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Rookie 25 janvier 2023, 18:43

Pape Cabral : "J’aime faire les efforts pour le collectif"

Pape Cabral : "J’aime faire les efforts pour le collectif"
Reconnue comme l’un des meilleurs centres de formation de France, l’Academy de l’AS Monaco est à l’honneur dans la série "Rookie". Pour ce troisième épisode de la saison 2022-2023, pars à la rencontre de Pape Cabral, milieu de terrain des U17.

Il vient tout juste de fêter ses 16 ans, en honorant la semaine dernière sa deuxième sélection en équipe de France U16. Milieu de terrain des U17 de Manu Dos Santos depuis la rentrée de septembre, Pape Cabral a commencé le foot à l’âge de 6 ans au CS Mainvilliers, dans la région Centre-Val de Loire. Là-bas, il a grandi et fait toutes ses gammes pendant sept ans, face aux grosses écuries locales telles que l’US Orléans et Blois Foot.

Crédits photo : CS Mainvilliers

Issu de la génération 2007

Surclassé depuis ses débuts, celui qui se destine alors à évoluer au poste de numéro 6, prend la direction du Pôle Espoirs de Châteauroux à l’été 2020, en même temps qu’il s’engage avec l’AS Monaco. Depuis, il a donc rejoint l’Academy pour y poursuivre sa progression, et rapidement devenir un cadre des U17. Récemment, il était même présent dans le groupe de Frédéric Barilaro pour le 32e de finale de Coupe Gambardella à Aubagne. Rencontre.

Tout est moderne ici, les infrastructures sont toutes nouvelles. Quand on voit la qualité des bâtiments, on est très contents de faire partie de ce centre de formation. On est quasiment dans les conditions des pros.
Pape CabralMilieu de terrain des U17

Bonjour Pape. D’abord, raconte-nous comment s’est passée ton arrivée à la Diagonale ?

J’ai beaucoup apprécié le projet du Club. Et puis les joueurs ont été super gentils avec moi quand je suis arrivé, donc ça m’a convaincu de venir. Tout est moderne ici, les infrastructures sont toutes nouvelles. Quand on voit la qualité des bâtiments, on est très contents de faire partie de ce centre de formation.

On est quasiment dans les conditions des pros. Ma famille est fière de moi, donc il faut que je continue, car je ne veux pas les décevoir. Mes parents m’ont laissé choisir le club dans lequel je voulais évoluer, donc j’ai fait mon choix et maintenant ils sont à fond derrière moi.

Crédits photo : CS Mainvilliers

Qu’évoque l’AS Monaco pour toi ?

En 2017, le Club avait une très grosse équipe, qui est allée loin en Ligue des Champions et a terminé championne de France. Je les suivais déjà un peu à l’époque. Il y avait de très grands joueurs. Et ça m’a donc donné envie de venir ici.

D’autant que de grands noms ont été formés à l’Academy…

Oui c’est vrai. Quand on voit tous les joueurs qui sont sortis du centre de formation de l’AS Monaco, cela ne peut que nous pousser à faire beaucoup d’efforts pour essayer de les imiter. Ce que Kylian Mbappé arrive à faire en ce moment par exemple (quintuplé en Coupe de France la veille, ndlr), ça me donne encore plus de motivation et de détermination.

Pour ceux qui ne te connaissent pas, présente-toi un peu. 

Je suis un joueur qui court beaucoup sur le terrain, et qui récupère aussi beaucoup de ballons. J’aime faire les efforts pour le collectif, défendre, mais aussi me projeter quand il le faut. A l’inverse, je pense que je peux progresser au niveau de l’état d’esprit, notamment sur le fait de ne pas baisser la tête lorsque le scénario du match est compliqué. Je me définirais vraiment comme un numéro 6 qui aime se projeter.

Parle-nous de ton coach, Manu Dos Santos. Que vous apporte-t-il ?

Manu est un très bon coach, qui est toujours là pour nous dans les bons, comme dans les mauvais moments. Il aime rigoler avec nous, mais quand on se met au travail il faut être sérieux ! C’est un honneur d’être coaché par un entraîneur comme lui, qui a déjà joué à haut niveau dans sa carrière. Il nous transmet la valeur travail, dans tout ce qu’on fait au quotidien. Il nous apporte aussi beaucoup au niveau mental.

C’est un garçon qui a une grosse qualité à la récupération. Il gratte beaucoup de ballons et il est intéressant dans les un contre un défensifs, par sa force physique, mais aussi grâce à sa lecture du jeu. Il va aussi très vite, même si au milieu de terrain c’est plus difficile d’exprimer sa vitesse. Techniquement il est à l’aise des deux pieds, et il possède en plus une arme qu’il va devoir davantage exploiter : il a une très bonne frappe de loin. C’est un vrai compétiteur.
Manu Dos SantosSur les qualités de Pape Cabral

Justement, vous réalisez une très belle saison jusqu’à maintenant, même si certaines victoires étaient difficiles à obtenir…

Même si le match est compliqué, comme cela a déjà été le cas cette saison contre Saint-Priest par exemple (succès 1-0), on a souvent tenu jusqu’à la fin, en poussant et en marquant parfois dans les derniers instants. Notre équipe a beaucoup de qualités. Grâce au coach, on met le travail au centre de tout, et c’est ce qui fait qu’on joue le haut du classement aujourd’hui.

Notre plus ? Je pense que techniquement nous sommes très bons, car on bosse beaucoup à l’entraînement. Comme sur le plan physique. En tout cas, l’intensité est beaucoup plus importante dans notre championnat U17 que ce que j’ai connu auparavant. J’ai senti tout de suite la différence, et ça me force à élever mon niveau de jeu dans tous les domaines.

Quel est l’objectif du coup pour vous ?

On est à l’AS Monaco, et par définition on doit placer la barre haute. Ce qui veut dire que l’on veut terminer à la première place du championnat pour pouvoir jouer les play-offs en fin de saison. C’est notre but collectif.

Et toi, à titre personnel ?

(Il regarde le Stade Louis-II) Quand on arrive ici à l’AS Monaco, on a tous la même envie, cet objectif commun de jouer un jour au Stade Louis-II. Mais on sait qu’avant cela, il faut faire face à une grosse concurrence, donc il faut travailler encore plus que les autres pour atteindre ce but. J’espère pouvoir vivre ça un jour.

Pape sait se projeter, mais il faut savoir quand on peut le faire, surtout dans un milieu à deux, ou quand il est préférable d'assurer l’équilibre de l’équipe. Cela fera partie de ses axes de progression. Ensuite, par rapport à sa maturité précoce au niveau de son gabarit et de sa taille, il faut qu’il acquiert aussi la mentalité, l’état d’esprit pour travailler dur au quotidien, et se mettre dans le rouge pour avoir une progression individuelle. Mais il est assez à l’écoute, et a la capacité de retranscrire, donc c’est plutôt positif.
Manu Dos SantosSur ses axes de progression

Justement, quels sont tes modèles à ton poste ?

Dans les joueurs récents, je dirais Aurélien Tchouameni, même s’il est parti du Club. Il m’inspire beaucoup. Ensuite j’ai beaucoup regardé jouer Paul Pogba quand il était encore à Manchester United. Ce sont deux gros joueurs dont j’essaye de m’inspirer, notamment au niveau technique, car ils sont très habiles avec le ballon. Ensuite à l’AS Monaco j’aime bien voir jouer Youssouf Fofana aux côtés de Mohamed Camara, car les deux sont très complémentaires. Ils courent beaucoup et donnent le tempo à l’équipe.

Quand tu vois Eliesse (Ben Seghir) jouer avec les pros, ça te motive encore plus ?

Je regardais le match d’Auxerre à la télé, et quand j’ai vu les deux buts d’Eliesse, j’étais super content pour lui. Ensuite je me dis pourquoi pas m’inspirer de lui pour faire la même chose dans quelques années. A moi de mettre les ingrédients qu’il faut.

Parle-nous de ta sélection en équipe de France U16.

C’est une vraie fierté de représenter son pays. Personnellement c’est ma deuxième sélection avec les U16. Quand on arrive au rassemblement, on est toujours contents, parce qu’on côtoie des gros joueurs. Donc on essaye de s’adapter, car tous les joueurs haussent leur niveau d’un cran. Et puis c’est aussi un objectif de connaître les différentes catégories de jeunes et de jouer des matchs amicaux contre différentes sélections, pour se comparer à d’autres pays, vu que ce sont à chaque fois les meilleurs de chaque nation.

Avec Nick (Makabakila) et Loïc (Tiamuna), qui étaient avec toi, vous en parlez ?

Quand on a vu la liste ensemble, nous étions très heureux. Mais nous nous sommes dits qu’il ne fallait pas qu’on se repose sur nos lauriers. Surtout si on veut y retourner.

Pour finir, quel geste aimerais-tu réussir un jour en match ?

Je ne le tente pas spécialement à l’entraînement, mais j’aimerais bien caler un arc-en-ciel un jour en match (sourire). C’est quand tu as la balle entre les jambes, et que tu la fais passer au-dessus de l’adversaire. Le meilleur techniquement en U17 ? Y’en a beaucoup, mais Nacim (Dendani) est vraiment bon.

Et un but de folie ?

J’aimerais beaucoup marquer à la dernière minute déjà. Et un retourné acrobatique, ce serait le top (sourire) !