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Stats 26 janvier 2021, 18:39

Pourquoi l'AS Monaco cartonne sur coups de pied arrêtés

Pourquoi l'AS Monaco cartonne sur coups de pied arrêtés
C'est un exercice dans lequel les Rouge et Blanc excellent depuis le début de saison. Les coups de pied arrêtés ont déjà amené 19 buts à l'AS Monaco en Ligue 1, soit plus que toute autre équipe de l'élite. Décryptage.

C’est devenu une spécialité locale. L’AS Monaco est passé maître dans l’art des coups de pied arrêtés cette saison en Ligue 1. Avec 19 réalisations inscrites dans le domaine sur les 42 buts des Rouge et Blanc au total, le club de la Principauté marque ainsi 45% de ses buts sur ces phases statiques. C’est plus que toute autre équipe de l’élite. Une réussite qui s’explique par le travail effectué à l’entraînement, qui permet de débloquer certaines situations comme face à Marseille (3-1). Niko Kovac avait d’ailleurs été interrogé à ce sujet en conférence de presse d’après-match, sur cette spécificité. 

J’avais dit il y a quelques semaines que je voulais qu’on continue de marquer sur coup de pied arrêtés, c’est chose faite ce soir. Je suis content car c’est un secteur de jeu qui peut ramener des points. Nous avons de très bon tireurs, aussi bien que sur corner, coup franc ou penalty.
Niko KovacEntraîneur de l'AS Monaco

Redoutables sur corner

Dans le détail, depuis le début de l’année 2021, l’AS Monaco a inscrit sept buts en Ligue 1 à la suite d’un corner. C’est au moins cinq de plus que toute autre équipe de l’élite. L’effectif monégasque a ainsi la particularité de posséder des joueurs défensifs grands par la taille, qui possèdent un bon jeu de tête, mais qui sont plus globalement très réalistes dans la surface adverse. Axel Disasi (1m90, 2 buts), Guillermo Màripan (1m93, 3 buts), Benoît Badiashile (1m94, 2 buts) et désormais Aurélien Tchouameni (1m87, 1 but), ont ainsi tous marqué au moins un but en Ligue 1 cette saison. 

Parmi eux, l’international chilien (26 sélections, 2 buts) a fait trembler les filets à trois reprises en 2021, à chaque fois sur corner (contre Lorient, Angers et Marseille). Aucun défenseur ne fait mieux dans les cinq grands championnats européens sur la période (à égalité avec Nico Elvedi du Borussia Mönchengladbach). C’est d’ailleurs son but dès le retour des vestiaires, qui remet les Rouge et Blanc sur de bons rails face à Marseille (1-1, 47e). Profitant au passage de l’appel au premier poteau de Kevin Volland, redoutable dans cette zone là, pour conclure de la tête sur un centre d’Aleksandr Golovin.

Nous avons plusieurs tactiques pour contrer l’adversaire. Sinon ce serait trop facile de nous lire. Parfois nous les tirons au premier poteau où Kevin aime couper la trajectoire. Nous exécutons des mouvements différents pour créer de l’incompréhension chez les défenseurs adverses. Cela nous permet d’avoir une palette plus fournie.
Aurélien Tchouameni

Des phases de jeu travaillées à l’entraînement

L’international allemand est d’ailleurs une des clés pour expliquer la réussite de l’AS Monaco dans le domaine. Celui qui a été élu meilleur monégasque de la phase aller par les fans avait déjà dévié le cuir au premier poteau pour Wissam Ben Yedder face à Montpellier. Le capitaine monégasque avait alors fracassé la barre transversale avant que le numéro 31 ne conclut lui même l’action d’une frappe sèche à l’entrée de la surface héraultaise.

Une combinaison parmi d’autres, comme lorsqu’avec ses appels, il libère des espaces à ses coéquipiers aux six mètres. C’est en tout cas le fruit d’un travail réalisé en amont des rencontres, comme l’a confié Aurélien Tchouameni en conférence de presse d’après match. Les coups de pied arrêtés étant un des domaines de prédilection de Robert Kovac, entraîneur adjoint de son propre frère.

Un bijou de coup franc direct de Stevan Jovetić

Des phases qui sont en tout cas plus évidentes à répéter que l’efficacité sur coup franc direct. Deux ans et deux mois se sont ainsi écoulés avant que Stevan Jovetić ne signe le premier but de l’AS Monaco dans l’exercice, depuis Radamel Falcao face à Caen le 24 novembre 2018.

Avec une frappe chronométrée à plus de 100 km/h, l’attaquant monténégrin a conclu de la plus belle des manières ce choc face à l’Olympique de Marseille, placé sous le signe des phases arrêtées. Trois buts dans le domaine en un seul match, cela souligne également la richesse des tireurs disponibles. La variété des profils étant un atout supplémentaire pour « brouiller les cartes », comme le rappelait récemment Niko Kovac et Aurélien Tchouameni.

100% de réussite sur penalty

Et puis que dire des penalties ? Ils réussissent eux aussi très bien aux coéquipiers de Wissam Ben Yedder, qui est devenu un spécialiste de l’exercice. Sur les six sentences obtenues cette saison par les Monégasques, elles ont toutes terminé au fond des filets. Le capitaine monégasque a ainsi scoré à deux reprises face à Montpellier, à l’aller comme au retour (7e et 20e journée).

Mais également face à Lyon (8e journée), Bordeaux (9e journée) et Marseille (14e journée). Tandis que contre le Paris Saint-Germain (11e journée), en l’absence du numéro 9, c’est Cesc Fàbregas qui s’était chargé de transformer le penalty. Avec un 6/6 dans le domaine, les hommes de Niko Kovac réalisent donc un sans faute jusque-là. Et confirment qu’ils sont encore une fois très à l’aise aussi quand le ballon est arrêté.

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