L'AS Monaco retrouve le chemin de la victoire ! D'abord menés par le FC Metz en tout début de seconde période, les Rouge et Blanc sont parvenus à réagir, d'abord par l'intermédiaire de Folarin Balogun (61e), puis ensuite en toute fin de match grâce à une réalisation de l'entrant Ansu Fati (91e), pour ramener trois points précieux de Saint-Symphorien en Principauté dans le cadre de la 32e journée de Ligue 1 McDonald's. Satisfait du résultat final, Sébastien Pocognoli s'est ensuite présenté face aux médias pour tenter d'analyser les 90 minutes de son équipe. Extraits 🎙️
Bonsoir coach. Quelle est votre analyse de cette victoire ?
Il y a des choses à redire car on ne peut pas être forcément satisfait de l’intégralité de la rencontre. C'était toutefois important de revenir dans un rythme de victoire puisque nous ne nous étions plus imposés depuis Marseille. Cela permet également de poursuivre notre bonne phase retour, afin d'essayer d'aller chercher notre objectif. A cette période de l'année, avec tout ce qu'on a traversé et le contexte du classement, je pense qu'il faut se focaliser sur les trois points. C’est une victoire collective parce qu’il y a eu de l’impact dans ce qu’on voulait changer. Essayons de l’avoir désormais 90 minutes. Le contenu ? On doit faire mieux et il faut saluer le fait que Metz a bien joué le jeu malgré sa situation au classement. En première période, on leur a donné trop d’opportunités pour qu'ils puissent le pratiquer.
Comment avez-vous trouvé la rencontre de Paul Pogba, titulaire ?
Quand je suis arrivé, j'avais plus ou moins 25 joueurs à disposition. Certains ont enchaîné, certains n'ont pas été disponibles à mon arrivée, d'autres étaient disponibles et ont été blessés, et d'autres ont été blessés plusieurs fois. Paul fait partie des joueurs qui, quand il était disponible, a eu du temps de jeu dans la logique de ce qu'on voulait mettre en place, et forcément il y a eu beaucoup de coups d'arrêt. Le contexte du fait qu'il n’ait plus joué comme titulaire depuis trois ans est aussi un facteur à prendre en compte. Mais à partir du moment où on a un joueur qui s'entraîne de manière intense, dans le schéma d'entraînement qu'on fixe depuis un mois, et que l’on constate certains manquements, on peut forcément chercher des solutions et Paul en était une par rapport à ses qualités balle au pied et son leadership.
Sur son match, on n'a pas pu le voir beaucoup parce qu'on n'a pas été bons avec le ballon et on s'est exposés à beaucoup de pertes de balle. On n'a donc pas su voir toute l'étendue de ce qu'on voulait et on a respecté ce schéma médical de 60 minutes. Si on veut être positif, il a rejoué après autant de temps et il fait partie de cette équipe qui regagne, donc c'est positif. Je pense que tout le monde avait envie de le voir, c'était une opportunité à ce moment-ci de la saison, dans une période où on devait insuffler quelque chose de différent, et on l'a fait. (Sur sa réactivité ?) On n'attrape que du rythme en jouant les matchs, c'est une certitude. Beaucoup de joueurs du onze de base n'ont pas su exprimer leurs qualités balle au pied parce qu’on n'a tout simplement pas été assez bons.
C'est bien d'avoir réagi, de revenir au score et d'avoir trouvé les solutions pour inscrire ces deux buts qui viennent de la percussion des entrants, une des notes positives de la soirée. Caio Henrique a en effet notamment apporté de l’impact. On aura davantage de solutions pour ces deux derniers matchs.
Sébastien Pocognoli, sur la rencontre
Pensez-vous avoir concédé trop d’occasions avant le but de la victoire ?
Venir à Metz n’est pas facile parce qu'on est face à une équipe qui joue sa dernière cartouche pour peut-être encore espérer se maintenir dans l'élite. Ce sont toujours des matchs difficiles, on l’a vu cet après-midi avant notre match avec Marseille. Je suis davantage déçu de la qualité technique. C'est positif d'avoir réagi, de revenir au score et d'avoir trouvé les solutions pour inscrire ces deux buts qui viennent de la percussion des entrants, une des notes positives de la soirée. Caio Henrique a en effet notamment apporté de l’impact. On aura davantage de solutions pour ces deux derniers matchs.
Qu'avez-vous dit à vos joueurs à la pause ?
J'étais dans l'analyse et dans l'observation de voir comment on allait réagir. À la mi-temps, je n'étais pas content et force est de constater que dès la reprise, nous prenons un coup franc sur un manque d'agressivité, confirmant mon point de vue de la première mi-temps. On a essayé d'apporter une nouvelle impulsion et ça a été mieux après.
Grâce à cette victoire, vous passez à la sixième place devant l’Olympique de Marseille…
La prestation d’aujourd'hui est mi-figue mi-raisin, c’est une certitude. De manière globale, on est toujours dans ce qu'on recherche et on fait une phase retour de grande qualité. Je pense qu'on figure parmi les meilleures équipes, si ce n’est la meilleure avec Paris qui a un match de moins. Nous avons eu une longue saison, beaucoup de blessés, il y a tous ces paramètres à prendre en compte. Nous ne sommes pas toujours parfaits ces quatre derniers matchs, mais nous avons été bons en deuxième mi-temps contre Marseille et Auxerre, ainsi que durant les trente premières minutes à Toulouse. Ce n'est pas assez, je le sais. On a été bons une grosse vingtaine de minutes aujourd’hui, on doit essayer d'améliorer ça, et c'est mon rôle d'essayer de trouver une consistance, une fraîcheur mentale et physique pour mettre le onze de base qui peut faire 90 minutes de haut niveau.
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S. POCOGNOLI