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Partout Toujours 09 janvier 2026, 15:02

Stéphen : "J'ai amené ma fille en parcage à Auxerre en 32e de finale"

Stéphen : "J'ai amené ma fille en parcage à Auxerre en 32e de finale"
Pour mettre en lumière les supporters de l’AS Monaco qui portent les Rouge et Blanc dans leur cœur, la série qui leur est dédiée se poursuit. Pour le 11e épisode de la saison, pars à la rencontre de Stéphen dans le Loiret.

C’est une passion qui dure depuis tout jeune. Supporter de l’AS Monaco depuis 1997 alors qu’il n’est âgé que de 9 ans, Stéphen n’a pas perdu son amour pour le club de la Principauté. Ce responsable d’approvisionnement dans un abattoir à Orléans sera en effet présent avec les Munegu Centre-Val de Loire dans le parcage du Stade de la Source ce samedi (15h30), pour pousser les Rouge et Blanc à décrocher la qualification à l’occasion des 16es de finale de Coupe de France. Interview 🎙️

Bonjour Stéphen. Depuis combien de temps et pour quelles raisons supportes-tu l’AS Monaco ?

Je suis le Club depuis 1997, j’avais alors 9 ans. À l’époque, tous mes copains faisaient du foot, on regardait les matchs ensemble et c’était le club de la Principauté qui dominait la Ligue 1 avec les Thierry Henry, David Trezeguet, et un sixième titre de champion de France à la clé. C’est comme ça que tout a débuté. Et puis forcément, une fois que c’est parti avec l’AS Monaco, on ne lâche pas !

Tu es d’Orléans, j’imagine que ce n’est pas courant de supporter le Club dans la région…

C’est ce qu’on croit, mais en réalité il y en a quand même un paquet ! J’ai plusieurs copains qui me disaient : « Moi aussi, je supporte Monaco ! ». On est bien plus nombreux que ce qu’on imagine, même chez les jeunes, on voit souvent un maillot rouge et blanc. Quand j’ai eu 20 ans, on a commencé à faire des déplacements, quasiment toujours avec une voiture remplie de quatre ou cinq personnes. Et puis, il y a quelques années, les Munegu Centre-Val de Loire se sont créés et là nous nous sommes vraiment rendus compte que nous étions était nombreux.

Étais-tu présent dès le lancement du groupe ?

J’avais fait un ou deux déplacements avec les Munegu Cœur de France avant cela, mais ce n’était pas très pratique pour moi. Puis le président a repris quelques membres de l’ancien groupe et on s’est inscrits avec les Munegu Centre-Val de Loire. Depuis, l’organisation est superbe et l’ambiance l’est tout autant.

Tu parlais tout à l’heure de Trezeguet et Henry. D’autres joueurs t’ont-ils marqué à Monaco ?

Évidemment la saison 2003-2004 avec Ludovic Giuly, Jérôme Rothen et Fernando Morientes. Mais c’est véritablement l’année précédente que mon cœur avait basculé pour un joueur : Shabani Nonda ! Malheureusement, sa grave blessure l’a freiné mais c’est un joueur que j’aime profondément. En 2002-2003 quand il termine meilleur buteur avec 26 buts, il était simplement injouable.

As-tu déjà eu l’occasion de venir au Stade Louis-II ?

C’est loin, mais quand on arrive à se déplacer à plusieurs et à remplir des minibus, c’est faisable. Je suis venu l’année dernière à l’occasion de la réception de l’Olympique Lyonnais (2-0), et j’avais aussi fait Marseille il y a trois ans. Mais mon meilleur souvenir reste ce duel face à Lyon lors de la 33e journée, car on gagne et on se qualifie directement pour la Ligue des champions sans avoir besoin de souffrir lors du dernier match. L’ambiance était incroyable et on avait même pris un petit apéro sur la piste d’athlétisme avant la rencontre.

Quel matchs en déplacement gardes-tu le plus en mémoire ?

J’en ai deux. Le premier, c’est celui à Arsenal quand on gagne là-bas en 2015 (1-3). On était 2500 supporters et c’était le feu dans les tribunes ! L’autre, c’est celui à Dortmund en 2017, avec le match reporté d’une journée. Sur le moment ce n’est pas un bon souvenir, mais ensuite, on a rencontré un Allemand qui nous a accueillis tous les six chez lui pour la nuit. Finalement, ça a été super, avec une soirée incroyable chez quelqu’un qu’on ne connaissait pas du tout et le lendemain, on a pu retourner voir le match.

En France, je fais souvent le Paris Saint-Germain, Angers, Auxerre et Nantes, où j’ai déjà pu emmener ma fille. L’ambiance y est familiale, et avec deux copains on commence à emmener nos enfants respectifs !

Justement, côté familial, as-tu réussi à transmettre cette passion ?

Ma famille n’est pas très sportive alors je me rabats sur ma fille Lya qui a 5 ans (rires). Je l’avais emmenée lors de la victoire en 32e de finale face à Auxerre, elle adore l’ambiance, les chants et le capo avec son mégaphone.

Y a-t-il une saison qui t’as particulièrement marquée ?

Celle dont j’ai le plus de souvenirs, parce qu’elle est plus récente, c’est la saison 2016-2017. Champion de France, Radamel Falcao, l’émergence de Kylian Mbappé… Il y avait une équipe incroyable ! Au milieu de terrain, Fabinho et Bakayoko étaient monstrueux. Je n’ai jamais revu une telle façon de jouer au football, c’était splendide !

Collectionnes les maillots de l’AS Monaco ?

Je n’en ai pas une collection aussi grosse que celle de Julien Bouron, mais j’ai quand même une vingtaine de pièces. Récemment, j’ai acheté celui de 1982, manches longues, avec le sponsor Bailly en feutrine. Sur les quinze dernières années, j’en ai au moins un par saison ! J’ai aussi des maillots de 1995, 1996 et 1997, avec l’ancien sponsor Kappa.

Pour finir, un pronostic pour le match, qui est assez spécial pour toi ?

Je vais aussi voir quelques matchs de l’US Orléans, deux ou trois fois par an. Mais pour moi, il n’y a pas de débat, l’AS Monaco reste mon club de cœur. Malheureusement pour Orléans, j’espère une victoire de Monaco, 3-1. Pour les buteurs, ça dépendra du onze titulaire, mais je vois bien un but de Mika Biereth, de Folarin Balogun et une petite surprise avec Thilo Kehrer.