Fan du club du Rocher depuis son enfance ! Joseph, Happiness Manager de 49 ans à Paris, sera évidemment présent ce soir dans le parcage monégasque du Stade Jean-Bouin pour encourager son équipe face au PFC dans le cadre de la 29e journée de Ligue 1 McDonald’s, en compagnie également d’autres adhérents du CSM Dom-Tom. Interview 🎙️

Bonjour Joseph, depuis quand et pour quelles raisons supportes-tu l’AS Monaco ?

Quand on me demande, je dis souvent que c'est un amour de jeunesse. Si je devais donner un point de départ à cet amour pour l'AS Monaco, ce serait un quart de finale de Coupe des clubs Champions en 1989 contre Galatasaray. Il y avait une super équipe sur le terrain avec Glenn Hoddle, le jeune George Weah, Youssouf Fofana ou encore Luc Sonor… Et surtout ce maillot hyper original par rapport aux autres parce que la Diagonale reste notre marque de fabrique. Depuis, je suis tombé amoureux de Monaco et de son histoire… jusqu'à aujourd'hui.

Le second, ce serait Martin Djetou, c'est une légende sous-estimée du Club. Ce n'est pas forcément un nom qui revient souvent et pourtant il a gagné un quart de tous nos titres puisqu'il en a gagné deux sur les huit et il a été capitaine de la plus belle équipe de l'histoire en 2000, mais je ne suis pas objectif car c'est un ami d'enfance (sourire).

Joseph, à propos de ses joueurs préférés

Hormis celui contre Galatasaray, quels sont les matchs qui t’ont le plus marqué ?

Il y en a un qui doit revenir souvent, c'est le Monaco-Real de 2004. Sur ce match-là, on a démontré que l'on pouvait renverser des montagnes. C'est peut-être le plus grand match de Coupe d'Europe du foot français selon moi, et on a tendance à oublier la performance majuscule qui a été faite par notre équipe ce jour-là. D’ailleurs, j'étais au Stade Louis-II et lorsque Fernando Morientes saute, j'ai l'impression qu'il va dépasser les arches tellement il monte haut et reste longtemps en l'air. C’est sûrement mon souvenir le plus marquant au stade à domicile !

Qui sont les joueurs les plus emblématiques dans ta carrière de supporter ?

Je pourrais en dire plein ! Mais si je devais en retenir deux, le premier, ce serait Thierry Henry car nous sommes de la même génération, nous avons le même profil : d'origine antillaise, de la région parisienne. En plus, Henry c'est le nom de jeune fille de ma mère donc il y a des chances que l'on soit de la même famille (rires). Quand on voit la carrière qu'il a faite, c'est toujours une fierté de se dire qu'il a été formé à Monaco.

Le second, ce serait Martin Djetou, c'est une légende sous-estimée du Club. Ce n'est pas forcément un nom qui revient souvent et pourtant il a gagné un quart de tous nos titres puisqu'il en a gagné deux sur les huit et il a été capitaine de la plus belle équipe de l'histoire en 2000, mais je ne suis pas objectif car c'est un ami d'enfance (sourire). C'est agréable de voir ses potes briller avec son équipe. Et pour l’anecdote, il a appris très tard que j'étais fan de l'AS Monaco, il ne le savait même pas. On s'est croisé un jour au Stade de France par hasard, et ce jour-là, j'avais également rencontré Manuel Amoros. En tant que fan de Monaco, c'était une belle soirée !

Est-ce que tu collectionnes des maillots ou des objets de l'AS Monaco ?

Alors je ne suis pas spécialement collectionneur. Par contre, je me suis fait un plaisir, j'ai acheté une petite réplique de l'Hexagoal du titre de 2017. Cela faisait tellement longtemps que l'on attendait un titre que celui-là, j'avais envie qu'il soit marquant. Je n'ai pas ce côté fétichiste du foot, mais j'ai également un maillot signé de Kylian Mbappé.

Pour la petite histoire, pour mes 40 ans, mon beau-frère, qui habite à Nice, m'avait offert un maillot de Monaco et me disait que je pourrai le floquer quand je viendrai à Louis-II. J'étais donc descendu pour le Derby de 2017 et je me suis dit qu'il fallait le faire floquer d'un joueur made in La Diagonale. J'avais hésité entre Valère Germain, qui faisait la plus grosse saison de sa carrière cette année-là, et Kylian Mbappé qui était la star en devenir : j'ai choisi Mbappé. Au final, j'ai réussi à le faire signer à Clairefontaine parce que je n'avais pas réussi à le voir sur mes déplacements à Monaco. J'ai même un deal avec ma femme : s'il remporte le Ballon d'Or un jour, j'aurai le droit de le mettre dans la déco de la maison !

Lorsque l'on bat Saint-Étienne et que l'on est officiellement champion en 2017, le lendemain, je prends ce maillot et je le mets à l'accueil pour que tout le monde le voit. Pendant toute la journée les gens sont passés devant, en me disant que j'étais vrai supporter jusqu'au bout.

Joseph, le lendemain du titre de 2017

Comment vis-tu ta vie de supporter monégasque dans la Capitale ?

Ça va ! À l'époque, je travaillais chez Leboncoin et toute la boîte est pour le PSG. Lorsque l'on bat Saint-Étienne et que l'on est officiellement champion en 2017, le lendemain, je prends ce maillot et je le mets à l'accueil pour que tout le monde le voit. Pendant toute la journée les gens sont passés devant, en me disant que j'étais vrai supporter jusqu'au bout. J'ai une tradition : il y en a qui aiment mettre les maillots du Club quand ça gagne, moi je le mets quand ça perd, c'est trop facile sinon. Je prouve mon amour pour le Club en les mettant les lundis compliqués.

Fais-tu partie d’un groupe de supporters ?

Oui, je fais partie du CSM Dom-Tom ! On a une double histoire : le côté antillais avec des personnes qui sont de l'autre côté de l'Atlantique qui se retrouvent entre eux et qui ont découvert une passion commune pour le Club, et la diaspora antillaise de la région parisienne qui est assez importante. C'est marrant de se dire que l'on a plein de points communs parmi lesquels, on a le côté supporter de l'AS Monaco.

Comment s’est créé ce groupe ?

À la base, c'est parti d'un groupe Messenger ou WhatsApp, un outil de communication où des Antillais se retrouvaient pour parler de Monaco et vivaient les matchs ensemble à travers des vocaux mémorables. Un jour, on est venu me voir à la fin d'un match et on m'a demandé si cela m'intéressait de rejoindre le groupe. Puis de fil en aiguille on a sympathisé jusqu'à se donner rendez-vous dans les stades.

On a commencé à faire des cars pour aller voir les matchs, puis des déplacements sur Monaco. Le Monaco-Nice de 2017 s'est fait avec le CSM Dom-Tom et ce jour-là, le Club nous avait permis de rencontrer Thomas Lemar après le match. L'année d'après on a créé l'association et on a demandé à être affilié au CSM, la demande a été acceptée et l’association officiellement créée en 2018.

De combien d’adhérents est composé le CSM Dom-Tom ?

Les premières années, nous étions près de 70. C'était après une année faste donc il y avait du monde, puis après on a vu partir tous les opportunistes qui sont partis en même temps que les joueurs qui ont été transférés (rires). Aujourd'hui on doit être une quinzaine ou une vingtaine. Mais sur les groupes de discussion, on a près de 500 à 600 sympathisants, néanmoins, on a parfois du mal à les convertir en adhésion.

Dans une saison, combien de déplacements faites-vous généralement ?

À minima on fait ceux de Paris, ce soir nous serons six ou sept membres du groupe présents. C'est le seul que l'on fait avec un ticket de métro et pas avec un billet d'avion. Sinon cela varie entre 5 et 6. On privilégie surtout la partie touristique, c’est-à-dire que quand on part, on essaie de rester le week-end, ou d'arriver tôt pour se balader dans la ville et aller à la rencontre des supporters adverses. On veut apporter un côté touristique et culturel en plus du sportif.

As-tu un pronostic pour le match de ce soir ?

Je pense que l'on sera bien reçu au Paris FC, donc j'ai envie que Paris marque au moins un but. Par contre, si l'on peut en mettre quatre derrière, cela augurera d'un bon week-end ensuite. Je vois alors un 4-1 pour nous !

📢 Pour rejoindre le CSM Dom-Tom :

  1. Responsable : Loïc Placide
  2. Adresse : Lot Mondésir – 97290 LE MARIN
  3. Tél : 06 96 78 10 85

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