Poursuivre la dynamique pour continuer à mettre la pression. Alors qu’ils restent sur sept victoires de rang, dont les deux dernières face à Lyon (1-2) et Marseille (2-1), les joueurs de l’AS Monaco ne sont désormais qu’à un point de la troisième place avant de se rendre au Paris FC (vendredi, 19h). Une équipe qu’il ne faudra toutefois pas sous-estimer afin de prendre la revanche de l’aller et monter provisoirement sur le podium, comme l’a souligné Sébastien Pocognoli en conférence de presse. Extraits 🎙️

La peur d’un relâchement ?

Nous sommes toujours dans cette mode de rattraper les points perdus à l’aller et cette confrontation face au Paris FC nous donne cette opportunité. La défaite à domicile avait été le début d’une période difficile, on a donc envie de rétablir cela. Maintenant, on sait où l’on va aller en affrontant une équipe qui se maintiendra rapidement en obtenant des points. La rencontre s’était déroulée trois jours après Nantes, on n’avait pas su enchaîner au niveau physique. On n’avait pas mis suffisamment d’intensité et à partir de ce moment, on a piqué du nez pour entrer dans une période difficile.

Ils n’ont plus concédé de défaite depuis longtemps et sont dirigés par un entraîneur qui joue dans une structure claire et solide. Il faudra être armé pour faire face à ce genre de situations à l’extérieur car ce ne sera pas un match facile. Je n’ai pas peur d’un relâchement mais il faudra continuer à élever notre niveau de jeu pour poursuivre cette belle série.

C’est possible de gagner contre n’importe qui mais il faut garder les pieds sur terre. Il y a certes beaucoup de points qui nous séparent du PFC mais ce sera très compliqué.

Sébastien Pocognoli, sur le duel face au PFC

La série en cours

Je suis fier de cette série en cours, ce n’était pas le cas il y a quelques semaines. On prend ce qu’il y a à prendre mais il faut garder une juste balance par rapport à cette ancienne période et avoir à l’esprit que tous ces résultats sont obtenus à la sueur du front. Cette réussite ne provient pas seulement de nos qualités technique et physique mais elle est aussi mentale, un aspect sur lequel je dois garder un œil dessus.

C’est possible de gagner contre n’importe qui mais il faut garder les pieds sur terre. Il y a certes beaucoup de points qui nous séparent du PFC mais ce sera très compliqué. Je suis donc curieux de voir comment nous allons aborder ce match sous l’aspect mental, ce sera une belle réponse par rapport à ce qu’on a fait ces dernières semaines.

L’apport de Lukáš Hrádecký

Je n’ai jamais douté de lui comme je n’ai jamais douté de Philipp (Köhn). Je tenais à mettre du crédit sur son travail car ce n’est jamais simple d’être le suppléant deux fois puis de retourner ensuite sur le banc mais il le gère très bien. Concernant Lukáš, il apporte de l’expérience. Nous avons presque le même âge, on a donc le même niveau de réflexion par rapport au football et à la vie en général.

C’est un bon relais parce qu’il permet à l’équipe de garder les pieds sur terre et il a souvent la voix de la raison, tout en restant introverti mais en dégageant un leadership naturel. Il est très important pour nous, pas seulement pour ses qualités mais aussi pour sa personnalité. C’est un leader silencieux, il donne de la voix au bon moment et il n’a pas besoin d’en faire trop pour faire passer un message.

La montée en puissance d’Aladji Bamba

Il a suivi un processus de post-formation. A mon arrivée, il revenait de blessure et il n’y avait pas assez d’intensité ni de qualité à l'entraînement. Nous avons ainsi travaillé tout ce qui était possible d’améliorer, que ce soit dans l’intensité, les prises de balle, les passes vers l’avant ou le contre-pressing. Tout était déjà présent dans son bagage mais pas au niveau que j’espérais. Ce que j’ai bien aimé est qu’il a eu des moments difficiles en retournant jouer avec le Groupe Elite ou en Youth League, mais il n’a jamais lâché et il m’a prouvé qu’il était solide mentalement.

Son histoire permet aussi de montrer à tout le monde qu’il n’y a pas de situation figée avec moi et encore plus pour les jeunes. A présent, il faut qu’il cotinue à progresser et à gérer tous les contextes d’un match comme un carton jaune reçu, une béquille, un bloc bas… C’est la prochaine étape, mais nous sommes très contents de lui et il a cette mentalité de rester les pieds sur terre pour continuer à progresser.

Le positionnement de Denis Zakaria en défense

Il a un grand avenir à ce poste-là. Trouver un défenseur central capable de défendre vers l’avant et vers l’arrière, tout en avançant avec le ballon, n'est pas facile. Nous avons actuellement un trio défensif complémentaire avec de la vitesse. Wout (Faes) nous apporte de la voix, de la qualité avec le ballon et un bon jeu de tête. Thilo (Kehrer) est le complément de toutes ces qualités.

Nous avons donc un bon équilibre et Christian (Mawissa) va rentrer tout doucement dans ce système, ce qui sera une cartouche supplémentaire intéressante de par ses aptitudes physiques. On a aussi Eric qui a un bon pied, un bon jeu de tête et de la voix. Je pense que Zak’ nous a comblé l’aspect de la vitesse car on avait toujours ce souci de couvrir une grande distance et la profondeur.

J’essaye d’être le plus rationnel dans mes explications et tant que je suis cohérent, cela facilite les échanges. Mon expérience d’ancien joueur peut aussi m’aider car je sais ce que la frustration peut engendrer.

Sébastien Pocognoli, sur la gestion de la frustration

Le rôle dans le vestiaire de Paul Pogba

C’est assez réducteur de ne parler que de son rôle dans le vestiaire car il est tous les jours à l’entraînement et continue de progresser. On espère qu’il nous rendra service sur le terrain mais il faut attendre le bon moment. Il a encore effectué une très bonne semaine d’entraînement, il progresse à tous les niveaux, c’est très positif. Face à Marseille, il a su être bienveillant avec ses coéquipiers et a bien rempli ce rôle. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons un groupe de capitaines.

A propos d’Eric Dier

Il connaît une saison frustrante, aussi bien pour lui que pour moi car il n’a pas eu l’occasion de beaucoup jouer sous mes ordres. Pour le moment, il est heureux de pouvoir s'entraîner dans des conditions optimales en termes d’intensité et de continuité. Eric est un grand compétiteur, sa carrière parle pour lui, donc je peux imaginer qu’il y a de la frustration parce tout joueur veut jouer mais il est clairvoyant sur la situation actuelle et sur le fait d’être patient et de continuer à s’entraîner. Dans chaque situation, il y a une attitude à adopter et s’il est frustré, on ne le voit pas d’une manière négative parce qu’il est investi à l’entraînement et guide ses coéquipiers. Il est prêt à rendre service pour apporter ses qualités en fin de saison.

La gestion de la frustration

Peu importe la situation, il faut essayer d’être cohérent dans l’approche qu’on a au quotidien avec les joueurs. Je ne vais pas prêter plus d’attention à un joueur qui est titulaire qu’à un autre qui commence sur le banc. Elle se matérialise dans le rapport humain et mon investissement à les pousser chaque jour à l'entraînement. Pour moi, le lendemain d’une rencontre est plus important que l'entraînement qui se tient en veille de match et les joueurs le ressentent. J’essaye d’être le plus rationnel dans mes explications et tant que je suis cohérent, cela facilite les échanges. Mon expérience d’ancien joueur peut aussi m’aider car je sais ce que la frustration peut engendrer.

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