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Partout Toujours 08 janvier 2022, 19:45

Quentin : "Dans la cour de récré, on était tous Morientes, Giuly ou Rothen"

Quentin : "Dans la cour de récré, on était tous Morientes, Giuly ou Rothen"
Pour célébrer la présence systématique de nombreux supporters monégasques dans les parcages à l’extérieur, asmonaco.com poursuit sa série dédiée aux soutiens des Rouge et Blanc. Pour ce dixième épisode, partez à la découverte de Quentin, habitant de la région nantaise.

Comme chaque année, il avait coché la date sur son agenda depuis longtemps. Malheureusement, Quentin Samson (28 ans) ne sera pas dans les tribunes de La Beaujoire ce dimanche, en raison des nouvelles mesures sanitaires liées à la Covid. Mais ce grand supporter des Rouge et Blanc, qui vit à une quarantaine de minutes de Nantes, sera devant sa télévision pour pousser son équipe de cœur, dont il est tombé amoureux lors de la formidable épopée européenne de 2003-2004 et qu’il n’a jamais lâchée depuis.

Mon premier souvenir, c'est le 8-3 contre La Corogne. Quand on commence à suivre le foot et qu'on voit autant de buts dans un même match, on se dit qu'il y a un problème, que la télé est cassée (rires). C'était incroyable.
Quentin SamsonSupporter de l'AS Monaco

Bonjour Quentin. Comment es-tu devenu supporter de Monaco en habitant près de Nantes ?

Je suis né en 1993 et je me suis rapidement mis au foot. Et comme beaucoup de gens de mon âge, dans la tranche 25-30 ans, l’élément déclencheur a été la saison 2003-2004 et la possibilité de voir la Ligue des champions en clair à la télé. Mon premier souvenir, c’est le 8-3 contre La Corogne. Quand on commence à suivre le foot et qu’on voit autant de buts dans un même match, on se dit qu’il y a un problème, que la télé est cassée (rires). C’était incroyable.

Suivre ce parcours jusqu’en finale devait être fantastique pour un enfant…

Je ne sais plus trop si mes parents m’autorisaient à regarder l’intégralité des matchs ou si je devais aller me coucher plus tôt et donc écouter la fin à la radio. Mais ce qui était vraiment génial, c’est que tous mes camarades de CM1 et CM2 étaient à fond aussi et tout le monde suivait Monaco. Le lendemain, dans la cour de récré, on était tous Morientes, Giuly ou Rothen. Même loin du Rocher, la cour de récré était devenue Monaco !

Parmi tes amis, es-tu le seul à supporter les Rouge et Blanc ?

Je n’ai plus les mêmes amis qu’en primaire, donc maintenant je suis le seul. Il y en a forcément beaucoup qui supportent Nantes, un peu qui sont pour Angers et quelques-uns pour Paris. Mais comme j’aime bien chambrer, je me fais plaisir, même si parfois on m’en renvoie le double, mais c’est normal (sourire). Mais en général, historiquement on réussit plutôt bien à La Beaujoire donc c’est cool.

City, c'est mon plus grand souvenir, en plus en ayant été au Stade. Le suspense, l'ambiance, le but de Tiémou Bakayoko,… il y avait tout. C'était incroyable ! J'y étais avec des gens que je connaissais uniquement via les réseaux sociaux et avec lesquels j'avais simplement partagé deux ou trois bières avant le match, mais on s'est sauté dans les bras et on a vibré comme jamais.
QuentinSupporter de l'AS Monaco

Malgré la distance, as-tu déjà pu venir au Stade Louis-II ?

Oui, même si ça a mis un petit peu de temps. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai pu continuer à suivre le club au plus près et j’ai réussi à venir au Stade Louis-II pour une autre épopée, en 2016-2017. Grâce à des supporters sur place avec qui j’ai sympathisé et qui m’ont fait découvrir Monaco, j’ai pu voir les matchs contre Manchester City, Dortmund et la Juventus.

Pour une découverte, tu as été gâté…

City, c’est mon plus grand souvenir, en plus en ayant été au Stade. Le suspense, l’ambiance, le but de Tiémou Bakayoko,… il y avait tout. C’était incroyable ! J’y étais avec des gens que je connaissais uniquement via les réseaux sociaux et avec lesquels j’avais simplement partagé deux ou trois bières avant le match, mais on s’est sauté dans les bras et on a vibré comme jamais. C’est ça le foot aussi. C’était magnifique.

Fais-tu des déplacements, notamment dans l’Ouest de la France, pour voir jouer Monaco ?

Evidemment. Nantes-Monaco à La Beaujoire, c’est mon Clasico à moi, je le loupe rarement. Malheureusement, les conditions sanitaires font que je ne pourrai pas être au match de dimanche… Mais je fais aussi régulièrement les déplacements à Angers, et j’ai déjà fait Bordeaux, Nantes et Guingamp. Il ne me reste plus que Lorient, donc j’espère qu’ils vont rester en Ligue 1.

Si tu ne devais retenir qu’un seul joueur dans la grande histoire du Club, ce serait lequel ?

C’est vraiment difficile… Je vais en choisir un par génération. Il y avait Ludovic Giuly quand j’étais petit. Adolescent, j’ai adoré Georgios Tzavellas lors de la remontée en Ligue 1. Et pour la génération 2016-2017, c’est vraiment compliqué d’en ressortir un, même si je dirais quand même Radamel Falcao. C’était le précurseur. Sa vidéo de présentation, je l’ai « défoncée », je l’ai vue une centaine de fois tellement j’étais hypé à l’époque.

Et dans l’effectif actuel, quel est ton chouchou ?

Je dirais Aurélien Tchouameni, car il est capable de tout faire aux quatre coins du terrain. Il est incroyable et a déjà fait ses preuves en équipe de France. J’aime aussi beaucoup Eliot Matazo, qu’il va falloir suivre de très près parce que je pense qu’il va faire très mal dans les mois à venir.

Es-tu un collectionneur de maillots de Monaco ?

Je suis plus un collectionneur d’écharpes, mais j’ai quatre ou cinq maillots de Monaco. J’ai tendance à les garder vierges pour ne pas être déçu, et puis c’est comme ça qu’ils sont les plus beaux. J’ai fait une fois un flocage et j’ai tenté Pietro Pellegri.

As-tu une anecdote en lien avec le Club ?

Avant un match de Ligue des champions en 2017, j’avais rencontré Ludovic Giuly et on avait un peu sympathisé. Il s’était arrêté prendre une photo et c’était tout simplement un rêve de gosse car cela me rappelait 2004. J’ai aussi pris des photos avec Jan Koller et Flavio Roma.

Comment vois-tu cette rencontre de dimanche entre Nantes et Monaco ?

Il y a un point d’écart, donc c’est assez ouvert. J’espère une victoire mais je me méfie de Nantes à domicile, même s’il n’y aura que 5000 spectateurs. Ils ont beaucoup de jeunes prometteurs dont il faudra se méfier. Pour nous, ce sera la première du coach Philippe Clement donc je suis très curieux de voir cette rencontre.

Triangle Intérim à Nantes : 

Rise. Risk. Repeat.

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