Ils ont connu une entame difficile et ne sont pas parvenus à revenir. Rapidement menés 3-0 au bout de 21 minutes, les joueurs de l’AS Monaco ont eu plusieurs occasions de mettre la pression mais ont dû finalement s’incliner 4-1 au Paris FC. Un scénario et un résultat décevants que le coach Sébastien Pocognoli a tenté d’expliquer en conférence de presse. Extraits 🎙️
Bonsoir coach. Comment analysez-vous cette défaite après une série de sept victoires de rang ?
Ce n’est pas faute d’avoir alerté sur la difficulté du match face au Paris FC parce que je savais que nous allions être testés sur l’aspect mental. On a fait face à une équipe en forme avec un système de jeu très efficace et on en a fait les frais aujourd’hui. Parallèlement, notre belle série nous a peut-être donné trop de confiance et commencer le match en prenant trois buts en 20 minutes me fait réaliser qu’on n’a pas su être attentif au plan prévu cette semaine. Nous avons débuté avec une intensité non conforme par rapport à ce qu’on a pu faire ces dernières semaines.
Cela avait déjà été le cas contre Marseille mais on ne l’avait pas payé cash. Encaisser autant de buts en si peu de temps est forcément dû à un manquement de la préparation mentale, je l’avais pourtant répété toute la semaine mais force est de constater que l’on a failli dans ce domaine. On a ensuite bien relevé la tête pendant les 25 dernières minutes de la première période en nous créant plusieurs occasions qui auraient pu nous permettre d’espérer davantage mais on a raté ce que le PFC avait réussi auparavant.
On a bien terminé cette première période mais chaque transition nous a énormément exposé, que ce soit à trois ou quatre défenseurs. On a tenté de cadenasser davantage ces transitions avec deux vrais défenseurs, Simon Adingra plus haut, et plus de présence avec Denis Zakaria au milieu.
Sébastien Pocognoli, sur les changements à la pause
Comment expliquer le fait de ne pas avoir su démarrer la seconde période comme vous avez terminé la première ?
Vous savez, quand il y a 3-0 après 25 minutes, on a envie d’apporter quelque chose à la mi-temps. On a bien terminé cette première période mais chaque transition nous a énormément exposé, que ce soit à trois ou quatre défenseurs. On a tenté de cadenasser davantage ces transitions avec deux vrais défenseurs, Simon Adingra plus haut, et plus de présence avec Denis Zakaria au milieu. Malheureusement, ça n’a pas apporté ce que l’on espérait, du fait que le Paris FC a été aussi plus bas sur le terrain. Je ne suis donc pas sûr qu’on aurait été plus dominant avec cette même structure car le PFC a resserré les lignes tout en continuant à partir en transition plus bas. Nous n’avons pas su imposer un rythme qui aurait pu nous apporter ce but. Ils méritent leur victoire, ils ont fait un match plein de réalisme.
Y a-t-il eu un manque de préparation face à Jonathan Ikoné et Moses Simon ?
Non parce qu’on a joué face à des ailiers également très performants, comme Lyon, Marseille ou le PSG. C’était le même milieu et la même défense à trois, c’est jusque nous avons été moins bons dans ce que l’on voulait mettre en place. Nous avons aussi eu deux forfaits qui changent la dynamique de préparation au dernier moment. Ce n’est pas une excuse mais il nous manquait peut-être certains éléments qui avaient fait notre force. Pour moi et je le répète, on perd ces 20 premières minutes sur l’approche mentale et d’humilité. Forcément, les carences s’exposent et on a essayé de les combler à la mi-temps.
Avez-vous eu l’impression que les joueurs tardaient à donner le ballon ?
Oui pourtant il y avait assez d’espaces parce que le PFC est venu nous chercher haut. Il y a donc une supériorité numérique qui se crée mais on n’a pas su en profiter dans les 25 premières minutes. Dans le même temps, le niveau de confiance baisse mais les occasions créées l’ont été en transperçant ces lignes, comme le but de Balo’. Nous avons été dans le schéma de match que nous avions préparé mais pas au début.
Dans les belles images de la soirée, il y a aussi ce beau parcage de supporters monégasques qui était prêt de la première minute. Cela me laisse un goût de trop peu parce qu’on n’a pas su rendre ce qu’ils nous ont donné durant tout le match.
Sébastien Pocognoli, sur le parcage
Un mot sur la rentrée de Paul Pogba.
Il y a une gestion du groupe à faire d’un point de vue physique. On voit ce qui se passe à l’entraînement et face à un bloc bas, je pense que Paul a la capacité d’apporter cette touche technique et une impulsion. Malheureusement, on encaisse un but cinq minutes après son entrée, ça modifie ce qu’on avait planifié. Nous sommes heureux de voir nos joueurs blessés de retour.
Dans les belles images de la soirée, il y a aussi ce beau parcage de supporters monégasques qui était prêt dès la première minute. Cela me laisse un goût de trop peu parce qu’on n’a pas su rendre ce qu’ils nous ont donné durant tout le match.
Comment rebondir dès le week-end prochain contre Auxerre ?
Tout ce qu’on a acquis a été à la sueur du front et de travail. On a fait une fantastique série et nous étions certainement la meilleure équipe ces dernières semaines en France et en Europe. Celle-ci devait forcément s’arrêter à un moment mais je n’aurais pas voulu qu’elle s’arrête de cette manière mais on doit juste apprendre les raisons de cette réussite et de cet arrêt aujourd’hui et de juste continuer à travailler la semaine prochaine pour être prêt aux niveaux mental, physique et tactique pour jouer contre Auxerre.
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S. POCOGNOLI