Des retrouvailles attendues. Un peu plus de six mois après la dernière confrontation entre les deux formations, qui s’était soldée par une large défaite de l’AS Monaco sur le terrain du Paris FC (4-1), les deux écuries se retrouvent ce dimanche, toujours au stade Jean Bouin (17h15). Alors avant d’assister à ce duel de la 9e journée de Ligue 1 McDonald’s, voici ce qu’il faut savoir à propos du club de la capitale. Présentation 🔎
Une présence dans l’élite pérennisée ✅
Pour sa première saison en première division depuis 46 ans, le PFC n’a pas manqué son objectif de stabiliser l’institution en Ligue 1. Grâce notamment à un recrutement ambitieux, et malgré un changement de coach en cours d’exercice avec la nomination d’Antoine Kombouaré à la place de l’homme de la montée, Stéphane Gilli, les Franciliens ont aisément obtenu leur maintien avec 44 points, soit 12 de plus que le barragiste. Le voisin du PSG a donc entamé une deuxième année dans l’élite, celle de la maturité.
Au vu des investissements réalisés cet été, du fait qu’ils ont un très bon coach et que les idées sont très claires pour les joueurs, mais aussi au regard des qualités qu’ils ont en attaque, ils sont évidemment des candidats naturels aux places européennes. Ils sont très calmes dans le dernier tiers, donc c’est vraiment une équipe très dangereuse, qui peut aussi bien presser comme jouer plus bas.
Filipe Luís
Nouvelle saison, nouveau projet 👔
Pour la saison de la mue, la direction parisienne a décidé de donner les clés de l’équipe à l’ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, au sortir de son expérience express à Chelsea. Exit le 4-3-3 et place désormais à un 4-2-3-1, grâce aux arrivées de joueurs bien connus du championnat, tels que l’avant-centre de l’AJ Auxerre, Lassine Sinayoko, ainsi que le meneur de jeu lorientais, Pablo Pagis. Pour le reste, l’effectif avait déjà été largement renforcé en prévision dès l’hiver dernier.
Des résultats en dents de scie 🪚
Malgré une bonne entame d’exercice lors des cinq premières journées (3 victoires, 2 nuls), qui valait au Paris FC d’être la dernière équipe de L1 invaincue avec Lyon et l’AS Monaco, les performances de l’équipe diffèrent selon le statut de l’adversaire. Les coéquipiers du capitaine, Pierre Lees-Melou, ont ainsi autant été capables de battre Marseille (2-3), Strasbourg (2-1) et Rennes (4-3), que de lâcher des points en déplacement à Troyes (0-0) et Lorient (défaite 1-0). A l’image de leur dernière sortie à Lens, où ils menaient à la mi-temps avant de céder dans le money time (2-1). Suffisant néanmoins pour s’accrocher au 6e rang.
Ils peuvent s’adapter à l’adversaire. Ils sont en tout cas très forts au niveau de la possession, ce qui fait qu’il est difficile de jouer contre eux. Je les vois donc terminer en haut du classement en fin de saison ! En tout cas, ce sera un match très intéressant à jouer.
Filipe Luís
La stat’ à retenir 📊
Après avoir toujours perdu contre l’AS Monaco lors des quatre rencontres de championnat (première et deuxième division confondues) disputées avant la saison dernière, le PFC a remporté ses deux confrontations face aux hommes du Rocher. A l’aller en Principauté (0-1), comme au retour au stade Jean Bouin (4-1).
Une douzaine d’anciens en commun 🎞️
Si l’historique entre les deux équipes n’est donc pas immense, la formation francilienne étant le club le moins affronté par les Rouge et Blanc dans leur histoire, parmi les 17 adversaires de l’élite, elles partagent quelques têtes connues. On pense ainsi à l’ancien attaquant argentin et actuel commentateur, Omar Da Fonseca, mais aussi à l’ancien prodige tricolore, Jérémy Ménez, révélé sur les bords de la Méditerranée, ou encore à Axel Disasi, formé en région parisienne et qui a passé trois saisons dans le Sud-est.
Les joueurs à suivre 👥
Diego Coppola, la tour de contrôle 🗼
Il est l’une des trois grosses recrues de l’été. Arrivé en provenance de Brighton en Premier League, le longiligne (1,93m) défenseur central italien de 22 ans est déjà considéré comme le patron de la défense parisienne. Évidemment impérial dans les duels aériens du fait de sa taille, il n’est pas dépourvu de qualités dans l’anticipation et à la relance, notamment sur les longs ballons. Attention donc à la relation directe avec ses attaquants.
Rudy Matondo, le diamant brut au milieu 💎
S’il est pour l’instant une simple solution de rechange en cours de match à l’indéboulonnable duo Maxime Lopez - Pierre Lees-Melou, le milieu de terrain international U19 tricolore, arrivé l’hiver dernier en provenance de l’AJA, comme Sinayoko, a de vrais atouts à faire valoir. Déjà très mature pour son jeune âge (18 ans), ce dernier fait preuve d’une activité incessante dans le cœur du jeu, que ce soit au pressing, à la récupération ou bien dans la construction. Il n’a pas non plus peur de se projeter, ce qui fait de lui une réelle menace en sortie de banc.
Lassine Sinayoko, le facteur X 🎯
Alors que le PFC était dépourvu jusque-là d'un vrai buteur, le club a décidé de s'attacher les services de la valeur sure auxerroise, quart de finaliste de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 avec le Mali et auteur de 12 réalisations en championnat l'an dernier. Une bonne pioche, puisque le puissant avant-centre, aussi précieux en pivot que dans l'attaque de la profondeur, est actuellement le deuxième joueur le plus décisif de l’élite, avec déjà 6 buts marqués et 4 passes décisives délivrées. Méfiance !