place du championnat de France et ne passent pas la phase de poules en Ligue des Champions. Même maux la saison suivante, où Monaco finit 15e en championnat, et n’atteint que les quarts de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France. Malgré ces deux saisons plus que moyennes, Rafael Màrquez reste et confirme tout son talent et ses qualités de défenseur clairvoyant et intelligent. Talent qu’il va faire exploser au plus haut niveau lors de l’exercice suivant. Les dirigeants monégasques décident de marquer le coup lors du mercato estival 2002.

Peu de joueurs sont recrutés, mais les appelés ne sont pas des moindres, avec notamment le retour de Marco Simone, ou encore l’arrivée de la révélation niçoise, Patrice Evra. Et les résultats sont là, puisqu’après un début de saison difficile, l’AS Monaco finit 2e de l’élite, à seulement une longueur du grand Olympique Lyonnais. En 38 matchs, le club de la Principauté n’encaisse que 33 buts, en partie grâce à une défense très performante menée par Rafael Màrquez, et qui voit émerger Sébastien Squillaci et Gaël Givet.

Un palmarès incroyable au Barça, un Dieu en sélection

Pour évacuer la frustration de la deuxième place, les monégasques remportent la Coupe de la Ligue pour la première fois de l’histoire du club, face à Sochaux (4-1). C’est donc sur une victoire et un trophée que Rafael s’envole ensuite vers le FC Barcelone, où il deviendra une des figures emblématiques du club. A Monaco, où il se sera révélé aux yeux de l’Europe, il aura disputé pas moins de 112 matchs, pour cinq buts marqués. En Catalogne, Rafael Màrquez deviendra pour le coup le premier mexicain à remporter la Ligue des Champions en 2006, et réalisera un sextuplé historique en 2009.

Cette année-là, les coéquipiers de Lionel Messi remportent tout sur leur passage : la Liga, la supercoupe d’Espagne, la Coupe du Roi, la supercoupe d’Europe, le Mondial des clubs, et bien évidemment la C1. La carrière du Mexicain prend donc un autre tournant, d’autant qu’il devient en parallèle une légende en sélection. Encore aujourd’hui il demeure le 4e joueur le plus capé de l’histoire de d’ »El Tri », avec 147 sélections au compteur pour tout de même 18 buts inscrits.

Cinq coupes du Monde au compteur et un record

Il fait même parti du club très fermé des joueurs ayant participé à cinq coupes du Monde, aux côtés de légendes comme Gianluigi Buffon, Lothar Matthaus, ou encore son compatriote Antonio Carjaval. Il est d’ailleurs à ce jour celui qui a disputé le plus grand nombre de matchs au Mondial (25). Fort de ce statut et d’un palmarès incroyable en club, il reste sans aucun doute l’un des meilleurs défenseurs centraux de l’histoire de l’AS Monaco. Et pourtant il n’était arrivé qu’avec l’étiquette d’espoir au pied du Rocher, avant d’exploser. Muchas gracias Rafael !

Arthur Brasselet
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