À la lutte pour le titre dès ses débuts
C’est en 1983 que l’ancien international français (16 sélections) débarque sur le Rocher pour succéder à Gérard Banide. Avec un effectif composé entre autres de Bernard Genghini, Bruno Bellone ou bien Daniel Bravo, il parvient rapidement à créer des automatismes et l’AS Monaco est à la lutte pour le titre avec Bordeaux.
Une première saison prometteuse mais frustrante
Ils réalisent dans le même temps une épopée en Coupe de France et atteignent la finale. Là aussi, la réussite les fuit et ils doivent s’incliner en prolongations 2-0 contre le FC Metz. Si la saison s’avère donc frustrante, elle est toutefois pleine de promesses pour la suite. Et ils vont concrétiser dès l’exercice suivant avec de nouveau un podium acquis, terminant à la troisième place, mais aussi surtout un trophée à la clé : la Coupe de France.
La revanche en Coupe la saison suivante
Auteurs d’un parcours sans faute au cours duquel ils éliminent notamment deux clubs de D1 en quarts puis en demi-finales, à savoir le RC Paris puis le LOSC, les hommes de Lucien Muller ont rendez-vous avec le PSG en finale. La rencontre est accrochée mais grâce à un but de Bernard Genghini avant la fin du premier quart d’heure, ils s’imposent 1-0 en mode revanchard et remportent la compétition pour la quatrième fois de leur histoire.
Au coaching lors de la plus large victoire du Club
Un premier titre avant un second quelques mois plus tard à l’occasion du Trophée des Champions remporté face aux Girondins (1-1, 8 TAB 7). La saison en Division 1 est néanmoins plus compliquée puisqu’ils finissent neuvièmes.
Malgré tout, l’entraîneur monégasque et ses joueurs vont réaliser une performance qui reste encore dans tous les livres d’histoire : signer la plus large victoire du Club et du championnat de France. Recevant les Marine et Blanc pour la 27e journée de Ligue 1, ils s’imposent en effet… 9-0, portés par un quadruplé de Genghini.
Septième entraîneur le plus capé
Après ce dernier exercice, Lucien Muller quitte l’AS Monaco avec 138 matchs au compteur sur le banc - septième entraîneur le plus capé - et un bilan positif de 64 victoires, 44 nuls et 30 défaites (217 buts marqués contre 124 encaissés seulement).
Il retourne ensuite en Espagne où il dirige successivement Majorque puis Castellón, Club où il prend sa retraite en 1992.
