Rodrigue : "J'ai croisé Kylian Mbappé sur une aire d'autoroute"
Une passion née en Guadeloupe. Supporter de l’AS Monaco depuis les années 1980 alors qu’il n’est âgé que d’une dizaine d’années, Rodrigue, 53 ans, aime toujours autant le club de la Principauté. Ce formateur de personnel dans l’administration pénitentiaire à Bolbec sera en effet présent avec les Munegu Normandy dans le parcage du Stade Océane ce samedi (19h), pour pousser les Rouge et Blanc à décrocher la victoire au Havre lors de la 19e journée de Ligue 1. Interview. 🎙️
Bonjour Rodrigue. Depuis combien de temps et pour quelles raisons supportes-tu l’AS Monaco ?
Je suis devenu supporter du club de la Principauté très jeune. Pour reprendre l’historique, je viens d’une petite île au sud de la Guadeloupe donc je n’habitais pas du tout en France métropolitaine. Et lorsque j’avais à peu près 10 ans, au début des années 1980, mon frère regardait un match à la télé, et je voyais une équipe où le ballon circulait très bien, j’étais ébahi par les passes et les séquences qui se faisaient. Je demande donc à mon frère qui est cette équipe et il me répond que c’est l’AS Monaco. C’est donc parti de là.

Aussi bien en Guadeloupe qu’en Normandie, j’imagine que dans les deux cas, ça ne doit pas être courant d’être supporter du club dans le coin ?
Non, pas du tout. Dans la structure où je travaille, je crois qu’il y a peut-être deux ou trois supporters, mais c’est un peu rare effectivement. Chaque lundi matin, c’est le folklore, surtout quand il y a une défaite de l’AS Monaco. Même mon directeur passe à mon bureau. Par exemple mercredi, il est passé avec un petit sourire parce qu’on avait perdu contre le Real Madrid, ça charrie pas mal.
Je brandis en tout cas tout le temps les couleurs du club, et il y a des affiches partout dans mon bureau. J’y suis tellement attaché qu’à un moment donné, on m’appelait même Radamel Falcao ! En Guadeloupe, j’ai eu la chance d’avoir un beau-frère qui supportait Monaco donc ça nous permettait, lors des repas de famille, d’en parler.
Tu me parles de Falcao. Est-ce qu’il y a des joueurs qui t’ont marqué plus que d’autres dans l’histoire du Club ?
Sans aucun doute le duo David Trezeguet et Thierry Henry. Parce que, comme je t’ai dit, j’ai commencé tout petit à supporter l’AS Monaco. Pour te dire, je regardais même parfois, parce que je n’avais pas trop les moyens à l’époque, tout le match en crypté sur Canal+. C’est fou, ce que je dis là, mais c’est véridique. J’arrivais quand même à percevoir quelques images, quelques passes ou des fois des buts, mais il ne fallait pas que je loupe un seul match !
As-tu une anecdote sur un joueur que tu aurais pu rencontrer ?
C’est une histoire de fou à vrai dire ! Il faut tout d’abord savoir que mon fils Enzo vient au match avec moi depuis qu’il a 3 ans. On est en 2017 lors d’un match à Caen et Kylian Mbappé venait tout juste d’être sélectionné pour la première fois en Equipe de France. C’était l’année du titre et mon fils voulait absolument faire une photo avec lui. On avait attendu, mais à cette époque-là, on ne savait pas trop comment faire pour voir les joueurs.
Puis au bout d’un moment, il avait besoin d’aller aux toilettes et il était déçu, mais nous sommes partis. Une fois l’autoroute prise, je m’arrête à une aire d’autoroute, on rentre dans la boutique pour aller aux toilettes et je vois Wilfried Mbappé, le père de Kylian, au rayon des sandwichs. Dans la foulée, je le vois sortir des toilettes. Etant de nature timide, je n’aime pas trop oser, mais là l’occasion était trop belle pour ne pas lui demander une photo. Je prenais la photo mais je tremblais parce que j’étais aussi impressionné. C’est finalement son frère Ethan, qui était tout petit à l’époque, et Wilfried qui nous ont pris en photo avec lui.
Et au Stade Louis-II, as-tu un souvenir marquant ?
Lorsque je suis arrivé en France, c’était une chance pour moi d’être en Métropole et d’avoir l’occasion de voir des matchs. Je passais mon temps dans les parcages monégasques à l’extérieur car je ne connaissais pas trop le fonctionnement. Et un jour en 2019, je vois sur Facebook, un appel pour descendre au Stade Louis-II lors du match face à Lyon, et le Club avait affrété un bus de 50 places pour les Munegu Normandy.
Je suis descendu avec eux pour le match et depuis cette période, je n’ai plus jamais quitté le groupe et mon fils l’a également rejoint depuis 2020. C’était un très bon souvenir lorsque nous sommes partis de la digue avec le cortège pour arriver jusqu’au stade avec les fumigènes et les chants. J’étais impressionné par l’ambiance !
Et en déplacement, est-ce que tu en as un qui a été plus marquant que d’autres ?
Je fais beaucoup de déplacements. Cette année, j’en ai déjà fait au moins 6 ou 7, mais le meilleur reste un « déplacement » à domicile pour moi puisque c’était lors de la rencontre face à Tottenham au Stade Louis-II cette saison (0-0). On a fait 2000 km aller-retour avec mon fils pour être présents lors de ce match, donc c’est très affectif.
Et pour toi, quelle est la plus belle saison en tant que supporter des Rouge et Blanc ?
Mon cœur balance entre la saison 2003-2004 et celle du titre en 2017. Je choisis quand même la seconde car on a eu le titre au bout ainsi qu’un superbe parcours en Ligue des Champions, jusqu’à cette défaite face à la Juventus Turin avec un arbitrage qui laissait à désirer. Le niveau de jeu durant cette période était stratosphérique.
Justement, côté familial, as-tu réussi à transmettre cette passion ?
L’ensemble de ma famille supporte Bordeaux donc j’ai craint pour mon fils (rires). D’ailleurs je me rappelle qu’ils ont failli l’entraîner à supporter les Girondins mais finalement, non, c’est un Monégasque ! En parlant de famille, je reviens tout juste du déplacement à Madrid que j’ai effectué avec une famille des Munegu Normandy, ce sont des amis maintenant.
Pour finir, un pronostic pour le match, qui est assez spécial pour toi ?
Je vois bien un petit 1-3. Je regarde les matchs du Havre et même si c’est un club qui a un petit budget, ils arrivent à produire un jeu assez cohérent. Pour les buteurs, je vois bien Ansu Fati, Folarin Balogun et Maghnes Akliouche.
📢 Pour rejoindre les Munegu Normandy :
Responsable : Julien Durel
Adresse : 119, Les Amonteaux – 50470 TOLLEVAST
Tél : 06 01 95 95 68
Mail : munegunormandy@outlook.fr
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