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National 2 21 août 2020, 10:38

David Bechkoura : "Il va falloir batailler"

David Bechkoura : "Il va falloir batailler"
David Bechkoura et ses joueurs de National 2 retrouvent le championnat ce week-end, avec la réception de Louhans-Cuiseaux (à huis-clos). L'entraîneur en place depuis 2017 à l'AS Monaco revient sur la préparation de son effectif et sur la saison à venir.

4 matchs amicaux face à Grasse (victoire 2-0), Villefranche Saint-Jean de Beaulieu (match nul 1-1), Nîmes (défaite 1-0) et Fréjus Saint-Raphaël (victoire 2-1) : la préparation du groupe National 2 est terminée et va laisser place au championnat, qui reprend ce week-end contre Louhans-Cuiseaux. David Bechkoura dresse le bilan des semaines écoulées et évoque la saison qui arrive.

David, vous sortez d’une préparation intensive avec 4 matchs amicaux. Comment s’est-elle passée ?

Nous sortons d’une saison assez particulière puisqu’on l’a arrêtée au mois de mars. Il a fallu retrouver les joueurs sur une préparation dans un premier temps depuis leur domicile, avant qu’ils arrivent sur place pour démarrer. Dans notre préparation, nous avons fait un stage à Saint-Martin de Vésubie. J’ai à ma disposition un nouveau groupe composé essentiellement de joueurs issus des U19. Nous avons travaillé comme il fallait, en faisant attention et en montant les charges progressivement. Parce que non seulement c’est nouveau pour eux, mais aussi parce qu’il y avait cette période de Covid à gérer.

Quelles différences voyez-vous avec les préparations des années précédentes ?

Les joueurs ont l’habitude de la chaleur car cela fait quelques années qu’ils sont à l’AS Monaco, mais en cette période de Covid, il n’y a pas de vestiaire donc peu de fraîcheur à aller chercher. Les préparations de match sont différentes aussi puisqu’on arrive juste pour jouer le match et on attend en tribune, sans trop de préparation. Le vestiaire est un lieu un peu sacré, donc les conditions n’étaient pas faciles, mais les joueurs ont répondu présent par rapport à toutes ces contraintes et nous avons malgré tout réussi à travailler dans des conditions respectables.

Quelles projections faîtes-vous sur la saison à venir ?

Cela va être une découverte du niveau du football d’adultes. Nous allons forcément attendre une progression au fur et à mesure de l’année. On va mettre en place notre jeu puis nous verrons comment les joueurs vont répondre et progresser, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif.  Il serait hâtif de tirer des enseignements dès maintenant. Sur le classement, il est certain que l’on aimerait toujours bien figurer mais nous nous apercevons chaque année que les centres de formation sont en difficulté, puisqu’il y a des clubs prestigieux qui sont descendus en National 3. On sait qu’on va souffrir cette année, il va falloir batailler pour acquérir le maintien le plus vite possible. Pour nous le but c’est de faire progresser dans un climat plus facile, mais ce n’est pas toujours simple dans le football.

Jonathan Bakali écoute les consignes de son entraîneur David Bechkoura

Pour un formateur, voir des joueurs avec le groupe professionnel comme Eliot Matazo, Chrislain Matsima ou encore Enzo Millot, cela doit être une fierté ?

C’est l’attente des formateurs. C’est notre travail et notre fierté de voir les joueurs apparaître dans le groupe professionnel, d’y jouer puis de s’y imposer. Mais attention : y être, c’est quelque chose, mais y jouer et devenir un joueur important de l’AS Monaco, c’est autre chose. Mais quand cela arrive c’est une grande fierté oui.

Vous êtes épaulé depuis cette année par Sébastien Squillaci. Comment se sont passées ces premières semaines de collaboration ?

La complicité s’est installée assez rapidement, on a trouvé nos marques et on fonctionne vraiment très bien en binôme, même si nous sommes bien plus que deux avec tout un staff qui nous permet de bien travailler. Sébastien amène son expérience de joueur et veut progresser aussi en tant qu’entraineur. C’est très intéressant de l’avoir, nous avons beaucoup d’échanges et construisons les séances ensemble. Je ne le considère pas comme un second, je veux qu’il s’investisse car à terme, ce sera quelqu’un qui prendra sûrement une équipe.

Personnellement, vous êtes d’ailleurs fraîchement diplômé du BEPF. C’est une belle récompense…

Tout d’abord, je remercie l’AS Monaco de m’avoir permis de passer ce diplôme. C’est une belle occasion d’avoir une promotion. Pour moi, c’est l’aboutissement d’un projet professionnel d’aller au bout de ce diplôme. C’est une fierté car mon parcours n’est pas celui d’un joueur professionnel, mais je suis arrivé aujourd’hui à atteindre les objectifs que je m’étais fixés. Ça ne va pas changer mes habitudes mais ça me permet d’enrichir les capacités, d’aborder de manière différente les choses, de me remettre en question, d’apporter plus de précisions et peut être un jour avoir d’autres opportunités.

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