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Partout Toujours 19 mai 2023, 09:53

Jean-Baptiste : "Cette rencontre à Lyon, c'est un peu mon Derby !"

Jean-Baptiste : "Cette rencontre à Lyon, c'est un peu mon Derby !"
Pour honorer la présence de nombreux supporters monégasques dans les parcages à l’extérieur, asmonaco.com poursuit sa série dédiée aux soutiens des Rouge et Blanc. Pour ce 18e volet de la saison, partons à la rencontre de Jean-Baptiste, habitant à Lyon et fan de l’AS Monaco depuis 1998.

La rencontre face à Lyon est son Derby ! Originaire du Rhône et issu d’une famille supportrice de l’Olympique Lyonnais, Jean-Baptiste, 30 ans, attend chaque année la rencontre face aux Rhodaniens. Supporter de l’AS Monaco depuis 1998 et l’âge de six ans, il sera évidemment au Groupama Stadium ce vendredi (21h) pour supporter les Rouge et Blanc avec le groupe des Munegu Burgundy, dont il est le responsable depuis trois ans maintenant. Rencontre. 🎙

Bonjour Jean-Baptiste. Depuis quand et comment es-tu devenu supporter de l’AS Monaco ?

C’est depuis l’âge de mes 6 ans. Pour la petite anecdote, j’ai appris à lire dans le journal l’Équipe en 1998 à l’époque où l’AS Monaco était au sommet du championnat de France, et avec des joueurs qui m’ont donné envie d’aimer le Club comme Fabien Barthez, David Trezeguet ou Martin Djetou. J’avais demandé à mes parents de m’acheter des équipements du Club et j’ai notamment pu obtenir une carte dédicacée de Fabien Barthez. Cela fait à présent 24 à 25 ans que je supporte les Rouge et Blanc dans la ville de Lyon.

Quels sont tes premiers souvenirs du Club ?

Mon premier match que j’ai été voir, c’était un déplacement de Monaco à Lyon dans au stade de Gerland. J’étais avec mon père. On avait perdu 2-1. Ça devait être lors de la saison 2000-2001. J’habite là-bas depuis tout petit et je suis le seul de mon entourage à supporter Monaco parce que toute ma famille supporte l’OL. Cette rencontre est donc en quelque sorte mon Derby.

Monaco-Bordeaux en 2013-2014 a été ma première rencontre au Stade Louis-II mais depuis 5-6 ans, j’en fais 15 à 20 par saison puisque mon boulot de commercial me permet de me déplacer dans plusieurs régions de France. J’ai dû faire quasiment tous les parcages de France, hormis le Nord-Ouest.
Jean-BaptisteSupporter de l'AS Monaco depuis 1998

Et au Stade Louis-II, quel a été ton premier match ?

C’était lors de la dernière journée de la remontée en Ligue 1 en 2013-2014. J’étais allé à un Monaco-Bordeaux où l’on fait 1-1 avec un but de Lucas Ocampos notamment. C’était également le dernier match de Flavio Roma dans les cages du club de la Principauté.

Cela a été ma première rencontre mais depuis 5-6 ans, j’en fais 15 à 20 par saison puisque mon boulot de commercial me permet de me déplacer dans plusieurs régions de France. J’ai dû faire quasiment tous les parcages de France, hormis le Nord-Ouest.

Parmi tous ces déplacements, quel a été le plus beau ?

Il y en a pleins mais l’ambiance du Vélodrome est incomparable, ça donne des frissons. En revanche, là où on a été le mieux accueilli, c’était l’an dernier à Lens. Je me souviens que nous étions venus en train, pour arriver à 13h. Ça s’était super bien passé avec eux du début à la fin. Ils ont été vraiment accueillants. Quand on entend les Corons, ça met les poils également ! Pour moi, les trois plus beaux parcages que j’ai pu faire sont à Strasbourg parce qu’il y a une super ambiance, Marseille et Lens.

Et le match où tu as eu le plus d’émotion ?

C’est Monaco-Lyon en 2018 avec le but de Rony Lopes dans les dernières minutes du match qui nous offre la victoire 3-2. Ce soir-là, j’étais avec mes potes dans la tribune. Nous sommes menés rapidement 2-0 mais Radamel Falcao réduit la marque puis Keita Baldé égalise dans la foulée grâce à un exploit individuel, avant qu’il se fasse expulser. Et finalement, sur un contre, Stevan Jovetić remise pour Rony Lopes qui conclut d’une frappe dans le petit filet.

Nous sommes passés par toutes les émotions. Je me souviens que la saison du titre, on perd 3-1 contre eux dans un match où j’avais été présent. Il y avait donc cet esprit de revanche parce qu’ils avaient souvent été notre bête noire les saisons d’avant. J’ai dû voir environ 80 matchs en une dizaine d’années, c’est sans doute la plus belle ambiance que j’ai vécu dans un stade.

As-tu eu la chance d’effectuer des déplacements en Europe ?

Oui bien sûr. Le dernier en date était à Braga la saison dernière lorsque l’on perd 2-0. J’ai vécu une belle ambiance européenne. Malgré le résultat, cela reste un super souvenir parce que l’on avait fait un cortège dans les rues de Braga. J’avais réussi à aller au Stade Louis-II une semaine après pour le match retour. De mémoire, on fait 1-1 avec un but d’Axel Disasi à la dernière seconde.

En Ligue 2, j’ai bien aimé Danijel Subašić et Valère Germain avec les valeurs qu’ils ont véhiculées. Lors de cette saison, j’avais vraiment le sentiment qu’il y avait du cœur. Puis il y a eu Radamel Falcao, qui quand il revient de son prêt à Chelsea, on est champions. Et ensuite, on se maintient en partie grâce à lui en 2019 où j’ai souvenir qu’il met un doublé à Rennes lorsqu’on est mené 2-0, ou d’un coup franc direct à Caen.
Jean-BaptisteSupporter de l'AS Monaco depuis 1998

Quels sont les joueurs qui t’ont le plus marqué ?

Au début, comme j’ai pu le dire, il y a eu Fabien Barthez. Ensuite, j’ai été en admiration devant Shabani Nonda. J’ai été triste au moment de sa blessure au genou en 2003-2004 parce que même si Fernando Morientes est venu à sa place, il met 26 buts la saison d’avant. C’était vraiment un joueur qui m’a marqué ! Dans un style différent, j’ai bien aimé Javier Chevanton, pour sa grinta, il ne laissait pas indifférent.

En Ligue 2, j’ai bien aimé Danijel Subašić et Valère Germain avec les valeurs qu’ils ont véhiculées. Lors de cette saison, j’avais vraiment le sentiment qu’il y avait du cœur. Puis il y a eu Radamel Falcao, qui quand il revient de son prêt à Chelsea, on est champions. Et ensuite, on se maintient en partie grâce à lui en 2019 où j’ai souvenir qu’il met un doublé à Rennes lorsque nous sommes menés 2-0, ou d’un coup franc direct à Caen.

Mais pour revenir à ma période d’adolescence, j’ai apprécié Marcelo Gallardo parce qu’il avait la grinta, Ludovic Giuly puisqu’il apportait de la hargne à l’image de sa célébration au match retour contre Madrid où il est en larmes sur la piste d’athlétisme. J’ai bien aimé aussi Jérôme Rothen qui parle encore en bien du Club aujourd’hui. Ce sont des joueurs qui, 15 ou 20 ans après, te laissent encore des souvenirs.

Le match retour à Madrid sur TF1 était paranormal. Je me souviens qu’avant cette rencontre, mes parents ont invité des amis qui me disaient "Monaco va se faire éliminer par le Real". Je leur répondais "Non, non".
Jean-BaptisteA propos de la qualification face au Real en 2004

Tu parlais de certains joueurs de l’épopée de 2004. Comment l’as-tu vécue à 12 ans ?

J’étais dans un collège où mes camarades étaient des supporters lyonnais. Malgré tout, j’ai réussi à insuffler un élan dans la cour de récréation au moment où l’on bat le Real puis Chelsea. Il y en a même certains qui sont devenus, un temps, fans du Club. Le match retour à Madrid sur TF1 était paranormal. Je me souviens qu’avant cette rencontre, mes parents ont invité des amis qui me disaient « Monaco va se faire éliminer par le Real ». Je leur répondais « Non, non ».

Finalement, on se qualifie et je pense que c’est à ce moment-là que toute la France est tombée en admiration devant Monaco. Cela avait été le cas aussi dans la cour de récréation où certains ont pris conscience que l’on pouvait réaliser quelque chose de grand. On a réussi à atteindre la finale contre Porto.

Tout le monde dans mon entourage disait qu’on allait être champions. Finalement, ce ne sont que des larmes de tristesse qui ont coulé. Mais il y a une cote de sympathie qui est montée à ce moment-là. Malheureusement, ceux qui disaient « Allez Monaco » sont redevenus pour Lyon la saison suivante. Mais cela a été une parenthèse enchantée.

Collectionnes-tu des maillots ?

Non pas des maillots spécialement mais en revanche j’ai mon sac de golf personnalisé de l’AS Monaco. Il est brodé aux couleurs du Club avec mon prénom, mon nom et des expressions monégasques comme le Daghe Munegu Per Tugiu. Je collectionne principalement des polos, et depuis cinq ou six ans, j’ai le rituel d’en acheter deux parce que je ne peux pas concevoir pratiquer le golf sans ce vêtement. Je suis plus fan des objets du quotidien comme des goodies, casquettes ou survêtements que des maillots.

Il faut savoir qu’un groupe de supporters est de prime abord composé de fans du Club. Puis, cela devient des amis. Pour la petite histoire, je me suis marié en avril dernier et il y avait deux des membres qui étaient invités. On arrive donc à tisser des liens et faire de bonnes rencontres.
Jean-BaptisteSupporter de l'AS Monaco depuis 1998

Aujourd’hui, tu es le responsable des Munegu Burgundy, comment ça t’est venu à l’idée ?

Le groupe a été créé avant la Ligue 2. Le fondateur a ensuite souhaité prendre du recul et laisser la main parce qu’il avait d’autres projets dans sa vie il y a deux-trois ans maintenant. C’est comme ça que j’ai repris la main. Il faut savoir qu’un groupe de supporters est de prime abord composé de fans du Club. Puis, cela devient des amis.

Pour la petite histoire, je me suis marié en avril dernier et il y avait deux des membres qui étaient invités. On arrive donc à tisser des liens et faire de bonnes rencontres. L’idée est de partager des moments de convivialité ensemble, permettant ainsi d’augmenter ton cercle d’amis.

En tant que responsable, quel est ton rôle ?

C’est moi qui organise tous les déplacements. Au début, je m’arrange pour savoir combien de personnes seront présentes afin de savoir par où l’on passe et le nombre de voitures qu’il faut ou si l’on se greffe dans un bus d’une autre antenne. C’est comme ça que l’on rassemble le plus de mecs et que l’on passe de bons moments. Ce week-end par exemple, on sera une bonne dizaine au Groupama Stadium sur les 25 membres au total. Mais globalement, nous sommes six ou sept actifs à effectuer le plus de déplacements.

BOURGOGNE – « MUNEGU BURGUNDY »
Responsable : Jean-Baptiste Nobile
Adresse : 101 A Route de Lyon – 69680 CHASSIEU
Tél : 07 62 15 10 65
Mail : jbnobile@gmail.com


Retrouve l’agence Triangle Intérim de Lyon (69003) :