Des joueurs perturbés par la catastrophe
Le club de la Principauté demande alors un report du match, requête qui sera refusée par les instances. En effet, beaucoup de joueurs cherchent à avoir des nouvelles de leurs proches, présents en Corse et n’arrivent pas à en avoir, entraînant anxiété et peur. Un contexte très particulier pour les joueurs d’ Arsène Wenger, qui ne sont alors pas du tout prêts à jouer une finale de coupe d’Europe.
Une journée "fantomatique" je dirais. Tout le monde était en train de prendre des nouvelles de ce qui s’était passé, car nous n’avions rien vu. Beaucoup de joueurs comme Jean-Luc (Ettori), Marcel (Dib) étaient de Corse ou de Marseille et voulaient savoir ce qu’il en était.
Jérôme Gnako
Une finale fantomatique
Touchés par le drame, les Rouge et Blanc ont donc une raison de plus pour gagner, mais après 15 minutes de domination et quelques corners bien sentis, l’AS Monaco doit céder une première fois avant la mi-temps (1-0, 40e). Pour ne rien arranger, Rui Barros joue la rencontre blessé. Alors au retour des vestiaires, Wynton Rufer scelle donc l’issue de ce match (2-0, 55e).
J’en veux encore aux instances d’ailleurs, car ce match n’aurait jamais dû avoir lieu. Je pense sincèrement que notre demande de report, si nous avions été l’OM ou le PSG, aurait été acceptée et nous n’aurions jamais joué. (...) Nous n’étions pas du tout prêts à jouer une finale de coupe d’Europe. Mais je pense simplement qu’on ne voulait pas voir l’AS Monaco gagner !
Emmanuel Petit
Une superbe saison malgré tout
Cette finale n’entachera pas la belle saison du Club, qui se bat alors pour le titre jusqu’au bout face à l’Olympique de Marseille. En parallèle d’une épopée en Coupe de France, qui s’arrête symboliquement en demi-finale, puisque l'AS Monaco décide de se retirer de la compétition après les forfaits de Bastia et Marseille qui ne voulaient pas rejouer leur match.
Nous étions complètement à côté. Donc oui c’est un très gros regret, car à l’époque aucune équipe française n’en avait encore remporté, même si ce n’était pas la plus prestigieuse.
Jérôme Gnako
📋 La feuille de match :
Mercredi 6 mai 1992 - Estadio da Luz
Finale Coupe des Coupes : Werder Brême 2-0 AS Monaco
Mi-temps : 1-0
Buts : Allofs (40e), Rufer (55e) pour le Werder Brême
Cartons jaunes : Votava (27e) pour le Werder Brême ; Dib(38e), Gnako (65e), Weah (85e) pour l'AS Monaco
Werder Brême : Rollmann - Wolter (Schaaf, 34e), Bratseth, Borowka - Bockenfeld, Eitts, Neubarth (Kohn, 75e), Votava ©, Bode - Rufer, Allofs
Remplaçants : Klugmann, Schaaf, Legat, Kohn, Bester
Entraîneur : Otto Rehhagel
AS Monaco : Ettori © - Valéry (Djorkaeff, 63e), Petit, Mendy, Sonor - Gnako, Dib, Barros, Passi - Fofana (Clément, 60e), Weah
Remplaçants : Hugues, Thuram, Blondeau, Clément, Djorkaeff
Entraîneur : Arsène Wenger
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