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Partout Toujours 16 octobre 2021, 14:00

Arthur : "J’ai fait un five avec mon idole, Ludovic Giuly"

Arthur : "J’ai fait un five avec mon idole, Ludovic Giuly"
Pour célébrer la présence systématique de nombreux supporters monégasques dans les parcages à l’extérieur et le retour des supporters dans les stades, asmonaco.com poursuit sa série dédiée aux soutiens des Rouge et Blanc. Pour ce quatrième épisode de la saison, partez à la découverte d’Arthur à Lyon.

Pour lui, l’AS Monaco c’est presque une histoire de famille. Son club, il ne l’a pas choisi, il s’est imposé à lui ! Fan des Rouge et Blanc depuis très jeune grâce à son grand frère, tombé dedans avant lui, il n’a pas succombé à la fièvre verte de son paternel. « Mon père nous a toujours laissé le choix, il voulait avant tout qu’on prenne du plaisir avec le foot », avoue-t-il, avec beaucoup de reconnaissance.

Un monégasque assumé à Lyon

Lui c’est Arthur, 26 ans, vendeur automobile à Lyon. Résident du 4e arrondissement, au cœur du quartier de la Croix-Rousse, ce Mâconnais d’origine est une exception dans la région rhodanienne. Même s’il aime à rappeler que la communauté monégasque est large et n’a pas de frontières. Rencontre avec un passionné de la première heure.

Salut Arthur. Tout d’abord, comment devient-on supporter de l’AS Monaco quand on habite dans la région lyonnaise ?

Je suis originaire de Mâcon, mais c’est vrai que je vis depuis plusieurs années à Lyon. Je suis venu m’installer ici pour travailler, mais comme on peut l’imaginer, tous mes potes sont pour l’Olympique Lyonnais. En fait je dois ma passion pour l’AS Monaco à mon frère aîné, car le premier match de foot qu’il a vu, c’était un match des Rouge et Blanc, avec la fameuse tunique frappée de la Diagonale. Je ne me suis même pas posé la question, et j’ai suivi le mouvement. Je me rappelle d’ailleurs que mon premier match c’était un Monaco-Nantes, à la grande époque du FCNA (champion en 2001, ndlr), et nous avions pris une branlée.

Comment cette passion naissante pour le club de la Principauté a-t-elle survécu aux années collège ?

J’ai joué au foot à partir de mes cinq ans, et c’est là que je me suis rendu compte, petit à petit, que suivre un club avait de l’importance, représentait des valeurs. Arrivent ensuite les années au collège effectivement, où tu te différencies en ne suivant pas la même équipe, donc tu mets ton sentiment d’appartenance encore plus en valeur. Mes potes étaient soit pour Lyon, soit pour Marseille, car leurs parents leurs transmettaient.

C’est là que tu commences à te vexer quand on te chambre car ton équipe perd. C’est à partir de là aussi que j’ai commencé à aller voir Monaco à droite à gauche en déplacement. Mais on va dire que le vrai détonateur, comme pour beaucoup de ma génération, a été l’épopée en Ligue des Champions en 2003-2004. C’était vraiment incroyable, et c’est ce qui m’a consolidé en tant que supporter de ce Club. On s’est soudés avec mes frères, liés par l’AS Monaco.

Ce qui m’a marqué, c’est d’abord le nombre de supporters monégasques qu’il y avait là-bas, nous étions vraiment nombreux (3300, ndlr). Ensuite, de voir l’accueil que les supporters de Dortmund nous ont fait, et l’aide qu’ils nous ont apportée quand ils ont compris que le match allait être reporté au lendemain, c’était très fort.
ArthurA propos du déplacement à Dortmund

Un match en déplacement t’a-t-il particulièrement marqué ?

Il y en deux que je garde en mémoire. Le premier c’est le déplacement à Dortmund en 2017, quand le match est reporté. Malheureusement je n’ai pas pu rester le lendemain, car mes deux frères travaillaient. Ce qui m’a marqué, c’est d’abord le nombre de supporters monégasques qu’il y avait là-bas, nous étions vraiment nombreux (3300, ndlr). Ensuite, de voir l’accueil que les supporters de Dortmund nous ont fait, et l’aide qu’ils nous ont apportée quand ils ont compris que le match allait être reporté au lendemain, c’était très fort.

On ne faisait qu’un avec eux, j’en garde un super souvenir. J’ai encore des photos avec des fans du BVB. Je n’ai jamais vécu ça dans un autre déplacement. Et l’autre c’est quelques semaines plus tard, avec notre victoire au Parc OL, qui nous conduit vers le titre de champion de France. On gagne là-bas, c’était jouissif.

Dortmund, la preuve que les parcages monégasques sont toujours pleins…

Quand on voit que les parcages sont pleins à l’extérieur, autant que certaines grosses équipes du championnat qui sont censées avoir beaucoup plus de supporters, ça prouve bien que l’AS Monaco n’est pas une petite équipe. On est nombreux, on arrive toujours à se faire entendre et partout, donc ça c’est top ! Notamment à Dortmund encore une fois, où c’était impressionnant, nous étions très nombreux. Je n’ai jamais ressenti une ambiance aussi saine d’ailleurs entre deux clubs rivaux, encore une fois. Je reste persuadé qu’on peut être supporter et intelligent, nombreux et partout, et c’est la force de Monaco.

Quel but gardes-tu en mémoire tout au long de ces années ?

Alors je ne dirais pas un, mais plusieurs buts. Ceux de Dado Pršo contre le Deportivo La Corogne en 2003, lorsqu’il inscrit un quadruplé le jour de son anniversaire il me semble et qu’on gagne 8-3 (le 5 novembre, ndlr). Ce match-là m’avait transcendé, car je me suis dit qu’on ne verrait pas un tel score tous les jours en Ligue des Champions. C’est là aussi où je me suis rendu compte que mentalement, le gars était trop fort. Il était soutenu par toute l’équipe, qui célébrait comme un.

Est-ce que tu aimes collectionner les maillots ?

Oui j’ai quelques reliques dans mon armoire. Je ne suis pas un vrai collectionneur, mais j’en ai eu des beaux. Déjà quand j’étais petit, j’avais quasiment tous les premiers maillots Kappa. Ensuite j’en ai récupéré à des matchs, notamment celui de João Moutinho. Celui-là me tient particulièrement à cœur. J’avais aussi eu le haut d’entraînement de Layvin Kurzawa avant un match à l’échauffement. Et puis j’ai un maillot de Coupe de France de Wissam Ben Yedder aussi qui n’est pas très vieux.

Celui qui m’a le plus marqué et que j’ai le plus aimé, c’est Ludovic Giuly. En plus, j'ai eu l’occasion de le recroiser plusieurs fois à Lyon, vu qu’il est originaire d’ici. J’ai même pu jouer un five avec lui, car j’ai ami qui le connaît, donc c’était super cool. Il a toujours été mon idole.
ArthurSon joueur préféré

Justement, quels joueurs te viennent en mémoire depuis que tu es supporter monégasque ?

Instinctivement j’ai envie de dire David Trezeguet, car dans le style de jeu, c’est un joueur qui m’a toujours plu. Car quand je jouais, j’étais attaquant. Mais celui qui m’a le plus marqué et que j’ai le plus aimé, c’est Ludovic Giuly. En plus, j’ai eu l’occasion de le recroiser plusieurs fois à Lyon, vu qu’il est originaire d’ici. J’ai même pu jouer un five avec lui, car j’ai ami qui le connaît, donc c’était super cool. Il a toujours été mon idole. Plus proche d’aujourd’hui, je dirais que c’était exceptionnel de voir Kylian Mbappé grandir chez nous. Et puis j’aime vraiment beaucoup Aurélien Tchouameni pour être un peu plus dans l’actualité.

As-tu une anecdote marrante qui te revient en tête ?

La première fois que je suis allé en parcage visiteur au Groupama Stadium, je me suis trompé de parking. Évidemment j’avais toute la panoplie sur moi, maillot, écharpe… Et quand je m’approche du stade au niveau d’une petite butte, de l’autre côté il y avait 200 à 300 supporters lyonnais qui se sont mis à me courser. Heureusement pour moi j’avais une bonne condition athlétique, mais j’ai dû aller jusqu’à des CRS qui m’ont fait rentrer dans leur camion. Ils m’ont emmené jusqu’à l’entrée du stade, pour que je sois en sécurité. Et plus récemment je me suis fait passer pour un supporter lyonnais à l’antenne de la radio RMC, car ça m’emmerdait que l’on n’appelle pas de fans monégasques. Je me suis fait allumer le lendemain au boulot (rires).

Lyon est une équipe qui me fait toujours un peu peur. Mais en tout cas ça va être un match déterminant pour le reste de la saison, ça peut être un tournant. J’espère qu’on va y aller avec envie, mais avec Niko Kovac je n’ai pas trop de doutes !
ArthurSur le choc du week-end

Comment tu vois le choc de ce week-end ?

J’avoue que j’appréhende un peu, car on ne fait pas le meilleur début de saison possible, même si on a bien enchaîné sur les derniers matchs. Lyon est loin d’être une mauvaise équipe, je ne l’apprécie pas particulièrement, même si j’ai du respect pour elle. C’est une équipe qui me fait toujours un peu peur. Mais en tout cas ça va être un match déterminant pour le reste de la saison, ça peut être un tournant. J’espère qu’on va y aller avec envie, mais avec Niko Kovac je n’ai pas trop de doutes ! Ça va se jouer au talent, et il y en a des deux côtés. Mais si nous sommes capables de construire un jeu collectif, on aura les armes pour gagner.