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Ligue 1 Uber Eats 13 janvier 2023, 15:12

Philippe Clement : "Le groupe a beaucoup évolué au niveau mental"

Philippe Clement : "Le groupe a beaucoup évolué au niveau mental"
Avant la réception de l’AC Ajaccio ce dimanche au Stade Louis-II (17h05), pour le compte de la 19e et dernière journée de la phase aller, le technicien flamand s’est exprimé en conférence de presse.

Conclure en beauté la première partie du championnat. Toujours invaincus en Ligue 1 depuis la reprise post-Coupe du Monde, les joueurs de l’AS Monaco reçoivent l’AC Ajaccio ce dimanche au Stade Louis-II (17h05), pour le dernier rendez-vous de la phase aller. Un rendez-vous important, qui peut permettre aux hommes de Philippe Clement de glaner une 11e victoire en 19 sorties. C’est en tout cas l’objectif qu’il a évoqué devant les médias. Extraits.

Le bilan après Lorient

Je pense que nous avons mérité de prendre les trois points. Malheureusement ce n’est pas toujours suffisant dans le foot, et c’est pour ça aussi que ce sport est très populaire. Quand tu vois les statistiques du match, avec 16 tirs au but contre 8, une possession de balle à près de 60%, les trois barres transversales que l’on touche, plus le penalty de la première mi-temps qui est annulé pour un hors-jeu de quelques centimètres… Pour moi, il y a également penalty sur Eliesse (Ben Seghir) avant le but du 2-1.

A la fin on prend un point, mais ç’aurait même pu être une défaite. C’est important en tout cas que l’équipe soit restée dans le match. Les joueurs qui sont entrés étaient prêts également. Quand je remplace Golo’ et Ben Seghir, ils ont couru pour sortir et laisser leur place à d’autres. Ça montre l’état d’esprit du groupe. A la fin de saison, ce sont des points qui comptent. En tout cas j’ai vu une bonne réaction des joueurs, après la mauvaise deuxième période contre Rodez. Nous avons manqué de chance pour faire mieux.

Il y a des individualités dans cette équipe d’Ajaccio qui peuvent faire la différence à chaque minute. C’est aussi à l’inverse une équipe qui encaisse peu de buts comparé à sa situation au classement (16e, ndlr). C’est quelque chose de typique des Corses je crois, d’avoir de la volonté, de mettre de l’engagement en permanence.
Philippe ClementA propos d'Ajaccio

La progression d’Alexander Nübel

Le gardien qui fait le plus d’arrêts en Ligue 1 ? C’est toujours le danger avec les statistiques, on peut leur faire dire ce qu’on veut. C’est quoi un arrêt ? Sur une frappe de 40 mètres ou sur un face-à-face, c’est très différent. Mais je suis très content que vous disiez qu’Alex fait de bonnes choses, car il y avait beaucoup de commentaires négatifs sur lui au début de saison. Pourtant c’est un des joueurs qui nous permet de prendre des points. Il a eu parfois des périodes plus difficiles, mais c’est le cas pour tous.

Il a beaucoup progressé pour moi sur les phases en un-contre-un. C’est aussi le résultat du travail de Frédéric (De Boever). Il faut vraiment voir le potentiel global d’Alex, qui a encore une marge selon moi. Il a la possibilité d’être dans le top 10 des meilleurs gardiens d’Europe, même s’il a encore des choses à améliorer pour le devenir. Et ce qui est bien, c’est qu’il est très motivé pour progresser.

Le style de jeu d’Ajaccio

Nous faisons toujours des analyses sur nos adversaires. Il y a des individualités dans cette équipe d’Ajaccio qui peuvent faire la différence à chaque minute. C’est aussi à l’inverse une équipe qui encaisse peu de buts comparé à sa situation au classement (16e, ndlr). C’est quelque chose de typique des Corses je crois, d’avoir de la volonté, de mettre de l’engagement en permanence. C’est un match intéressant évidemment, car il va falloir casser le mur qui se dressera devant nous, et en même temps ne pas être trop pris dans les transitions.

Mes joueurs ont aussi de plus en plus d’expérience, et se sont forgés avec les déceptions. Au début de saison, quand on a pris un carton rouge contre Rennes, nous sommes restés dans le match pour accrocher le nul par exemple.
Philippe ClementLa progression au niveau mental

L’évolution du groupe depuis un an

C’est difficile à dire, car on ne parle pas de la même équipe que les six premiers mois. Nous avons perdu un joueur très important, en la personne d’Aurélien (Tchouameni). Il a un profil très spécial et très polyvalent, qui est difficile à trouver en Europe. C’est pour ça qu’il est au Real. Mais là où on a le plus progressé collectivement, c’est au niveau mental selon moi. A Lorient, les choses ne sont pas avec nous, on joue de malchance et on encaisse deux buts.

On aurait certainement lâché il y a un an. Aujourd’hui, l’équipe fait tout pour rester dans le match, pour ne pas douter et toujours y croire au contraire. Encore parfois c’est perfectible. De temps en temps il y a même trop de volonté et on oublie de ne pas trop se découvrir. Mais je pense qu’il y a une grande différence, et les joueurs me le disent aussi.

La force de caractère de l’équipe

C’est un travail collectif pour progresser dans cet aspect-là, dans leurs têtes. Que ce soit en discutant avec moi, les psychologues ou autre. Mes joueurs ont aussi de plus en plus d’expérience, et se sont forgés avec les déceptions. Au début de saison, quand on a pris un carton rouge contre Rennes, nous sommes restés dans le match pour accrocher le nul (1-1) par exemple. Ce sont des choses à garder dans le futur. Car cela peut faire une différence de 5-6 points à la fin de la saison, quand on donne tout jusqu’à la dernière minute, sans jamais rien lâcher.

La concurrence en attaque

Breel fait une très bonne saison jusqu’à maintenant. L’an passé, nous avions un milieu de terrain avec Tchouameni et Fofana et deux attaquants, souvent Kevin, qui faisait beaucoup de travail pour aider dans le cœur du jeu. Aujourd’hui, Mo’ a un profil différent, il est très important devant la défense, et Kevin a été blessé plusieurs fois. Breel et Wissam sont des attaquants qui reviennent moins dans le milieu de terrain, ce qui fait que cela change le système de jeu quand on évolue avec deux pointes. Mais quand tu vois les statistiques, avec huit buts chacun, le résultat est quand même là.

Wissam fait une très bonne entrée à Lorient, et pas seulement avec le ballon ou sur son but, mais aussi dans le travail de pression de l’adversaire, et pour garder l’équilibre de l’équipe. J’ai une bonne relation avec lui. A Manchester City par exemple, Erling Haaland ne joue pas tous les matchs, pourtant il est jeune et a beaucoup d’énergie. Dans le football moderne, il faut savoir mettre en place une rotation, car on ne peut pas enchaîner tous les trois jours à ce rythme. On doit avoir un Wissam toujours au top sur le terrain, pour bien gérer les situations. C’est important pour moi de l’expliquer à nos supporters, car je sais que c’est important pour eux.