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Interview 08 janvier 2022, 10:00

Serge Gakpé : "Mon but à Bollaert, c'est un super souvenir"

Serge Gakpé : "Mon but à Bollaert, c'est un super souvenir"
Avant la rencontre entre le FC Nantes et l'AS Monaco, ce dimanche (17h05) en Ligue 1, asmonaco.com est allé prendre des nouvelles de Serge Gakpé, passé par les deux clubs et aujourd'hui à Chypre. Entretien.

Il a poussé et éclos sur le Rocher. Arrivé au centre de formation en 2001, Serge Gakpé a fait toutes ses gammes dans les catégories de jeunes de l’AS Monaco, avant de porter le maillot de l’équipe première à 109 reprises (12 buts), de 2006 à 2011, puis de s’engager à Nantes. Avant la rencontre face aux Canaris ce dimanche (17h05), asmonaco.com est donc allé prendre des nouvelles de l’attaquant de 34 ans, qui évolue désormais au Karmiótissa FC, en deuxième division chypriote. Souvenirs.

Le centre de formation, ce sont toujours mes meilleurs souvenirs parce qu'on n'a pas une adolescence comme tout le monde, donc on crée des liens très forts avec ceux qui sont avec nous, parce qu'on les côtoie tous jours. Je n'en conserve que des bons souvenirs.
Serge GakpéAncien attaquant de l'AS Monaco

Bonjour Serge. Comment se passe ton aventure à Chypre, où tu évolue depuis 2019 ?         

Après deux ans à l’Apollon Limassol, j’ai signé cette année dans une équipe de deuxième division qui s’appelle Karmiótissa. C’est un club qui était dans l’élite la saison dernière et qui cherche à remonter. J’ai eu des sollicitations cet été pour aller ailleurs, mais avec ma famille nous voulions rester vivre à Limassol parce qu’on s’y trouve très bien, et en plus j’ai trouvé ce challenge sportif, donc tout était réuni. Et en parallèle, avec ma femme nous avons lancé un site de vente de vêtements multimarques (unfolloworld.com), et dans peu de temps je vais y incorporer ma propre ligne. Nous avons d’ailleurs fait un showroom il y a quelques semaines à Monaco. J’anticipe donc un peu ma retraite, avec un pied dans le foot et un autre dans ma reconversion. C’est le corps qui décidera quand j’arrêterai. Pour l’instant, je me sens bien et je prends du plaisir. Quand on arrive au bout, je pense qu’on le sait.

Pour parler de Monaco, quels souvenirs gardes-tu de ton arrivée au centre de formation en 2001 ?

Le centre de formation, ce sont toujours mes meilleurs souvenirs parce qu’on n’a pas une adolescence comme tout le monde, donc on crée des liens très forts avec ceux qui sont avec nous, parce qu’on les côtoie tous jours. Je n’en conserve que des bons souvenirs. En plus, beaucoup de joueurs de ma promotion sont passés professionnels. On sait bien que la qualité de la formation monégasque est optimale.

Tu as gardé contact avec certains joueurs du centre ?

Oui, bien sûr, pour la plupart d’entre nous on est toujours en discussion, par exemple avec Nicolas Maurice-Belay, Yannick Sagbo, Thomas Mangani… Maintenant, avec les réseaux sociaux, cela facilite beaucoup les choses, on interagit, on s’échange des messages,…

C’est Didier Deschamps qui t’a intégré le premier au groupe pro, dans une équipe avec beaucoup de grands noms. On imagine que cela devait être assez impressionnant…

En tant que petit jeune, c’était quand même assez dur parce qu’il y avait beaucoup de grands noms dans le vestiaire. Quand tu arrives, tu te demandes comment ça va se passer, mais ça aide énormément puisque tu apprends immédiatement auprès des plus grands et ça n’a pas de prix. Ça te fait évoluer beaucoup plus vite. Tout le monde avait été très cool avec moi et m’avait très bien accueilli, notamment Patrice Evra, Lucas Bernardi ou Jérémy Ménez qui avait connu ça récemment aussi. Didier Deschamps m’avait tout de suite mis à l’aise et me poussait, comme les autres jeunes, à progresser, même s’il est parti peu de temps après mon intégration au groupe professionnel. Mais ce passage s’était très bien effectué.

Parmi tous les grands joueurs que tu as côtoyés, lequel t’as le plus marqué ?

Yaya Touré ! C’était un monstre, il savait tout faire. C’était vraiment quelque chose. Il y avait aussi Nenê et Jérémy Ménez qui techniquement étaient très costauds. Mais si je ne dois en nommer qu’un seul, c’est clairement Yaya.

En fait, comme je pensais ne pas jouer, j'ai enlevé mes tresses la veille à l'hôtel pour me faire un shampoing, en me disant que ça ne se verrait pas. Problème, ça ne s'est pas passé comme je l'avais prévu et je suis entré sur le terrain avec une grosse coupe afro (rires) !
Serge GakpéAncien attaquant de l'AS Monaco

En janvier 2006, tu joues ton premier match en Ligue 1 contre Lens… et tu marques ton premier but ! Cela devait être un sentiment incroyable…

Complètement, surtout que je ne m’attendais pas du tout à jouer ce match. Cela devait être la première association en attaque de Marco Di Vaio et Christian Vieri, qui étaient arrivés au mercato d’hiver, donc je pensais être en tribunes pour ce match. Mais ils ont été un peu malades avant la rencontre, donc Francesco Guidolin m’a mis titulaire. Finalement, je pense que ça m’a aidé à ne pas me mettre la pression, à ne pas jouer le match avant dans ma tête. Et sur un super ballon en profondeur d’Olivier Veigneau, avec qui j’ai été formé, je pars au but et je glisse la balle entre les jambes de Charles Itandje. C’est un super souvenir, dans un stade Bollaert plein à craquer.

Pour cette première en Ligue 1, tu avais en plus une coupe de cheveux un peu originale par rapport à celle que tu as habituellement…

(Rires) C’est vrai. En fait, comme je pensais ne pas jouer, j’ai enlevé mes tresses la veille à l’hôtel pour me faire un shampoing, en me disant que ça ne se verrait pas. Problème, ça ne s’est pas passé comme je l’avais prévu et je suis entré sur le terrain avec une grosse coupe afro (rires) !

Quand je rentre en France, je prends toujours autant de plaisir à venir voir les gens à l'AS Monaco et à faire un passage au centre de formation. C'est toujours très sympa de revenir.
Serge GakpéAncien attaquant de l'AS Monaco

En mai 2008, tu as subi une grosse blessure et tu n’as jamais vraiment pu regagner ta place dans l’équipe. On imagine que c’est un regret…

C’est le seul regret que j’ai de mon passage à Monaco. J’ai été absent presque dix mois et à Monaco des bons joueurs arrivent à chaque mercato. Donc quand tu es absent dix mois, c’est très compliqué pour revenir, surtout quand tu es jeune. Savoir ce que tu dois faire après ta blessure et comment travailler avec un corps qui a changé étaient des choses que je ne maîtrisais pas encore. Donc après, cela a été un peu plus compliqué, mais c’est la vie d’un footballeur.

Ensuite tu as joué en France, mais aussi en Italie et en Belgique. Comment as-tu vécu ces expériences à l’étranger ?

Après Monaco, j’ai signé à Nantes en janvier 2011 et c’était un peu comme si je commençais une seconde carrière. Dans le foot ça va vite, tout ce que tu as fait avant c’est du passé, donc il fallait repartir de l’avant et se remettre sur les bons rails, ce que j’ai réussi à faire. Ensuite je suis allé en Italie (Genoa, Atalanta Bergame, Chievo Verone), en Belgique (Standard de Liège, Cercle Bruges) et une saison à Amiens, avant de retrouver le soleil à Limassol. Après Bruges et Amiens, j’en avais besoin (rires) !

Est-ce que tu suis encore la Ligue 1 et surtout l’AS Monaco ?

Bien sûr. J’ai notamment regardé le match contre le PSG, où Monaco n’est vraiment pas passé loin de faire quelque chose. Je suis principalement les clubs dans lesquels je suis passé, Monaco et Nantes. Mais quand je rentre en France, je prends toujours autant de plaisir à venir voir les gens à l’AS Monaco et à faire un passage au centre de formation. C’est toujours très sympa de revenir.

Rise. Risk. Repeat.

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