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Interview 20 novembre 2020, 13:30

Jérôme Rothen : "Monaco, un amour inattendu"

Jérôme Rothen : "Monaco, un amour inattendu"
Quelques heures avant le choc de la 11e journée de Ligue 1 entre l’AS Monaco et le Paris Saint-Germain, l’ancien milieu gauche Rouge et Blanc, aujourd’hui consultant à la radio sur RMC, a pris le temps de se confier sur les liens qu’il entretient avec ses deux anciens clubs.

Il est l’une des plus belles « pattes gauches » que le Stade Louis-II a eu la chance d’héberger. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2003 et grand acteur de l’épopée exceptionnelle en Ligue des Champions lors de la saison 2003-2004, Jérôme Rothen a laissé beaucoup de souvenirs en Principauté. En seulement deux saisons et demi, il aura réussi à nouer une relation spéciale avec les supporters des Rouge et Blanc, qui ont plaisir à le voir revenir parfois dans l’enceinte de Fontvieille dans son nouveau costume. Aujourd’hui consultant télé sur RMC Sport et à la tête de son émission éponyme à la radio, « Rothen Régale », l’ancien milieu gauche de l’AS Monaco a pris le temps de se confier avant ce que certains appellent le « Rothenico ». Entretien fleuve, en toute franchise.

Bonjour Jérôme. Tout d’abord, que t’évoque cette rencontre un peu spéciale entre tes deux anciens clubs ?

Ça me rappelle énormément de souvenirs avant tout. Parce que j’ai quand même passé neuf ans de ma carrière dans ces deux clubs (deux ans et demi à Monaco, six ans et demi au PSG, ndlr). Donc c’est une grande partie de ma vie de footballeur. J’ai des souvenirs incroyables notamment à l’AS Monaco. Je dirais que c’est mon club d’adoption, puisque c’est celui qui m’a fait découvrir des choses fabuleuses. J’ai notamment été appelé en équipe de France grâce à ce club. J’ai découvert la coupe d’Europe et gagné des titres avec également, donc rien que pour ça il garde une place énorme dans mon cœur. Et puis le PSG c’est encore autre chose, parce que c’est le club « où je suis né », pas loin du Parc des Princes d’ailleurs. C’était un rêve de gosse de jouer là-bas. Donc cette affiche c’est un peu comme certains disent le « Rothenico » (rire). Tous les ans, je note cette affiche, que ce soit à Monaco ou au Parc. D’ailleurs, pour être vraiment honnête, quand je regarde ce match, j’ai du mal à me départager.

Difficile de faire un choix pour toi ?

Oui parce que l’on connaît parfaitement l’attachement que j’ai pour le Paris Saint-Germain, ce n’est un secret pour personne. Mais ce que j’ai vécu à Monaco, je pense que ce sera gravé toute ma vie. J’ai tellement de respect pour ce club, que j’arrive à être partagé. Et puis il y a aussi le fait que le PSG domine depuis de nombreuses années maintenant les autres équipes du championnat, qu’il remporte quasiment tous les titres, donc il y a aussi l’envie de voir le challenger faire tomber le leader dans un sens.

Vous imaginez qu’on atteint quand même la finale de la Ligue des Champions en éliminant des équipes incroyables (Real Madrid, Chelsea), et en faisant des matchs fous. Et ça se confirmait aussi en Ligue 1, donc ce n’était plus le fruit du hasard. Très honnêtement, on avait un niveau de jeu exceptionnel.
Jérôme Rothen

D’autant qu’en seulement deux ans et demi, tu as vécu des émotions incroyables avec l’AS Monaco…

Bien sûr. Mais c’est surtout que ma progression a suivi l’ascension du club depuis les débuts difficiles de Didier Deschamps quand il reprend l’équipe. J’y étais à la base, c’est un groupe qui s’est rajeuni notamment la deuxième année, tout en conservant l’idée directrice de Monaco qui est de garder des cadres pour entourer les jeunes talents. Il a réussi à créer une certaine alchimie, qui a fait que tu ne te donnes pas de limites. Parce que cette équipe était en constante progression, comme moi. Quand je suis arrivé en provenance de Troyes, j’avais beaucoup d’ambition en signant à Monaco, et cette volonté de franchir les paliers. Au final, en un an j’ai fait plus que ça, pour atteindre assez vite finalement l’équipe de France. Et derrière, quand tu accèdes à la sélection, c’est que dans un sens tu es une référence dans le championnat à ton poste. Ce qui fait que tu acquières une confiance énorme. Vous imaginez qu’on atteint quand même la finale de la Ligue des Champions en éliminant des équipes incroyables (Real Madrid, Chelsea), et en faisant des matchs fous. Et ça se confirmait aussi en Ligue 1, donc ce n’était plus le fruit du hasard. Très honnêtement, on avait un niveau de jeu exceptionnel. Aujourd’hui avec mon rôle de consultant j’en mange des matchs, et je peux dire sans prétention qu’on était dans le top 3 des meilleures équipes de ces vingt dernières années. C’était une équipe fabuleuse.

Dirais-tu que c’est l’équipe, le vestiaire qui t’as le plus marqué dans ta carrière ?

Chaque expérience est différente dans les clubs, car les joueurs sont tous de passage, et c’est vrai tous les ans. Par exemple je me rappelle qu’à Troyes, on avait des joueurs bien moins connus, mais un groupe qui vivait très bien. On s’éclatait, même si j’étais plus jeune et que je n’avais pas le même niveau. Mais vivre ça à l’AS Monaco, avec ces joueurs-là, avec cette insouciance au départ puis cette alchimie qui s’est créé dans le groupe, cet état d’esprit, c’était autre chose. On avait la rage de vaincre, même sur des petits jeux à l’entraînement. Après c’est un groupe qui pouvait aussi s’engueuler, mais tout de suite tu revenais à ta place et ça repartait. En tant que joueur, tu es à la recherche de ça. Et d’ailleurs, pendant ces deux années, c’est très rare qu’on ait fait un mauvais match. Une mauvaise mi-temps oui, mais jamais un mauvais match pendant 90 minutes. On a toujours montré des choses intéressantes.

Tu n’as retrouvé ça nulle part ailleurs ?

Quand j’ai changé de clubs ensuite, j’étais toujours à la recherche de ça. Pour moi c’était ça le foot. La compétition, le haut niveau, les médias, le rapport avec les supporters, c’est super. Mais ce qui est encore plus entraînant c’est de partager ce même état d’esprit dans le vestiaire, d’avoir le même discours, la même joie de vivre. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu ailleurs. Et je ne suis pas le seul à le dire, tu peux interroger tous les joueurs de cette génération, même celui qui ne jouait pas beaucoup. C’était la grande force de Didier Deschamps d’avoir créé ça. Tous les joueurs qu’il avait choisi en tant que leaders de vestiaire ou sur le terrain ont été incroyables à cette époque. En tout cas moi j’ai vécu ma meilleure période sportivement. Quand tu as connu le haut niveau, tu sais que ça passe par cette osmose pour gagner des titres. Tu es obligé à un moment donné de faire primer le collectif au détriment des individualités. Et ça se vérifie encore aujourd’hui. Quel que soit le niveau auquel évolue l’équipe, j’ai aussi connu ça à Bastia en remontant de Ligue 2, tu dois avoir ce fil conducteur, cet état d’esprit conquérant toute la saison. Nous on a connu ça à l’extrême à Monaco, on était tous des frères dans le vestiaire, c’était incroyable. Pourtant, on avait tous de gros caractères, et ça ne devait pas être simple de faire vivre 25 joueurs et d’en tirer le maximum, même pour ceux qui ne jouaient pas.

Le but qui m’a le plus marqué, et qui souligne la relation que j’entretenais avec mes attaquants, c’est le ciseau que Ludo (Giuly) met contre Lens. Je pense que c’est le plus beau but de sa carrière, il l’a déjà dit d’ailleurs. Mais le centre que je lui mets, ça résume ma relation, la complicité que j’avais avec les attaquants que j’essayais de mettre dans les meilleures dispositions.
Jérôme Rothen

As-tu l’exemple d’un joueur qui a eu du mal à se faire à l’idée de ne pas jouer justement ?

Oui, je crois que l’exemple de Marcelo Gallardo est le meilleur. C’était un grand joueur, mais il n’était pas dans l’équipe type de Didier. Et ça, il ne l‘acceptait pas. Il avait du mal à se dire qu’il était en concurrence avec Ludo (Giuly) et moi pour une place dans l’équipe, qui jouait en 4-4-2. Du coup il est parti au début de la saison 2003-2004. En même temps c’était difficile de sortir ton capitaine, et moi Didier (Deschamps) me considérait comme le leader technique de l’équipe, donc il me donnait un peu les clés du camion. Marcelo a eu du mal à accepter ça et du coup il est parti. Mais ça se respecte, je comprends.

Pour en revenir à ton expérience personnelle à Monaco, y’a-t-il un match, un but ou une passe qui te vient tout de suite à l’esprit ?

Mon premier but sous les couleurs de l’AS Monaco c’était en Coupe de France contre Guingamp. J’avais envoyé une mine en pleine lucarne au Stade Louis-II. Je venais d’arriver et j’avais eu quelques problèmes d’adaptation les premiers mois, et ce but m’avait donné de la confiance mine de rien. Celui-là était important. Mais celui qui m’a le plus marqué, et qui souligne la relation que j’entretenais avec mes attaquants, c’est le ciseau que Ludo (Giuly) met contre Lens. Je pense que c’est le plus beau but de sa carrière, il l’a déjà dit d’ailleurs. Mais le centre que je lui mets, ça résume ma relation, la complicité que j’avais avec les attaquants que j’essayais de mettre dans les meilleures dispositions. Ce but était incroyable honnêtement.

N’y a-t-il pas le regret de ne pas avoir été champion avec cette équipe ?

Si, c’est certain. Les deux années où on termine deuxièmes et troisièmes, on était meilleurs que l’Olympique Lyonnais. Ils le savent d’ailleurs, puisqu’à chaque fois on gagnait. Surtout la dernière année (2003-2004), où on leur en met 3-0 en championnat et on gagne 4-1 en Coupe de France dix jours après. Ce sont des matchs qui marquent, dans la suprématie du championnat. D’ailleurs s’ils sont honnêtes, ils savent pourquoi ils ont été champions en 2004. C’est parce qu’on a laissé beaucoup d’énergie en route avec la Ligue des Champions. C’est effectivement le seul regret qui demeure sur ces deux années, de ne pas avoir été champions de France, parce qu’on le méritait. Avec le recul, c’est une énorme fierté quand même d’avoir vécu cette expérience en coupe d’Europe. A chaque fois que je retourne à Monaco les gens m’en parlent encore, alors que c’était il y a 16 ans ! Le respect qu’ont les gens pour ce qu’on a fait, c’est une fierté incroyable.

Penses-tu que l’AS Monaco compte autant de supporters partout en France en partie grâce à vous ?

Je me bats souvent contre cette idée reçue, ce dénigrement sur l’ambiance au Stade Louis-II et le nombre de supporters de l’AS Monaco. Même à l’antenne aujourd’hui, je réponds : « vous vous trompez les gars ». Quand Monaco a une équipe qui joue bien au foot, et cela a souvent été le cas dans l’histoire du club, pas qu’à notre époque d’ailleurs, tu as de l’engouement. Historiquement tu as toujours eu des joueurs incroyables et du beau jeu, ça ne date pas d’hier. Donc quand tu as ça à Monaco, les gens viennent au stade. Alors effectivement tu as une ville qui est petite, donc tu ne peux pas avoir une base de 50.000 fidèles, mais avec le beau jeu tu attires les foules. Je me souviens que durant mes deux années, et pas que celle de l’épopée en Ligue des Champions, le stade était rempli quasiment à chaque fois, même pour des matchs moyens. Parce que les gens sont passionnés et qu’ils ont envie de passer un bon moment. Même avant que j’arrive en 2000 quand ils sont champions, il y avait du monde au stade, parce que ça jouait bien.

Parle-nous un peu de ton passage à Paris…

Même si la période n’était pas grandiose pour le PSG par rapport à ce qu’on voit actuellement, je n’ai pas de regrets du simple fait que c’était mon rêve de joueur dans le club de ma ville. Le seul regret à la limite, c’est que quand je signe on nous annonce qu’il va y avoir de gros investissements pour monter une grosse équipe. Et ces investissements n’ont finalement jamais eu lieu. Avec Canal + pourtant il y avait des moyens. Et ensuite quand Colony Capital est arrivé, tu sentais qu’ils n’étaient pas là pour investir énormément. A Paris, comme à Marseille d’ailleurs, tu as une grosse pression populaire. Du coup, plus qu’ailleurs, il te faut des joueurs internationaux, du talent sur le terrain qui est bien supérieur aux autres clubs. Et ce n’était pas notre cas, puisque nous n’étions que très peu à être en sélection. Donc tu le ressentais sur le terrain. Après il y a eu la volonté de faire jouer les jeunes, mais quand tu as une telle pression populaire, c’est difficile pour les joueurs issus du centre de formation. Et quand tu t’appelles le PSG et que tu te retrouves à jouer le maintien en 2008, pour moi qui était arrivé avec de l’ambition en compagnie de Pauleta et Yepes notamment, c’était compliqué. Quand c’est le club de ton enfance, tu y mets pourtant beaucoup d’amour.

 

Tu as vécu malgré tout de beaux moments aussi dans ton club de cœur ?

Personnellement, même l’année du maintien, il y avait la fierté de ne pas avoir lâché et d’être allé au bout des choses. Honnêtement, sans se prendre pour un autre, si je n’ai pas le niveau que j’ai l’année du maintien, comme deux ou trois cadres, le PSG ne se maintient pas en Ligue 1. Pour moi c’aurait été un point noir de faire descendre le club qui n’avait jamais connu la Ligue 2. Ensuite, gagner un titre tous les deux ans, car j’ai remporté deux coupes de la Ligue et deux coupes de France en six ans, c’est déjà un exploit. Même l’année du maintien on fait finale de Coupe de France contre le grand Lyon, qu’on doit gagner d’ailleurs, et que l’on perd seulement dans les prolongations. Il y a aussi des quarts de finale de coupe d’Europe, certes pas de Ligue des Champions mais de Ligue Europa, où on se fait éliminer de peu contre Benfica et ensuite à Kiev. Après je suis parti et le club est rentré dans une autre dimension avec le Qatar. Et ça prouve que les investissements n’étaient pas assez conséquents auparavant. Malgré tout je n’en retire aucun regret encore une fois.

Encore aujourd’hui je me bats pour que l’on n’oublie pas ce qu’a fait l’AS Monaco pour le football français. Car si tu enlèves tout ce qu’a fait ce club de la Principauté, ne serait-ce que sur les résultats européens, il ne reste pas grand chose. Donc c’est un amour qui n’était pas prévu mais qui me suit encore aujourd’hui.
Jérôme Rothen

Tu as eu la chance de vivre ton rêve au final…

Oui exactement. De toute façon, dans la carrière d’un joueur, il y a deux points clés. D’abord tu te fais un plan de carrière, et personnellement, mon rêve était de jouer dans mon club de cœur, ce que j’ai réussi à atteindre. Ensuite tu as envie de toucher les étoiles, et pour le coup, c’est avec Monaco que j’ai touché du doigt cet objectif. D’abord en devenant international, car si on m’avait dit au début de ma carrière que j’aurais la chance d’être en équipe de France, j’aurais rigolé. Et puis surtout de gagner des titres ensuite et d’atteindre la finale de Ligue des Champions avec ton club. Pour moi, j’ai réalisé mes deux rêves.

C’est aussi pour ça que tu as gardé un attachement particulier pour l’AS Monaco ?

Évidemment. Car à la base, l’AS Monaco ce n’était pas un amour qui était prévu. Au contraire, j’ai même failli signer à Nantes, car ils terminent champions l’année d’avant mon arrivée. Mais pour moi, même en tant que gamin, Monaco était une place forte du football français, et c’est pour ça que j’ai décidé de rejoindre ce club plutôt qu’un autre. Encore aujourd’hui je me bats pour que l’on n’oublie pas ce qu’a fait l’AS Monaco pour le football français. Car si tu enlèves tout ce qu’a fait ce club de la Principauté, ne serait-ce que sur les résultats européens, il ne reste pas grand chose. Donc c’est un amour qui n’était pas prévu mais qui me suit encore aujourd’hui.

Quel regard as-tu sur le nouveau projet sportif du club ?

Déjà j’ai eu le plaisir d’avoir Niko Kovac dans mon émission Rothen Régale sur RMC. On a eu vraiment un bel échange, et cela a confirmé les échos que j’avais, car je m’étais renseigné avant. C’est quelqu’un qui est très respectueux du passé de l’AS Monaco. Et ça je pense que c’est la base, quand tu as un entraîneur étranger qui arrive, de s’imprégner de ce qu’a fait l’institution dans le passé et de la culture club. C’est vraiment le ressenti que j’ai eu suite à notre échange. Ensuite il faut mettre des choses en place et avoir un projet de jeu intéressant. Quand je disais qu’à Monaco il y a toujours eu des équipes qui jouaient bien au football, avec des joueurs de talent, techniques. La famille princière a elle-même été adepte de cela. Et c’est un peu ça qu’on arrive à retrouver par séquences avec Niko Kovac. Alors parfois ils perdent des points, ils font des erreurs, mais dans la globalité je trouve qu’il est dans le vrai, que le projet de jeu est cohérent. Et ce qu’il y a d’important également, c’est que j’ai l’impression qu’on va lui laisser le temps. Il y a du dialogue, de la communication, du respect, et l’ensemble encore une fois est très cohérent et respire la sérénité.

S’il y a bien un club aujourd’hui où je sais qu’il y a quelque chose qui peut se refaire dans le futur, c’est bien à Monaco. Je ne suis resté que deux ans et demi dans ce club, mais il s’est passé quelque chose de très fort.
Jérôme Rothen

Parle-nous un peu du Stade Louis-II…

La première fois que j’ai découvert ce stade, c’était dans la fin des années 90, avec Caen. Donc quand tu découvres ce stade c’est particulier, car déjà tu ne t’attends pas à le voir. Ensuite quand tu rentres sur la pelouse, c’est toujours différent pour une équipe adverse, et tu as tendance à t’endormir. Alors qu’à l’inverse les joueurs et le staff de l’AS Monaco connaissent le contexte et doivent se l’approprier. Cela doit être une force. Il y a vraiment une atmosphère spéciale, et quand tu arrives à t’approprier ça, c’est très difficile pour les adversaires qui viennent ici. Ensuite en tant que consultant, quand je viens au Stade Louis-II, c’est avec une envie, une excitation supplémentaire. Je suis un peu déconnecté.

C’est une fierté pour toi de te dire que tu es resté dans la mémoire des supporters Rouge et Blanc en seulement deux ans et demi ?

Oui c’est certain. Aujourd’hui j’ai un emploi du temps et un métier qui ne me permettent pas de venir souvent ici, mais je ne sais pas, je sens que l’aventure n’est pas finie. Parce que déjà je reste un passionné de foot. Je m’éclate à l’antenne et j’espère que je vais réussir à garder cette adrénaline, mais le terrain il te manque de temps en temps. Et s’il y a bien un club aujourd’hui où je sais qu’il y a quelque chose qui peut se refaire dans le futur, c’est bien à Monaco. Je ne suis resté que deux ans et demi dans ce club, mais il s’est passé quelque chose de très fort.

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