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Partout Toujours 15 janvier 2021, 14:00

Pascaline Marcillet : "La passion est là depuis 25 ans"

Pascaline Marcillet : "La passion est là depuis 25 ans"
Pour célébrer la présence systématique de nombreux supporters monégasques dans les parcages à l’extérieur (hors période de Covid), asmonaco.com vous propose avec Triangle Intérim une série dédiée aux soutiens des Rouge et Blanc. Partez à la découverte d’un supporter avant chaque déplacement. Dixième épisode aujourd’hui avec Pascaline Marcillet, dans la région de Montpellier.

Du sang Rouge et Blanc coule dans ses veines. Elle n’était pas destinée à devenir supportrice monégasque, mais la vie est remplie de surprises. Sans aucun doute possible, elle est sûrement l’une des plus plus ferventes supportrices de l’AS Monaco. Pascaline Marcillet habite dans un petit village à côté de Montpellier dans l’Hérault. À 52 ans, cette mère de famille travaille dans une société qui s’occupe de gérer la conformité des entreprises au niveau du Code du travail.

Elle est tombée dans la marmite grâce à son père

Le club de la Principauté façonne ses journées depuis des années et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Après notre dernier périple avec Arnaud Le Crom, supporter monégasque de Lorient, retour donc dans le sud. Originaire de Saint-Etienne, elle se rend à tous les matchs des Verts durant sa jeunesse, son père étant un fan absolu de l’équipe stéphanoise.

Logiquement, elle se prête au jeu et devient fan de ce sport à majorité masculine. Puis les années passent, et elle se rend à son tour au stade avec passion. Pascaline consacre depuis son temps libre au football depuis que son chemin et celui de l’AS Monaco se sont croisés.

Bonjour Pascaline. Comment votre passion pour l’AS Monaco est-elle apparue ? 

J’ai bercé dans le milieu du foot toute petite, à l’époque des Verts. Mon père était taxi et j’étais au stade tous les 15 jours. À la séparation de mes parents, j’ai atterri ici à Montpellier. Adolescente, j’ai connu des gens qui aimaient ce sport. Je regardais les matchs, et je travaillais au club de Montpellier à la buvette en plus. Mais sûrement pas en tant que supportrice ! Et puis un jour, on me dit qu’il y a un déplacement de prévu au Stade Louis-II.  Je m’intéressais déjà à Monaco avec le Rocher, l’histoire des Grimaldi, l’aspect historique. Le président du club de supporters du MHSC, me propose donc de venir. Au début je n’étais pas intéressée, et puis au final je me suis dit « pourquoi pas » et j’ai fait le trajet. Depuis ce jour-là, je suis supportrice non pas de Montpellier mais de l’AS Monaco. La passion est née, et ne s’en est jamais en allée en 25 ans.

Si je dois ne citer qu'un joueur, je dirais Ludovic Giuly. C'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup. J'ai même eu l'occasion de parler avec lui. Pour ce qu'il a apporté et donné à Monaco, il mérite amplement  que je ne retienne que lui. Cette époque avec Fernando Morientes était exceptionnelle. De nombreux joueurs monégasques se sont révélés cette année-là
Pascaline Marcillet

Preuve de votre passion pour le club, vous êtes secrétaire du groupe de supporters Muneg’Oc09 désormais…

Effectivement, je suis la secrétaire depuis deux ou trois ans. J’étais auparavant adhérente. Les responsables ont vu que j’étais impliquée et m’ont proposé cette place et j’ai accepté. Le groupe de supporters est basé sur Limoges. Le bus part donc de cette ville et redescend en passant par Bordeaux, Toulouse, Montpellier jusqu’à Monaco. Étant donné que je suis de Montpellier, c’est moi qui m’occupe de ce déplacement pour passer ici dans l’Hérault. Je ne suis pas tout seule évidemment. Je dois donc contacter nos adhérents, annoncer les déplacements sur Facebook, envoyer des e-mails, m’occuper des tarifs. C’est toute une organisation. Nous mettons en place également des tombolas où des équipements du club sont à gagner. Il y a un trésorier et un président, le groupe est bien structuré. Malheureusement à l’heure actuelle, comme les supporters de tous les clubs, nous sommes bloqués.

Quel est votre joueur préféré ayant porté la maillot Rouge et Blanc ?

Il y en a tellement (elle réfléchit). Mais si je dois un citer un seul, je dirais Ludovic Giuly. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. J’ai même eu l’occasion de parler avec lui. Pour ce qu’il a apporté et donné à Monaco, il mérite amplement  que je ne retienne que lui. Cette époque avec Fernando Morientes était exceptionnelle. De nombreux joueurs monégasques se sont révélés cette année-là, ils ont pu connaître de belles carrières par la suite. Tous les ans, nous avons de bons joueurs au sein de l’effectif. Certains restent plus longtemps que d’autres. Mais ce n’est pas un choix facile, tellement de joueurs ont marqué l’histoire du club.  J’ai également un faible pour les gardiens de but. J’ai adoré Danijel Subasic. C’était mon chouchou ! C’est une question de feeling, je l’aimais bien. Il a connu la Ligue 2 et la Ligue des Champions avec l’AS Monaco, c’est beau.

J'ai participé aux 25 ans des Ultras, c'était sympathique de fréquenter des personnalités du club. Je savoure d'autant plus quand l'AS Monaco gagne face à Marseille, je prie pour que les Rouge et Blanc s'imposent face à eux. Je ne serai malheureusement pas en tribunes, c'est frustrant.
Pascaline Marcillet

Vous rendez-vous régulièrement au Stade Louis-II ? 

Bien sûr ! Je suis présente à tous les matchs. J’ai rencontré plusieurs joueurs au Stade. Mon rêve est de vivre une rencontre en loges. J’ai eu la possibilité il y a 2 ans. Mais à mon plus grand regret, je l’ai donné à mon fils. J’aimerais être au milieu de certaines personnes du Club pour parler avec eux, ça me tiendrait vraiment à coeur. Je ne suis pas une groupie loin de là, mais j’ai beaucoup de respect pour ces personnes-là. J’ai participé aux 25 ans des Ultras, et c’était très sympathique de fréquenter des personnalités du club. Je savoure d’autant plus quand l’AS Monaco gagne face à Marseille je dois dire. Je prie d’ailleurs pour que les Rouge et Blanc s’imposent face à eux. Je ne serai malheureusement pas en tribunes, et c’est frustrant.

Quel match de l’AS Monaco est resté gravé dans votre mémoire ?

Comme beaucoup de supporters monégasques, je dirais le match face au Real Madrid en 2004. Malheureusement, ce parcours en Ligue des Champions ne se finit pas comme on aurait souhaité avec cette défaite face à Porto. Mais c’était une année exceptionnelle. Plus récemment, la saison 2016-2017 a laissé une empreinte à tout jamais. J’ai vécu le match du titre, c’était incroyable. En plus du jeu, j’apprécie le fait d’être au coeur de l’ambiance, le fait de se rassembler avec d’autres supporters. J’ai fait tellement de matchs que je ne les ai pas tous en tête. Mais je n’ai pas que des souvenirs tout roses. Le déplacement à Lyon en 2016 était l’un des pires souvenirs en tant que supportrice. On s’est fait gazés, et comme si ça ne suffisait pas on s’est inclinés lourdement (défaite 6-1). J’étais dégoûtée du déroulement des événements.

Je ne suis jamais allée plus loin que Lyon, sinon cela devient compliqué avec mon travail. Puis, une fois autonome, j'ai pu enfin me rendre toutes les semaines au stade. Je m'étais juré de faire le Grand Chelem des matchs à Monaco la saison dernière mais à cause de la situation sanitaire, cela n'a pas été possible.
Pascaline Marcillet

Parlez-nous de vos déplacements justement…

Je ne faisais pas beaucoup de déplacements à l’époque. J’avais deux enfants à charge et ma famille passait en priorité. Aller voir les matchs à l’extérieur demande du temps et de l’organisation. Je ne pouvais pas me permettre de laisser mes deux fils tous seuls à la maison. Je faisais donc seulement les déplacements qui étaient autour de Montpellier comme à Nîmes pour qu’il n’y ait pas trop de distance à faire. Je ne suis jamais allée plus loin que Lyon, sinon cela devient compliqué avec mon travail. Puis, une fois autonome, j’ai pu enfin me rendre toutes les semaines au stade. Je m’étais juré de faire le Grand Chelem des matchs à Monaco la saison dernière mais à cause de la situation sanitaire, cela n’a pas été possible.

Comment vivez-vous le fait d’être supportrice dans un milieu très masculin ?

Je suis déjà très fière de l’être. J’estime que les femmes ont tout à fait leur place dans le monde du football. Je suis dans un milieu d’hommes, mais la priorité c’est l’AS Monaco. Les gens savent que c’est ma passion. Je ne suis pas la meilleure pour parler tactique, mais je suis vraiment à fond derrière l’équipe. Et je le vis très bien. Il y a une certaine part de reconnaissance de la part des hommes, car ils savent que ce n’est pas forcément facile de « faire sa place » dans ce milieu-là.

Pour terminer, comment appréhendez-vous cette rencontre face à Montpellier ?

Je suis très confiante ! Je pense que l’on va continuer dans la lignée des matchs précédents. Montpellier n’est pas en forme actuellement, je vois donc l’AS Monaco en profiter. On a gagné 3-0 face à Angers, je vois donc un 4-0 face au MHSC. L’équipe joue bien depuis quelques temps, l’entraîneur Niko Kovac fait des changements judicieux. En plus on a récupéré Benjamin Lecomte dans les cages. Il a fait un clean-sheet pour son premier match. Il va jouer dans son ancien stade, donc il ne va pas vouloir prendre de buts. Je croise les doigts.

 



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