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Coupe de France 07 février 2022, 15:13

Philippe Clement : "Ne pas se relâcher après un succès"

Philippe Clement : "Ne pas se relâcher après un succès"
Très satisfait de voir son équipe progresser de semaine en semaine depuis son arrivée sur le banc de l’AS Monaco, le technicien flamand s’est exprimé en conférence de presse, à la veille du quart de finale de Coupe de France face à Amiens (21h).

Un jour, un objectif ! Après avoir gagné la bataille tactique face à l’OL de Peter Bosz samedi soir dans le choc de la 23e journée de Ligue 1 (2-0), Philippe Clement repart à l’assaut de la Coupe de France avec les Rouge et Blanc. Avant de défier Amiens en quart de finale ce mardi au Stade Louis-II (coup d’envoi 21h), le technicien monégasque a confié son état d’esprit aux médias. Extraits.

Sur une potentielle première victoire en Coupe en tant que coach

Je l’ai gagnée en tant qu’assistant (sourire) ! C’est toujours valorisant de gagner des trophées dans une carrière, que ce soit en tant que joueur, entraîneur mais même quand tu fais partie d’un staff. Pour moi c’est la même chose. J’ai gagné une Coupe de Belgique en tant qu’adjoint de Michel Preud’homme à Bruges et c’est aussi marquant selon moi. Une revanche à prendre par rapport à l’an dernier ? Chaque année est une nouvelle aventure. Quand tu as perdu un titre, tu apprends, mais ce n’est pas suffisant pour gagner l’année d’après. C’est important pour ne pas refaire ce que tu as mal fait. En tout cas je veux m’appuyer sur des choses positives.

Ils ont beaucoup de forces devant, avec notamment un grand attaquant, Aliou Badji qui est bon de la tête, et un autre qui va vite sur le côté. Il y a aussi un joueur que j’ai connu à Bruges, Formose Mendy, qui était dans l’équipe réserve l’an dernier.
Philippe ClementA propos d'Amiens

Sur le profil de l’adversaire, Amiens

Nous devons nous concentrer sur nos qualités, jouer notre style de jeu, mais aussi bien étudier cette équipe d’Amiens. Chaque préparation de match est la même pour nous, quel que soit le niveau de l’équipe, nous regardons comment évolue notre adversaire. Ils ont beaucoup de forces devant, avec notamment un grand attaquant, Aliou Badji qui est bon de la tête, et un autre qui va vite sur le côté. Il y a aussi un joueur que j’ai connu à Bruges, Formose Mendy, qui était dans l’équipe réserve l’an dernier. Ils joueront à cinq derrière certainement, avec trois centraux, donc il va falloir s’adapter.

Le risque de se relâcher

C’est un bon test pour voir comment les joueurs réagissent après cette belle victoire contre Lyon. Les grandes équipes et les grands joueurs doivent prouver que peu importe le match, l’adversaire et la compétition, ils montrent la même qualité sur le terrain. Pour moi c’était essentiel de regarder les joueurs dans les yeux après ce succès en championnat, pour leur faire passer le message de ne pas se relâcher. Je pense qu’ils ont bien compris, c’est en tout cas ce que j’ai senti sur le moment et à l’entraînement depuis.

La nécessité de bien récupérer

Je dois gérer les temps de jeu de chacun. On a vu que Guillermo (Maripán) a terminé avec des crampes samedi, car il revenait de sélection à La Paz en Bolivie, à plus de 3000 mètres d’altitude. J’ai besoin de joueurs à 100% qui peuvent jouer à fond, donc je vais voir quelles sont les forces en présence. C’est pour ça que je dois regarder qui est prêt à débuter ce match. Si vous jouez durant un mois avec les mêmes joueurs, les autres ne sont pas prêts pour la compétition. C’est pour ça qu’il est bon de toujours donner une chance à ceux qui montrent de belles choses à l’entraînement de faire voir leurs qualités.

C’est une motivation supplémentaire pour les joueurs, de savoir que l’AS Monaco ne l’a pas gagnée depuis aussi longtemps. Car si tu gagnes cette Coupe de France, c’est une possibilité d’écrire une page de l'histoire du Club.
Philippe ClementDernière victoire en Coupe en 1991

Sur la possibilité de faire des changements

Si tu ne lances pas les jeunes, ils ne peuvent pas progresser. J’ai lancé Charles De Ketelaere à Bruges contre le PSG en Ligue des Champions pour son 2e match en pro. Je ne donne pas de chances pour rien, mais à l’appui de ce qui se passe au quotidien lors des séances encore une fois. Je dois récompenser ceux qui montrent qu’ils ont envie de jouer. J’ai envie qu’ils soient libérés quand ils ont l’opportunité de se montrer. Maghnes Akliouche et Félix Lemarechal ? Ils sont avec le groupe au quotidien. Il faut regarder quel est le bon moment pour les lancer et leur donner une chance, mais ce sont de bons jeunes.

Le choix du gardien

Chaque match il y a des choix à faire. Pour moi Alex (Nübel) est évidemment le numéro un. Mais la Coupe de France est une compétition différente et Vito (Mannone) a fait une très belle partie à Lens, où il a effectué beaucoup d’arrêts. Donc je dois encore réfléchir à savoir qui je vais aligner.

La Coupe de France, 31 ans après ?

Quand on parle de bonus pour une Coupe, on parle de quelque chose qui n’est pas vraiment important, qui vient en plus. Pour moi, toutes les compétitions sont importantes, et je ne veux pas établir de hiérarchie entre les trois tableaux. Je suis ici pour gagner des choses, comme je l’ai fait à Genk ou à Bruges. Je veux faire le maximum avec les joueurs que j’ai à ma disposition. Mais je dois aussi penser au développement des jeunes joueurs. Je ne dois pas seulement gagner des matchs, mais aussi faire progresser ce groupe. Certains doivent jouer pour avoir leur chance au haut niveau. Il faut que j’arrive à switcher facilement d’un objectif à un autre. En tout cas c’est une motivation supplémentaire pour les joueurs, de savoir que l’AS Monaco ne l’a pas gagnée depuis aussi longtemps. Car si tu gagnes cette Coupe de France, c’est une possibilité d’écrire une page de l’histoire du Club.

Son regard sur son compatriote, Eliot Matazo

C’est un joueur avec beaucoup de qualités, mais qui a aussi un très bon mental. Il est encore très jeune, mais a déjà prouvé, pas seulement sur un match mais à plusieurs reprises, qu’il a l’étoffe pour pouvoir jouer au milieu. Il est à un poste où il y a beaucoup de concurrence, mais il prouve à chaque entraînement qu’il a sa place ici. Quand on prolonge un joueur, ce n’est pas seulement pour lui faire un cadeau, c’est parce que nous croyons en lui. Il a encore des choses à améliorer, mais il est sur le bon chemin.